HIERACIUM LZ
Péricline non urcéolé à la maturité, à folioles membraneuses. Akènes presque cylindriques, non atiénués au sommet, mais {ronqués et terminés par un rebord annulaire, munis de côtes; aigrettes toutes semblables, à poils d’un blanc sale ou roussatres, trèes-fragiles, scabres, disposés sur un seul rang.-Réceptacle sans paillettes.
Sect. 1. PILOSELLOIDEÆ Koch, Syn. éd. 2, p. 509. — Bordure du sommet des akènes dentée par le prolongement des sillons qui séparent les côtes. Plantes ordinairement stoloniferes.
Nora. Le caractère que présente la bordure du sommet des akènes et le port si spécial des plantes de cette section permettraient peut-être d’en faire un genre particulier sous le nom de Pilosella.
4. H. Pilosella L. Sp. 1125 ; Monnier! Ess. m0n0g. D. 17 ; Fries ! Symb. p. 2 et herb. norm. fase. 6, n° 4. (Epervière piloselle.) — Calathide solitaire, ter minale. Péricline à folioles linéaires, aiguës. Corolles dela circonference purpurines extérieurement. Feuilles toutes radicales, étalées sur la terre, entières, obovées ou evales-lancéolées, atté-
nuées en pétiole ailé, obtuses, munies sur les deux faces de poils longs, blancs et barbellés. Tige simple dressée, nue, plus ou moins pourvue de longues soies éparses et molles et d’un duvet court étoilé. Souche rampante, émettant des stolons rampants, feuillés, quelquefois florifères. — Fleurs jaunes.
& Vulgare Monnier, Ess. monogr. p. 17. Péricline glanduleux ; fleurs petites ; feuilles blanches et pubescentes en dessous.
6 Virescens Fries. Symb. p. 2. Peéricline glanduleux ; fleurs petites ; feuilles vertes en dessous.
y Pelleterianum Monnier, l. c. Plante plus développée dans toutes ses parties et beaucoup plus longuement velue. Fleurs beaucoup plus grandes ; feuilles d’un blanc-jaunâtre en dessous. Æ. Pelleterianum Mérat, FI. par. éd. 1, p.
Commun ; lieux incultes, prés secs, bords des routes de tous les terrains. La var. 6 dans les bois montagneux. La var. y très-rare: Sarrebourg (de Baudot), le Bonhomme (Soyer- Willemet), le Hohneck et le Rotabac (Mougeot). %. Mai-automne.
2. H. Schultesii F. Schuliz! Arch. F1. de France et d'Allemagne, p. 35 et F1. des Pfalz, p. 276 ; H. Pilosello- Auricula F. Schuliz! F1. Gall. et Germ. exsicc. 1836, introd. (Epervière de Schultes.) — Calathides deux à quatre sur des pédoncules très-allongés, dressés. Péricline à folioles linéaires, aiguës. Corolles de la circonférence purpurines extérieurement. Feuilles foutes radicales, étalées sur la terre entières, oblongues-obovées, arrondies au sommet, longuement atténuées en pétiole ailé, d’un vert grisàtre en dessous, munies sur les deux faces de longues soies barbellées, jaunâtres et d’un duvet court étoilé. Tige dressée, élancée, nue, où mumie d’une petite bractée à chaque division, une ou deux fois bifurquée et souvent un peu au-dessus de la base. Souche émettant des stolons rampants. — M. Schultz considère cette plante comme une hybride des Æ. Pilosella et Auricula, et assure qu’elle est stérile.
Nancy (Soyer-Willemet). Bitche et Hohneck (Schultz). 2%. Juin-septembre.
3. H. Auricula ZL. Sp. 1126 ; Monnier ! Ess. monog. p. 21 ; Fries !. Symb. p. 14 et herb. norm. fasc. 6, n°6 et
fase. 11, n° 14 ; H. lactucella Wallr. Sched, p.408. (Epervière auriculée.) — Ordinairement 3 ‘ou 4 calathides, rarement 2 ou » où 6, en grappe simple, corymbiforme. Péricline à folioles linéaires, noires et hérissées-glanduleuses sur le dos. Corolles de la circonférence concolores. Feuilles toutes radicales, dressées-étalées, entitres, obovées-oblongues, arrondies au sommet, atténuées à la base, glauques, glabres sur les faces, ciliées surtout à la base de poils longs, barbellés et jaunàtres. Tige principale dressée, nue, pourvue de quelques poils. Souche plus ou moins rampante, munie de stolons couchés, feuilles. — Plante grêle, d’un vert glauque ; fleurs petites, jaunes.
Commun; prés humides, dans tous les terrains et jusqu’au sommet des Vosges. Z%. Juin-automne.
4. H. brachiatum Bertol. ap. DC. FI. fr. 5, h42; H. dubium x Monnier, Ess. monog. p. 19; Fries, Symb. p. 11. (Æpervière branchue.) — Calathides solitaires au sommet des bifurcations de la tige. Péricline un peu ventru, à folioles appliquées, linéaires, longuement acuminées, couvertes d’un duvet étoilé, de longs poils scabres noirs à la base et de quelques poils articulés glanduleux. Corolles de la circonférence concolores. Feuilles un peu glauques ; munies en dessous d’un duvet étoilé et sur les 2 faces de poils roides, blancs et barbellés ; les radicales nombreuses, étalées-dressées, presque entières, oblongues-lancéolées, aiguës, atténuées en pétiole ailé; une feuille caulinaire placée vers la base de la tige et quelquefois une seconde plus haut. Tige dressée, hérissée inférieurement, tomenteuse et une ou plusieurs fois bifurquée au sommet (4. bitense F. Schultz ! FI. des Pfalz, p. 276.) ou vers le milieu de sa longueur (4. fallacinum F. Schultz ! Arch. Fl. de France et d'Allem. p. 56); rameaux dressés, allongés. Souche rampante munie de stolons couchés, allongés, feuillés, stériles ou florifères. — Cette plante semble tenir à [a fois du ZZ. Pilosella et du H. præaltum, et Wallroth soupconne qu’elle est une hybride de ces deux espèces, mais ses graines sont fertiles.
Très-rare, lieux secs. Bitche (Schultz). 2%. Mai-juillet.
5. H. præaltum Vill. Voy. bot. p. 62, tab. 2, f. 1; H. florentinum y prœaltum Monnier, Ess. monog. 30 ; Fries