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Symb. p. 26 et h2rb. norm. fase. 6, n° 7. (Epervière élancée.) — Calathides petites, nombreuses (20-100), en grappe composée, corymbiforme, lâche. Péricline à folioles linéaires, acuminées. Feuilles glauques, entières ou faiblement dentées, ciliées et hérissées au moins sur la nervure dorsale de poils roides et barbellés ; les radicales dressées, obovées-oblongues, atguës, atténuées en péticle ailé; les caulivaires (3 ou A) plus aiguës, rétrécies à la base. Tige élancée, roide, dressée, simple, glabre ou hérissée, munie de deux à quatre feuilles. Souche prémorse, à stoions tantôt uuls, tantôt ascendants, plus rarement couchés, quelquefois florifères. — Plante beaucoup plus élevée que les précédentes, grêle, munie de poils bulbeux et rougeûtres ou no:rs à la base; grappe et péricline plus ou moins pourvus de poils étoilés et de poils glanduleux ; fleurs jaunes.
Assez rare. Nancy, bords du bois entre Champigneules et Frouard (Suard), Liverdun; Château-Salins, Tincry (Léré) ; Sarrebourg (de Baudot) ; Boucq près de Toul (de Lambertye). Bitche (Schultz). Verdun (Doisy). %. Juin-juillet,
6. H. pratense Tausch, FI. od. bot. Zeit. &. 11. 1 beibl. p. 565 Fries! Symb. p. 19 et herb. norm. fasc. 6, n° 10. (Epervière des prés). — Calathides nombreuses, en grappe corymbiforme, composée, serrée, à rameaux et à pédloncules courts, étalés. Péricline à folioles linéaires, acuminées, noires sur le dos, hérissées de poils noirs allongés et de poils plus courts glanduleux articulés. Feuilles vertes, sinuées-denticulées, pourvues sur les bords et sur les deux faces de poils blancs, barbellés, disséminés, très-nombreux et plus longs sur la nervure dorsale, souvent munies à la face inférieure seulement de poils en étoile ; feuilles radicales dressées, oblongues, presque obtuses, plus larges et moins allongées que dans l’espèce précédente, atténuées en pétiole ailé ; les caulinaires lancéolées, brièvement acuminées, rétrécies à la base. Tige dressée, simple, munie de deux ou trois feuilles vers la base, velue inférieurement, munie au sommet de poils noirs glanduleux et d’un duvet étoilé. Souche longuement rampante, munie souvent de stolons rampants, filiformes, très-velus, quelquefois floriferes. — Se distingue en outre des deux précedentes espèces par ses poils beaucoup plus fins, moins sensiblement denticulés ; par ses fleurs d’un jaune plus foncé ; enfin par son port qui est celui du Crepis prœmors«.
Très-rare; prairies humides des montagnes des Vosges. Badonvillers (Soyer- Willemet) ; Champ-du-Feu (Mowgeot) ; Saint-Laurent (Berher). %. Juin-août.
7. H. aurantiacum ZL. Sp. 1126 ; Monnier, Ess. SU p. 23 ; Fries! Symb. p. 25 et herb. norm. fase. 10, n° 10. (Epervière orangée.) — Calathides en grappe Lo MES. forme, lâche, à r'atneaux courts, uni-bi-triflores. Péricline un peu ventru, à folioles linéaires- lancéolées, noirâtres, hérissées de poils noirs. allongés et de poils plus courts, glanduleux, articulés. Feuilles d’un vert-gai, nullement glauques, hérissées sur les deux faces de poils barbellés et disséminés, entières eu à peine dentelées, brièvement mucronées, les radicales oblongues ou lancéolées, aiguës où subaiguës, atténuées en pétiole ; les caulinaires peu nombreuses ; les inferieures semblables aux radicales ; les supérieures très-petites, sessiles. Tige dressée, simple, munie d’une ou de deux feuilles, rude au toucher, hérissée, fistuleuse, longuement nue au sommet. Soucbe rampante, émettant rarement des stolons. — Très-voisin du /7. pratense, il s’en distingue en outre par ses calathides plus grosses, beaucoup moins nombreuses et par ses corolles purpurines.
Pâturages et escarpements des hautes Vosges, sur le granit ; Ballon de Soultz, Rotabac, Hohneck, Tanache ; déjà trouvé dans les Vosges par Lachenal en 1757. %. Juin-juillet.
Sect. 2. EUHIERACIUM. — Bordure du sommet des akènes parfaitement entières. Plantes jamais stoloniferes.
8. H. alpinum Z. Sp. 1124; Fries! Symb. ad. hist. Hierac. p. 09 et herb. norm. fasc. 10, n° 7. (Epervière des Alpes.) Calathide solitaire au sommet de la tige, penchée avant l’anthèse, puis redressée. Péricline à folioles lâches, couvertes de poils blancs ou fauves, barbellés, entremêlés de poils plus courts et glandnleux ; les folioles internes 1cuminées, aiguës. Corolles de la circonférence à dents profondes, lancéolées, longuement ciliées. Styles bruns. Akènes d’un brun foncé. Feuilles presque toutes radicales et persistantes pendant la floraison, oblongues-lancéolées, insensiblement atténuées en un long petiole ailé, entières ou presque entières, munies de longs poils barbellés et de poils glanduleux très-courts ; ordinairement une, quelquefois deux feuilles caulinaires plus petites, sessiles, linéaires. Tige scapiforme, dressée, couverte de poils bar- TOME I. 19
Lbellés, noirs à la base, de poils plus courts et glinduleux e: de petits poils en étoile. Souche émettant avant l'hiver des rosettes de feuilles qui persistent et du centre desquelles s'élèvent les tiges de l’année suivante. — Plante peu élevée : fleurs jaunes.
Rare ; dans les hautes Vosges, sur le granit; escarpements du Honeck (Mougeot et Billot). %.Juin-juillet.
9. H. Mougeoti Frœl. apud Koch, Syn. éd. 1,'p. 455 (1837); A. decipiens Monnier, apud DC. Prodr. t. 7, p. 230 (1838) ; 4. juranum Rapin, Guide du bot. dans le canton de Vaud, p. 212 (1842), non Fries ; H. vogesiacum Fries, Symb. ad hist. Hierac, p. 59; Gris. Comm. de Hierac. p. 21; Billot, pl. exsicc. n° 811. (Epervière de Mougeot.) Calathides grandes, solitaires au sommet de la tige et des rameaux ; ceux-ci munis de poils glanduleux, de quelques poils barbellés et d’un duvet étoilé; une ou deux bractéoles sur les pédoncules. Péricline d’un roir grisètre, grand, à folioles munies de poils fauves, allongés, barbellés, de poils noirs barbellés et de poils noirs glanduleux ; les extérieures lâches, aiguës ; les intérieures appliquées, longuement acuminées, aiguës. Corolles de la circonférence à dents profondes, brièvement cilices. Styles jaunes. Akénes bruns, à la fin noirs. Réceptacle velu. Feuilles vertes, glauques en dessous, munies sur Îa nervure dorsale et bordées à leur base de longs poils barbeïlés : les radicales persistantes, lancéolées, brièvement avuminées, très-aiguës, atténuées en pétiole aile, plus ou moins fortement sinuées-dentées ; les caulinaires très-écartées, au nombre de une, deux ou trois, sessiles et demiembrassantes, ovales, acumin3es. Tige dressée, flexueuse, velue inférieurement, simple ou divisée en deux ou trois rameaux allongés et dressés. Souche émettant des rosettes de feuilles avant l'hiver. — Fleurs jaunes.
Dans les hautes Vosges, sur le granit; Hohneck, Rotabac (Mougeot); Baïlon de Soultz. %. Juillet-août.
Nora. Cette plante est très-voisine des À, cerinthoïdes Gouan et longifolium Schleich,; mais se distingue de ces deux espèces, non pas seulement par les caractères généralement donnés, mais encore par son réceptacle velu sur le bord des alvéoles.
10. H. murorum Z. Sp. 1128 (ex parte); Fries ! Symb. ad hist, Hicrac. p. 108 et herb. norm. fasc. 2, n° 7. (Epervière des murailles.) — Calathides petites, couronnées avant Panthèse par les folioles saillantes du péricline, en grappe corymbiforme, à rameaux et à pédoncules trés-élalés et arqués, couverts de poils glanduleux noirs et serrés et d’un duvet étoilé abondant, quelquefois avec des poils simples entremélés. Péricline d'abord cylindrique, puis ovoiïde, plus ou moins noir, à folioles velues-glanduleuses, peu tomenteuses, étroites et linéaires, appliquées ; les intérieures longuement acuminées. Corolles de la circonférence à dents glabres ou ciliées. Styles bruns. Akènes d'un brun noir. Feuilles hérissées sur les bords et à la face inférieure, de longs poils barbellés, plus épars à la face supérieure, sans mélange de duvet étoilé ; les radicales nombreuses et persistantes, en rosette, longuement pétiolées, plus ou moins sinuées, dentées ou incisées, quelquefois entières ; une feuille caulinaire pétiolée, qui manque quelquefois. Tige dressée, plus ou moins velue, presque scapiforme et simple, plus rarement bifurquée ou rameuse. Souche émettant des rosettes de feuilles avant l'hiver. — Plante polymorphe ; fleurs jaunes.
« Genuinum. Feuilles radicales ovales ou oblongues, arrondies ou un peu en cœur à la base, sinuées-dentées et à dents inférieures plus grandes, mais non réfléchies ; quelquefois les feuilles sont entières. Corolles de la circonférence non ciliées.
6 Sylvaticum Fries! Symb. ad. hist. Hierac. p. 109 et herb. norm. fasc. 2, n° 7. Feuilles radicales lancéolées, en cœur à la base, lobulées-dentées dans leur moitié inférieure, à dents inférieures dirigées en bas. Corolles de la circonférence non ciliées dans les échantillons qui eroissent dans la plaine, cilées dans ceux qui habitent les hautes Vosges. Cette plante est parfaitement dessinée dans Tabernæmontanus (Hist. p. 504, Icon. 195).
y Montanum Nob. Feuilles radicales oblongues-lancéolées, arrondies ou atténuées à la base, dentées dans leur moitié inférieure, à dents ascendantes. Corolles de la circonférence brièvement ciliées. Cette forme devient le A. Janus Gren. Fl. de France. t. 2, p. 373, lorsque les pédoncules sont couverts de poils non glanduleux.
2 Incisum Fries! Symb. ad hist. Hierac. p. 109 et herb,