‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 172 sur 1213 · Avoine follette. FL. FR · texte numérisé non relu

Avoine follette. FL. FR

Avena fatua. LIN. SP., 118.

Fleurs paniculées. Calices triflores. Toutes les fleurs aristées et chargées de poils à la base. Annuelle.

En patois wras.

1. — Avena, qu'on a dit dériver de aveo, je désire, parce que les chevaux en sont friands.

mi 2 Le See k TRIANDRIE — GRAMINÉES

Cette plante croît naturellement dans les champs et dans les jardins. Elle fleurit vers la fin du printemps et au commencement de l'été. Son nom patois paraît venir du grec obo%, qui signifie queue, sans doute à cause de ses longues aristes. Nous avons dans notre idiome une infinité de noms terminés en os, en a, en ein, dont les uns sont purement grecs, les autres dérivés du grec : Gélos signifie ris ; Angos, vase ; Lagos, lièvre ; Laruns, gorge ; Auga, pour «ÿyn, vive lumière ; Buros vient évidemment de 6op6ç (1), vorace ; Bournos de Bouvos, colline ; Nay de væieuv, habiter, ou de y£w, je nage ou je file (2); Monein de yovéerv, réduire à un ou laisser seul ; Pau de ravow, je cesse d'agir, sans doute parce que les premiers qui se flxèrent à Pau étaient las de mener une vie errante (3).

Cette multitude de noms grecs et la facilité avec laquelle on peut traduire cette langue en béarnaïs semblent prouver que les grecs ont été les premiers habitants de cette contrée, qu'ils entrèrent dans l'Océan par le détroit de Gibraltar et qu'ils rangèrent la côte d’Espagne jusqu’à Bayonne. Le nom de cette dernière ville indique très clairement le passage de la colonie dans cet endroit, soit qu’on le fasse venir de Gxivw, je marche, soit qu’on le tire de Baion, petite rade ou petit port (4). Je suis bien loin d’être insensible à la gloire de cette origine, mais je ne vois pas dans l’histoire des grecs quarantetrois années consécutives de paix comme dans celle des romains, et j'aimerais mieux descendre de Numa Pompilius, élevé dans les principes des Pythagoriciens, que de Solon qui condamnait impitoyablement à la mort ceux qui ne se décidaient pas pour un parti dans les guerres civiles. Cette mesure, si vantée par les démagogues de tous les temps et de tous les lieux, n’était qu'un moyen de légitimer les vengeances et les proscriptions, sans utilité pour la chose publique. En effet l’impartialité, la justice et l'humanité sont si rares pendant les troubles et les discordes civiles qu'on n’a rien à craindre des hommes de ce caractère.

3. Avoine bigarrée. DicT. BOT., n° 13, | Avena versicolor. SYST. NAT., 194.

Panicule resserrée, jaunâtre ; épillets sexflores, distincts, longs comme leurs pédoncules. Râpe velue. Vivace.

Tiges droites, longues de deux à trois pieds. Feuilles glabres, pliées en canal, courtes, ayant à peine un pouce de longueur, avec une languette à l'entrée de la gaîne. Panicule égale, droite et serrée contre la tige avant la floraison, très ouverte et plus ou moins penchée dans la suite. Épillets à peu près aussi longs que les pédoncules, garnis de six ou sept fleurs alternes et disti-

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