Granatus, abondant en grains
Punicus, originaire de Carthage, ou punicus, rouge, de la couleur des fleurs. 3. — Le grenadier offre ce caractère particulier que son ovaire est formé de loges
superposées.
Le 2 Rs ie.
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multitude innombrable de grains environnés d’un suc doux plus ou moins acide et légèrement sucré. On exprime ce suc dans l'eau pour en préparer une boisson rafraichissante analogue à la limonade. Les fleurs avec leur calice sont connues en médecine sous le nom de balaustes. L’écorce du fruit et les balaustes sont au nombre des meilleurs remèdes astringents. Le grenadier à fleurs doubles est cultivé pour l’ornement des jardins.
AMANDIER (1). Calice quinquéfide, inférieur. Cinq pétales. Drupe dont la noix est percée par des trous.
1. Amandier à fruit charnu, ou le pêcher. Amygdalus persica. Lin. sP., 676.
Toutes les dentelures des feuilles aiguës. Fleurs sessiles et solitaires. Ligneuse.
A) L’avant-pêche rouge. Fleur grande, fruit rouge, petit, mürissant pendant l'été. DUHAMEL. B) L'avant-pêche jaune. Fleur petite, fruit petit, à chair jaunâtre. DUHAMEL. c) L'alberge jaune. Fleur petite, fruit de moyenne grandeur, à chair jaunâtre. DUHAMEL. D) Le pavie blanc. Fleur grande, fruit blanc, chair ferme et adhérente au noyau. DuHAMEL. E) Le pavie jaune. Fruit très grand et comprimé, chair ferme et adhérente au noyau. DUHAMEL. F) Le brugnon violet musque. Fleur grande, fruit glabre, violet et d’un goût vineux. DUHAMEL. G) La pêche de Pau. Persica palensis. TOURNEFORT, 625. H) Le pêcher nain. Tige en arbuste, fleur grande et simple. DUHAMEL. 1) Le pêcher nain à fleurs doubles.
Le pêcher est un arbre médiocre, originaire de la Perse, dont la culture a produit un grand nombre de variétés décrites par Duhamel dans son Traité des arbres fruitiers. On le greffe sur franc, sur l'amandier et sur le prunier. Sa taille, très difficile, exige des connaissances qui manquent à la plupart des jardiniers. Les feuilles, piquées par les pucerons et par les fourmis, se recoquillent, deviennent jaunes, épaisses, galleuses ; et cette maladie, qu'on nomme la cloque, fait bientôt périr le fruit et les jeunes rameaux. Le pêcher, qui ne répare jamais ses pertes par l’éruption de boutons sur le vieux bois, ne fait plus que languir, et il meurt en très peu de temps. Ceux qui savent contenir cet arbre par la taille peuvent plus facilement détruire les pucerons en coupant les rameaux qui en sont chargés, arrêter ou détourner les fourmis en attachant aux arbres des vases remplis en partie d'eau miellée, et prévenir les effets de la cloque en enlevant toutes les feuilles entortillées.
Les pêches, parfaitement müres et bien conditionnées, vivement colorées, agréablement parfumées et remplies d’un excellent suc, sont généralement préférées à tous les fruits d'Europe. Elles sont respectées par les insectes et l'on n'y trouve presque jamais ces larves dégoûtantes qui infectent les autres fruits. Elles se vendaient à Rome à raison d’un denier la pièce, c’est-à-dire quinze ou vingt francs de notre monnaie, le denier représentant dix livres de cuivre. (Pline. Hist. nat., lib. XV, cap. 12 et lib. XXXIII, cap. 3.) Il est
1. — auÿsow, je déchire. dahds, vieille personne décrépite. Le noyau est gercé, ridé. |
dommage qu’un si bon fruit soit de si courte durée. Les principes élémentaires sont si faiblement unis dans la pêche qu'il est impossible de la conserver plus de deux jours après qu'on l’a cueillie, qu'on ne saurait en préparer de bonnes confitures et qu'elle perd son excellent goût dans l'eau-de-vie et dans le vin. Il faut la manger fraiche et crue pour en sentir le prix. C'est une erreur de croire que la pêche est un poison dans son pays natal. C'est sans raison que les buveurs, qui détestent les fruits, la regardent comme fiévreuse.
Les feuilles du pêcher, infusées dans le lait, lui donnent un excellent goût d'amandes. Les fleurs sont purgatives et vermifuges. On en ajoute une pincée à chaque verre de médecine. On en prépare un sirop qu'on fait prendre aux enfants, depuis demi-once jusqu’à une once.