Amandier commun. DICT. BOT., n
Amygdalus communis. LIN. sP., 677.
Feuilles pétiolées et serretées. Dentelures inférieures glanduleuses. Fleurs géminées. Pétales échancrés. Ligneuse.
a. L'amandier cultive, à fruits doux.
Amygdalus sativa. BAUHIN. PINAX, 441.
b. L’'amandier à fruits amers.
Amygdalus amara. TOURNEF., 627.
Cet arbre, originaire des parties septentrionales de l'Afrique, est cultivé dans les contrées orientales et méridionales de la France. On le voit bien figurer dans nos jardins, mais il n’y donne que très rarement des fruits, parce que ses fleurs s'épanouissent vers le commencement du printemps et qu'elles sont presque toujours détruites par les gelées.
Les semences de la première variété sont connues sous le nom d'amandes douces. On les sert sur les meilleures tables, au dessert ; elles sont très nourrissantes et très agréables au goût. On les couvre de sucre pour en préparer les dragées et les pralines. On en tire par expression une huile très adoucissante dont il se fait un très grand usage dans les maladies de l’estomac et des intestins, des poumons, des reins et de la vessie, surtout dans les coliques gastriques et néphrétiques ; mais on ne doit se servir que de celle qui a été préparée le jour même, parce qu'elle devient rance en peu de temps et qu'elle serait très nuisible dans cet état. On extrait aussi des amandes dépouillées de leur robe, pilées, réduites en pâte et triturées avec de l’eau, une liqueur laiteuse, douce et agréable au goût, connue sous le nom d'émulsion ou de lait d'amandes. Cette liqueur est adoucissante, rafraichissante et très utile dans les maladies inflammatoires et calculeuses ; on la rend calmante ou narcotique en y ajoutant depuis demi-once jusqu'à une once de sirop de nénuphar ou de pavot blanc.
Pour préparer le sirop d'orgeat on prend une livre de lait d'amandes un peu épais ; on y fait fondre deux livres de sucre qu'on met à cuire sur un feu doux en consistance de sirop.
— 381 — ICOSANDRIE — MONOGYNIE
ABRICOTIER (1). Calice quinquéfide, inférieur. Cinq pétales. Fruit arrondi, sillonné d’un côté, couvert d'un duvet court plus ou moins abondant.
Abricotier commun. DIcT. BOT., n° 1.
Prunus armeniaca. Lin. sP., 670.
Fleurs sessiles. Feuilles subcordiformes. Ligneuse.
A) L'abricot de Nancy ou abricot-pêche. Arbre plus élevé, feuilles plus grandes, fruit plus gros que celui des autres variétés. Sa chair est d’un jaune foncé ; son eau a un goût relevé et vineux.
8) L'abricot blanc. Arbre moins élevé que le précédent. Fruit petit, couvert d’un duvet fin plus sensible que dans les autres variétés. Chair délicate et d’un goût qui approche de celui de la pêche.
c) L'abricot précoce ou hâtif musqué. Fruit petit, jaunâtre ; chair relevée d’un goût de musc qui n’est pas désagréable. Il mürit au commencement de l'été.
D) L'abricot alberge. Les racines de cet arbre sont semblables à des branches de corail par leur couleur rouge. Les pétioles sont souvent garnis de petites oreillettes par le développement des glandes qui s’y trouvent. Le fruit est petit et un peu aplati par les côtés. Sa chair est d’un jaune rougeâtre, d’un goût vineux. L’amande est amère. Cet abricot mûrit vers le milieu de l'été.
E) L’abricot violet. Fruit petit, d’un jaune rougeâtre d’un côté, d’un rouge tirant sur le violet de l’autre. Eau sucrée et peu abondante. Amande douce. Cet abricot mürit au milieu de l'été.
L’abricotier, originaire de l'Arménie, est cultivé dans les jardins.et élevé en plein vent ou en espalier. Ses fruits sont très estimés, quoique peu succulents et d'un goût médiocre. Le plaisir qu'on a d'en posséder et d’en offrir tient en grande partie à leur beauté, à leur rareté et à leur précocité. En effet leur couleur jaune, plus ou moins frappée de rouge ou de violet, les rend très agréables à la vue. Les fleurs de l'abricotier, qui précèdent les feuilles et qui s'épanouissent vers la fin de l'hiver, sont presque toujours détruites par les gelées, ce qui rend les abricots extrêmement rares. Ceux qui résistent aux accidents, à la faveur des abris, sont très précoces et presque toujours mal conditionnés. Ceux qui se conservent sur les arbres élevés en plein vent sont plus agréables, crus ou préparés en compote et en confiture.
CERISIER (2). Calice campanulé, quinquélobé et tout à fait réfléchi sur le pédoncule. Fleurs en ombelles. Drupe arrondie, glabre et légèrement sillonnée d'un côté. Noyau lisse, arrondi, marqué latéralement d’un angle plus ou moins saillant.
Cerisier commun.
Prunus cerasus. Lin. sP., 670.
Feuilles ovales-lancéolées et condupliquées avant leur développement.
Ligneuse.
1. — Al birqouq en arabe. Armeniaca, originaire d'Arménie. 2. — C'est de Cerasus, ou Cerasonte, aujourd’hui Keresoum, en Asie Mineure, que
Lucullus rapporta la cerise,
Arbre dont le tronc est droit, le bois rougeûtre, l'écorce lisse, luisante et d’un gris argenté. Feuilles ovales-lancéolées, dentées en scie, glabres ou garnies en dessous de quelques poils écartés, glutineuses dans leur jeunesse, condupliquées dans leurs boutons et portées sur des pétioles garnis d’une ou de deux glandes rougeûtres. Fleurs disposées en ombelles dont les pédoncules sont plus ou moins allongés suivant les variétés. Ces pédoncules partent du centre d'une rosette formée par les écailles très glutineuses des boutons, trifides et serretées, l'intermédiaire foliacée. Calice divisé jusqu'au milieu en cinq lobes réfléchis sur la moitié inférieure qui renferme le germe. Cinq pétales blancs et échancrés. Anthères jaunes. Stigmate concave.
Cet arbre croît naturellement dans les bois et dans les haies. Il fleurit vers le commencement du printemps. Lucullus porta le cerisier à Rome, après la défaite de Mithridate, ce qui ne doit s'entendre que d’une variété particulière, de la ville de Cerasonte en Asie.
Les cerisiers sont divisés en deux familles, dont la première comprend les fruits en cœur et la seconde les fruits arrondis.
Cerisiers à fruits en Cœur.
Grands arbres. Fruits en cœur, amers ou doux et sucrés, dont la peau est
adhérente à la chair.