VIII. — DE LA GRANDEUR ABSOLUE DES VÉGÉTAUX
343. — La grandeur des végétaux varie tellement, suivant les circonstances du lieu, du climat et du sol, que la même plante qui s'élève à peine au-dessus du terrain sur un sol argileux, sur les sentiers, sur les murs et dans les lieux exposés aux injures du temps, serait devenue gigantesque dans les jardins, dans les fossés, dans les abris et au milieu des plantes d’une plus haute stature. Les caractères qui dérivent de la grandeur sont donc très incertains et les botanistes n’en font usage que dans les descriptions détaillées.
Les différentes grandeurs sont exprimées par les mesures de longueur dont l'incertitude et les abus disparaitront bientôt par l'usage du nouveau système métrique. Ce système est fondé sur une étendue fixe, prise dans la nature, qu’on pourra toujours retrouver et qu'aucune révolution ne peut altérer. Mais comme les nouvelles mesures ne sont pas encore assez familières, nous avons préféré les anciennes pour exprimer la grandeur absolue des végétaux (1).