‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 732 sur 1213 · Chou potager. DIcT. BOT., n · texte numérisé non relu

Chou potager. DIcT. BOT., n

Brassica oleracea. Willd. Sp. pL., III, 548.

Racine caulescente, cylindrique. Toutes les feuilles glabres, d’un vert glauque, sinuées ou lobées. Bisannuelle.

Cette plante, qui croît naturellement sur les bords de la mer en Angleterre, est généralement cultivée dans les jardins potagers. L'histoire de tous les peuples en fait mention comme d’une nourriture ordinaire de tous les temps. Cependant les Grecs n'en faisaient pas un très grand cas. Maïs sa culture devait être très ancienne chez les Romains, puisqu'elle avait déjà produit un grand nombre de variétés au temps du premier Caton. Ces variétés sont tellement multipliées aujourd'hui qu'il serait impossible de les décrire avec clarté. Tous les changements qui ont plus ou moins éloigné cette plante de l'état naturel sont l'effet d’une surabondance de sève qu'elle tire du fumier libéralement employé dans les jardins. Cet excès de nourriture se borne dans quelques variétés à rendre la plante plus volumineuse en se distribuant également dans toutes ses parties. Dans quelques autres, la sève se porte exclusivement sur les feuilles, qui prennent un accroissement rapide et simultané avant le développement de la tige, forment une tête plus ou moins grosse et plus ou moins serrée ; dans quelques autres elle s'accumule sur les rudiments des fleurs et des rameaux florifères ; dans les autres enfin elle s'arrête sur la racine ou sur la tige, où elle forme un gonflement charnu ou tuberculeux. Il est donc facile de rapporter toutes les variétés du chou potager à quatre divisions principales, savoir : les choux verts, les choux cabus ou pommes, les choux-fleurs et les choux-navets. Je me bornerai à indiquer les plus connues.

A). Choux verts.

a. Chou colza.

Brassica arvensis. BAUH. PIN., 112.

Cultivé en grand dans les départemements du nord de la France, surtout aux environs de Lille. On extrait de ses grains une huile bonne pour la lampe

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et propre à la fabrication des étoffes de laine, des couvertures et des bonneteries. Il y aurait un grand avantage à cultiver le colza dans ce département. Les huiles qu'on y consomme sont très chères à raison des frais de transport. Les artisans sont mal éclairés et empoisonnés avec des chandelles de résine. En sorte que les cultivateurs pourraient vendre avantageusement l'excédent de leur récolte aux artisans et aux chefs des manufactures de Nay, d'Oloron et de Pontacq et faire refluer sur les terres les capitaux exportés pour l’acquisition des huiles étrangères.

b. Chou vert commun.

Brassica alba vel viridis. BAUH. PIN., 111.

Feuilles amples, ondulées, crépues, sinuées, à côtes saillantes.

Cette variété est généralement cultivée dans les villes et dans les campagnes. On en cueille successivement les feuilles inférieures à mesure que la tige se développe. On les coupe très menu, on les fait cuire dans l’eau avec de la graisse ou une cuisse d’oie ou un morceau de salé, pour la préparation des garbures dont les pauvres se nourrissent et qu’on sert sur les meilleures tables.

c. Chou vert en arbre.

Brassica sylvestris. LIN. sP., 032.

Chou remarquable par sa grandeur et par sa durée. Il s'élève jusqu’au dela de deux mètres et il persiste dans une végétation prolongée pendant trois ou quatre ans. On le cultive comme le précédent et pour le même usage. On y orefle avec succès, mais sans aucune utilité, différentes espèces d’arbres fruitiers, qui périssent avec la plante mère à la fin de la seconde année.

d. Chou pencalier ou chou vert frisé.

Brassica viridis crispa. BAUH. Pin. III.

Feuilles vertes ou blondes, tres froncées et frisées sur le bord. Pétioles gros, courts, tendres et comestibles. Fleurs blanchâtres.

e. Chou frangé.

Brassica sabillica. Lin. sp., 032.

Vulgairement chou frise d'Allemagne.

Tige garnie de petites feuilles profondément découpées, très frisées, souvent panachées par un mélange de vert, de blanc, de rouge et de violet.

f. Grand chou de vache. \ g. Chou à faucher.

b. Chou d'Écosse.

Ces quatre dernières variétés sont cultivées en Allemagne et en Angleterre pour la nourriture des bestiaux.

B). Choux pomimés.

Les choux de cette race sont remarquables par la disposition de leurs feuilles concaves, fermées, étroitement enveloppées les unes dans les autres,

formant au sommet de la plante une tête plus ou moins ferme, oblongue, ronde ou sphérique. Les sous- variétés les plus estimées sont :

i. Chou pommé blanc.

Brassica capitata alba. BAUH. pin... III.

Tige assez forte. Pomme fort grosse, globuleuse, sujette à se fendre par la force de la végétation, facile à propager, peu sensible aux intempéries des saisons ; le plus commun de tous. Les côtes des feuilles tres grosses et dures. Incommode par un goût trop fort qui déplait à beaucoup de personnes.

: k. Chou de Bonneuil.

Brassica capitata alba prœæœcox.

Feuilles grandes, arrondies. Pomme de grosseur médiocre, aplatie au sommet, ferme, pleine, se formant de bonne heure, peu sujette à se fendre.

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