‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 78 sur 1213 · CLASSE · texte numérisé non relu

CLASSE

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434. — Chacune des quinze classes de cette méthode est divisée en familles d’après la structure intérieure de la graine, surtout du périsperme. Ces familles sont au nombre de cent, subdivisées en genres dont les noms et les caractères sont à peu près ceux du Genera plantarum de Linné ; mais plusieurs genres de cet auteur célèbre ont été coupés en deux ou en un plus grand nombre, pour encadrer avec une plus grande exactitude plusieurs espèces qui n'avaient point les caractères du genre auquel elles avaient été réunies et pour conserver des noms génériques consacrés par l'usage, comme le cerisier, le pommier et le châtaignier. Nous avons senti l'utilité de cette division et nous l'avons adoptée pour les trois genres dont nous venons de parler.

435. — Notre ouvrage aurait été plus agréable au plus grand nombre des lecteurs si nous avions pu l’embellir par des estampes ou par des figures coloriées. Nous savons que quelques personnes en ont parlé avec indifférence, persuadées qu'un ouvrage de botanique ne saurait être utile sans figures.

à ces autres caractères. La méthode de Jussieu est excellente pour présenter un tableau d'ensemble du règne végétal; elle ne peut pas servir pour la détermination d’une plante.

Nous leur ferons remarquer : 1° Que nous avons été réduits à la nécessité de le faire imprimer à Pau, où nous n’avons trouvé aucun secours pour la gravure ; 2° qu'une entreprise de cette nature aurait été beaucoup au-dessus de nos moyens ; 3° que la Flore des Basses-Pyrénées ornée de figures serait d’un trop grand prix pour les fortunes ordinaires ; 4° que les végétaux ne sauraient être fidèlement représentés par la gravure, qu'une bonne description vaut mieux que toutes les figures et que la parole est le seul moyen de peindre au naturel en botanique (1).

1. — Les trois premières raisons ont perdu de leur valeur : les ouvrages de botanique illustrés peuvent être établis maintenant dans des conditions de prix accessibles au grand public, mais la quatrième raison a conservé toute sa force. L'image la mieux faite d’une plante ne m'a jamais aidé à la reconnaître, et souvent elle m’aurait plutôt engagé dans une mauvaise voie.

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