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CLASSE : I

MONANDRIE

Tableau des genres ("/.

MONOGYNIE

A). Fleurs pourvues de corolle.

BALISIER. Canna. Corolle divisée en six parties : cinq droites, une roulée en dehors et bifide. Calice triphylle.

CENTRANTÉHE. Centranthus. Genre formé aux dépens de celui de la valériane, dont il a les caractères et dont on le distingue par la présence d’une seule étamine et par le prolongement de la base de la corolle en un long éperon.

B). Fleurs apétales.

APHANESE. Aphanes. Calice monophylle, tubuleux et quadrifide ; corolle nulle.

DIGYNIE

CALLITRICH. Callitrich. Calice nul ; corolle bipétale ; capsule biloculaire.

1. — La monandrie est une classe pauvre qui ne contient pour ainsi dire que le rebut des autres classes. Il ne semble pas qu'aucune plante appartienne à un type normalement caractérisé par une seule étamine. Quand il n’y a qu’une étamine, c’est que les autres ont avorté. Les quatre plantes qui figurent dans ce tableau pourraient être reportées à d’autres classes : le balisier serait mieux à sa place dans l’hexandrie ; le centranthe se rapproche de la valériane qui figure dans la triandrie ; l’aphanèse est une alchimille et appartient par conséquent à la tétrandrie ; enfin, le callitrich, qui a quelquefois deux étamines et qui est toujours construit sur le type 2-4, irait naturellement à la diandrie.

BALISIER (1). Corolle divisée en six parties : cinq droites, la sixième bifide et roulée en dehors. Style pétaloïde, lancéolé, adhérent à la corolle. Calice triphylle. Capsule triloculaire.

Balisier d'Inde. DicT. BOT. n° 1.

Canna indica. Lin. sp., 1.

Feuilles ovales, acuminées, nerveuses. Vivace.

Cette plante, originaire des régions chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique, est cultivée dans les jardins pour l'ornement. Ses graines donnent une belle couleur pourpre, mais on n’a pas encore pu la fixer (2).

CENTRANTEHE (3).

Centranthe rouge. Dec. FL. FR., IV, 230.

Valeriana rubra. Willd. Sp. PL., I, 175.

Feuilles lancéolées, très entières, quelquefois dentées. a. Fleurs rouges. b. Fleurs blanches. Vivace.

Cette belle plante est cultivée pour l'ornement des jardins. On la connaît sous les noms vulgaires de Béhen rouge ou Barbe de Jupiter.

APHANÈSE (4) ou PERCE-PIERRE. Calice tubulé dont le bord est quadrifide. Corolle nulle. Une semence ovale, acuminée.

Aphanèse des champs.

Aphanes arvensis. SYST. NAT., 15.

Alchimille des champs. Dec. FL. FR., IV, 453. Feuilles partagées en trois lobes incisés. Annuelle.

Racine grêle et rameuse. Tige rameuse, diffuse, cylindrique, velue et feuillée, longue de trois à six ou sept pouces. Feuilles velues et d'un vert blanchâtre, profondément divisées en

1. — De palitius, basse latinité ; dérivé de palus, marais. Habitat de la plante. Le nom latin, canna, désignait toutes les sortes de roseau. 2. — Le balisier n'appartient pas à la flore des Basses-Pyrénées.. L'auteur l’y a fait

figurer parce qu’il l’avait rencontré dans les jardins ; les quelques plantes étrangères à la flore locale qui se trouvaient alors dans les jardins étaient en trop petit nombre pour alourdir beaucoup l'ouvrage ; en voici l’énumération : Balsamina, Bignonia, Canna, Capsicum, Liriodendron, Mirabilis, Passiflora, Thuya, Tropœæolum, Yucca ; il n'y avait pas grand inconvénient à en joindre la description à celle des plantes spontanées. Il n’en serait plus de même aujourd’hui : les jardins du département se sont enrichis d’un si grand nombre de plantes étrangères à notre pays qu'il ne serait plus possible de les retenir dans notre flore sans en dénaturer le caractère.

On décrit maintenant le balisier d'une autre façon : des six parties de la corolle, les trois extérieures sont considérées comme formant avec le calice triphylle les six divisions du périgone. On envisage les autres comme des appendices pétaloïdes représentant les cinq étamines qui manquent pour former le type normal. Le balisier trouve ainsi sa place dans les Scitaminées, entre les Iriacées et les Amaryllacées.

3. — #évrpov, éperon ; äv0os, fleur. La corolle est éperonnée.

4. — äouvds, peu apparent. Perce-pierre ": La plante pousse dans les terrains pierreux.

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trois lobes incisés en 2, en 3, en 4, rarement en un plus grand nombre de divisions oblongues, rétrécies en pétioles dont la base est élargie en stipule perfoliée, pennatifide-frangée. Fleurs herbacées, sessiles et ramassées dans les enceintes formées par la base des feuilles, du côté opposé aux pétioles. Une étamine presque invisible, insérée sur le bord du tube calicinal. Un seul style né de la base du germe, s’élevant au-dessus, couché sur son bord. Stigmate en

forme de petite tête. Une semence ovale, acuminée, renfermée dans le calice persistant.

Cette plante est très commune dans les champs des environs de Pau. Elle fleurit vers le milieu du printemps. On lui a donné le nom grec d'aouvnc, qui signifie invisible, parce que les fleurs sont extrêmement petites et très difficiles à apercevoir. Des botanistes d’un grand nom assurent qu'elle a naturellement quatre étamines, mais qu’il en avorte ordinairement trois. Je n’en ai jamais vu qu'une. Elle a constamment un seul style, un seul germe et quatre divisions au calice. Au surplus, on ne fait aucun usage de cette plante. Sa présence me paraît utile dans les champs, parce qu'elle couvre des portions de terrain qui seraient occupées par des plantes grimpantes ou voraces extrêmement nuisibles aux moissons, et qu’elle n’y peut porter aucun préjudice, à cause de sa petitesse. (V. Alchimille dans la tétrandrie.)

CALLITRICH (1). Calice nul. Deux pétales. Capsule biloculaire, tétrasperme.

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