Callitric printanier. FL. FR
Callitriche verna. Lin. sp., 6.
Feuilles supérieures ovoïdes et entières au sommet. Vivace.
Tiges grêles, rameuses, nombreuses, poussant des radicules de chaque nœud, rampantes lorsqu'elles sont à sec, s’élevant dans les eaux jusqu’à la surface. Feuilles opposées, ovoides, rétrécies en pétiole, très entières, quelquefois légèrement échancrées, distantes sur les tiges ; les deux ou trois paires supérieures très rapprochées et ouvertes en petites rosettes flottantes sur la surface des eaux. Fleurs monoïques, axillaires et sessiles, les fleurs mâles ordinairement situées vers les parties supérieures et les fleurs femelles vers les inférieures, quelquefois aussi une fleur mâle placée dans l’aisselle d’une feuille et la fleur femelle dans l’aisselle de la feuille opposée. Pétales blancs (2), petits, opposés latéralement. Une étamine réfléchie après la fécondation. Un germe surmonté de deux styles capillaires. Capsule aplatie, orbiculaire, dont le bord est creusé en sillon.
Le callitrich printanier croît abondamment dans le sein des eaux tranquilles, dont il couvre la surface. Les premières fleurs se montrent au commencement du printemps. Pline fait mention de cette plante et il observe avec raison qu'elle est excessivement âcre ; on en préparait des poudres sternutatoires. Il la recommande comme capable de guérir les maladies de la vessie, ce qui ne doit s'entendre que des affections catarrheuses ou calcu-
1. — x&Xhoc, beauté ; 00!Ë, touyds, cheveu. C’est l’ensemble de la foliation qui peut rappeler l’idée d’une chevelure.
2. — Les pièces florales du callitrich ont plutôt l’aspect de pétales que de sépales, parce qu’elles sont transparentes ; mais quand il n’y a qu’une enveloppe florale, il semble plus juste de la considérer comme un calice, parce qu’elle a plus de connexion avec l'écorce qu'avec les étamines.
leuses ; car elle serait nuisible dans les maladies inflammatoires et ulcéreuses.