‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 81 sur 1213 · Callitric automnal. FL. FR · texte numérisé non relu

Callitric automnal. FL. FR

a. Callitriche autumnalis. LiN. sP., 6.

Toutes les feuilles linéaires, bifides au sommet. Vivace. b. Callitriche dubia. SysT. NAT., 17.

Cette plante ne diffère de la précédente que par ses feuilles linéaires et échancrées au sommet ; cependant, celles des extrémités des tiges et des rameaux s'élargissent souvent et deviennent ovoïdes lorsqu'elles sont parvenues à la surface des eaux, ce qui annule comme espèce le callitriche dubia, de Hoffman, qui n’est évidemment qu'une variété du callitrich automnal. Les fleurs sont hermaphrodites dans cette espèce. Elle fleurit pendant l’automne.

hi — DIANDRIE — MONOGYNIE

CEASSE'II

DIANDRIE

Tableau des genres('/.

MONOGYNIE

A). Fleurs inférieures (2), monopétales régulières.

OLIVIER. Olea. Corolle quadrifide dont les découpures sont à peu près ovales. Drupe monosperme.

TROËNE. Ligustrum. Corolle quadrifide. Baie tétrasperme. LILAS. Syringa. Corolle quadrifide, infundibuliforme. Capsule biloculaire.

JASMIN. Jasminum. Corolle quinquéfide. Baie à deux coques.

B). Fleurs inférieures, monopétales irrégulières. Semences renfermées dans une capsule.

VÉRONIQUE. Veronica. Corolle divisée en quatre lobes dont l’inférieur est plus petit. Capsule échancrée au sommet.

1. — La diandrie contient des plantes dont le rapprochement est assez conforme à la méthode naturelle : l'olivier, le troëne et le lilas font partie de la famille des oléacées ; le frêne n’y figure pas, bien qu'il ait aussi deux étamines, à cause de son caractère dicline. Le lycope, le romarin et la sauge sont des labiées incomplètes, dont la véronique, la grassette et l’utriculaire sont voisines. La différence réside surtout dans le fruit qui est composé de quatre semences nues dans les premières et qui est capsulaire dans les autres. Ces six plantes, ainsi que le jasmin, ont 1a corolle gamopétale et l’ovaire supère.

La circée s’en distingue principalement par l'ovaire infère.

Quant à la flouve, c’est évidemment aux graminées qu’elle appartient par tous ses caractères, et ce n’est d’ailleurs pas la seule graminée qui n’ait que deux étamines.

2. — C'est-à-dire : insérées sous l’ovaire. L'usage a prévalu de considérer plutôt l'ovaire et l’on dit aujourd’hui ovaire supère, ovaire infère, au lieu de fleurs inférieures, fleurs supérieures.

FLORE DES BASSES-PYRÉNÉES Hi

GRASSETTE. Pinguicula. Corolle bilabiée avec un éperon. Calice quinquefide.

UTRICULAIRE. Utricularia. Corolle bilabiée avec un éperon. Calice diphylle.

C). Fleurs inférieures, monopétales irrégulières. Semences nues.

LYCOPE. Lycopus. Corolle tubuleuse, quadrifide, à peu près égale. Étamines distantes.

ROMARIN. Rosmarinus. Corolle bilabiée. Lèvre supérieure courbée en faucille. Etamines courbées.

SAUGE. Salvia. Corolle bilabiée. Filaments des étamines insérés transversalement sur un pédicule particulier.

D). Fleurs supérieures.

CIRCÉE. Circœa. Calice diphylle. Corolle bipétale. Pétales échancrés au sommet.

DIGYNIE

FLOUVE. Anthoxanthum. Fleurs glumacées. Calice uniflore, bivalve, oblong. Corolle bivalve. Valves florales aristées.

rs DIANDRIE — MONOGYNIE

OLIVIER (1). Corolle quadrifide dont les découpures sont à peu près ovales. Drupe monosperme.

Olivier d'Europe. Dec. FL. FR., III, 497.

Olea Europæa. Willd. Sp. PL., I, 44.

Feuilles lancéolées très entières. Grappes axillaires. Ligneuse.

L'olivier sauvage ne se trouve point dans ce département. Mais l'olivier cultivé figure dans plusieurs jardins, surtout dans le Vicbilh où ilyena plusieurs, qui y fructifient depuis longtemps et qui ont résisté aux hivers les plus rigoureux. Cette observation semble indiquer dans les cantons de Garlin et de Lembeye quelques terrains favorables à la culture de cet arbre précieux.

TROËNE (2). Corolle quadrifide. Baie tétrasperme. Troëne commun. FL. FR., 349.

Ligustrum vulgare. Lin. sP., 10.

Feuilles ovales obtuses. Fleurs disposées en panicule trichotome. Ligneuse. En patois bust-biou.

Le troëne est un arbrisseau très commun dans nos haies. Il commence à fleurir vers le milieu du printemps. Ses fleurs sont blanches et de longue durée. Ses fruits sont noirs dans la maturité et les rameaux en sont chargés pendant une partie de l'hiver. Ses feuilles ne tombent que tard et, au lieu de pâlir ou de se flétrir comme dans la plupart des arbrisseaux, elles se colorent en pourpre foncé aux approches de l'hiver et elles ne sont jamais attaquées par les insectes. Ses rameaux sont efflés et très flexibles ; on s’en sert pour faire des claies, des paniers et autres ouvrages de vannerie. Son bois est blanc et dur ; on en fait un excellent charbon pour la fabrication de la poudre a canon. Ses baies sont la dernière ressource des oiseaux pendant l'hiver. Les chapeliers s’en servent pour teindre les chapeaux en noir. Les teinturiers et les enlumineurs d'estampes en tirent une couleur bleue. Enfin les frelateurs s’en servent pour donner au vin une couleur rouge plus foncée, ce qui ne peut se faire qu'aux dépens du goût.

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