Cirse variable. Dec. FL. FR., IV
Cirsium heterophyllum.
Cirse à feuilles variables. Mutel. FL. FR., Il, 192. Chardon hélémoïde. Dicr. BOT., n° 42.
— 627 — SYNGÉNÉSIE — POLYGAMIE ÉGALE
Carduus helemoïdes. Lin. sP., 1155. | Feuilles amplexicaules, lancéolées, dentées, ciliées par des spinules inégales. Tige inerme. Vivace.
Tige droite, feuillée, cotonneuse, simple ou peu rameuse au sommet, s’élevant jusqu’au delà de trois pieds. Feuilles caulinaires alternes, linéaires-lancéolées, subamplexicaules, vertes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous, légèrement dentées et bordées de cils spinuliformes inégaux et peu piquants ; les dents plus marquées vers la base et divisées en deux lobes divariqués et terminés par une petite épine. Fleurs purpurines, formant une tête globuleuse qui termine la tige et les rameaux. Écailles calicinales extérieures subulées, bordées de cils spinuliformes et terminées en pointe épineuse peu ou point piquante ; les intérieures écailleuses et inermes. Réceptacle garni de poils.
Cette plante croît dans les Pyrénées. Je l'ai trouvée sur les rochers qui bordent la route de Laruns aux Eaux-Chaudes. Elle fleurit vers le milieu de l'été.
ONOPORDE (1). Réceptacle alvéolé. Aigrette capillaire. Corolle flosculeuse. Calice ventru, formé d’écailles mucronées.
Onoporde acanthin. DICT. BOT., n° 1.
Onopordum acanthium. Willd. Sp. pL., III, 1686.
Écailles calicinales très ouvertes. Feuilles décurrentes, cotonneuses, sinuées, dentées, épineuses. Bisannuelle.
Cette plante, extrêmement commune aux environs de Tarbes, est très rare ou ne se trouve même pas dans nos cantons limitrophes des Hautes-Pyrénées. Elle a le port d'un grand chardon. La tige et les rameaux sont garnis d’ailes courantes, dentées et épineuses, jusqu’au calice, dont les écailles sont subulées et terminées par une épine jaunâtre. Les semences sont enchassées dans une sorte de calice membraneux semblable aux alvéoles des abeilles, ce qui distingue ce genre de celui du chardon.
SARRÈTE (2). Calice subcylindrique, imbriqué, mutique.
1. Sarrète des teinturiers. Dec. FL. FR., IV, 85. Serratula tinctoria. Willd. Sp. pL., III, 1638. Feuilles lyrées, pennatifides : le lobe terminal très grand et les floscules conformes.
Tige droite, anguleuse, rameuse, s’élevant jusqu’au delà d’un pied et demi. Feuilles profondément pennatifides en lyre, à découpures lancéolées ou linéaires, dentées en scie, bordées de cils peu apparents : la foliole terminale plus grande que les autres ; les radicales ovales-oblongues, quelquefois simples. Fleurs flosculeuses, purpurines, solitaires aux extrémités de la tige et des rameaux. Calices ovales-cylindriques, imbriqués d’écailles entières, aiguës, sans pointe. Tous les fleurons hermaphrodites, égaux et fertiles. Réceptacle velu. Aigrette sessile.
1, — vos, âne ; ropôr, pet. On lui attribuait cet effet sur les ânes qui en mangeaient.