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Bouleau vergne. FL. FR

Betula alnus (1). LIN. sP., 1394.

1. — Croît au bord du fleuve. Alitur amne, d’où aulne, a-t-on dit. Ce serait le comble de la contraction.

On a séparé l’aune du bouleau pour en faire un genre distinct, non sans raisons. Les écailles du cône sont ligneüses chez l’aune tandis qu’elles sont scarieuses chez le bouleau. La couleur de l’écorce et la forme des feuilles offrent aussi des différences sensibles,

Bouleau dont les pédoncules sont rameux, les feuilles arrondies et glutineuses et les aisselles des veines velues sur la surface inférieure. Ligneuse.

Arbre élevé sur un tronc droit, portant les branches en pyramide, ayant le bois rougeûtre et l'écorce d'un brun cendré, parsemée de petites pustules blanchâtres sur les jeunes rameaux. Feuilles alternes, glutineuses, arrondies, dentées et surdentées, très obtuses et comme échancrées, glabres et sillonnées en dessus, veinées en dessous, portant une petite houppe de poils dans les angles formés par les ramifications des veines ; portées sur des pétioles garnis de deux stipules opposées. Fleurs amentacées, monoïques. Chatons soutenus par des pédoncules rameux terminant les rameaux florifères. Chatons mâles cylindriques, pendants, longs de deux à quatre travers de doigt. Chatons femelles ovales, strobiliformes, penchés, dont les calices sont imbriqués pendant la floraison, ouverts et ligneux pendant la fructification. Écailles calicinales, corolle, étamines, pistil et semences comme dans les précédentes espèces.

Cet arbre croit naturellement et se plaît dans les terrains aquatiques et marécageux. Il fleurit vers la fin de l'hiver. Il fournit abondamment des branches pour le chauffage. Son bois est rouge, léger et d'un travail facile. On en fait des sabots, des chaises et plusieurs ouvrages de tour. Il se conserve sans altération dans l’eau et dans la glaise humide, ce qui le rapproche du chêne pour la solidité des constructions dans l’eau. On en fait des tuyaux de fontaine, des pieux et des échalas. Son écorce est astringente. Les teinturiers, les chapeliers et les tanneurs s'en servent au lieu de noix de galle pour teindre en noir. Les feuilles sont au nombre des médicaments vulnéraires, astringents et résolutifs.

La culture de cet arbre utile est beaucoup trop négligée dans plusieurs cantons du département. Il serait facile d'utiliser et d'orner les terres marécageuses et sujettes aux inondations par des plantations de bouleau vergne qui donneraient en peu de temps un grand produit.

LAMPOURDE (1). Fleurs mâles : calice commun imbriqué ; corolle monopétale, quinquéfide, infundibuliforme. Réceptacle paléacé. Fleurs femelles : calice à collerette diphylle, biflore ; corolle nulle ; capsule double, muriquée, bifide ; noyau biloculaire.

Lampourde commune. DICT. BOT., n° 1.

Xanthium strumarium. LiN. sP., 1400.

Tige inerme. Feuilles cordiformes à trois nervures. Annuelle. Vulgairement glouteron.

AMARANTE (2). Fleurs mâles : calice triphylle ou pentaphylle ; corolle nulle ; deux à cinq étamines. Fleurs femelles : calice triphylle ou pentaphylle ; corolle nulle ; trois styles ; capsule uniloculaire coupée en travers, monosperme.

1. — haurods, brillant. EayÜ6s, jaune. Struma, écrouelles. Vertu curative. 2. — à privatif, pæsarve, je dessèche. Les fleurs, étant scarieuses, semblent ne pas se dessécher.

— 695 — MONŒCIE — POLY ANDRIE

Trois étamines.

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