‹ Flore des calcaires de CélasChapitre 11 sur 47 · CHAMPIGNONS · texte numérisé non relu

CHAMPIGNONS

Nous n'avons à signaler aucun de ces parasites végétaux qui envahissent les feuiles mortes de nos arbres à feuilles caduques dont les dépouilles jonchent le sol humide des sous-bois donnant ainsi lieu à un milieu favorable au développement des champignons inférieurs ; ceux-ci ne se rzontrent, du reste, en abondance qu'à partir du milieu de la période oligocène, au moment de la migration des végétaux venus du pôle et habitant depuis lors la zone forestière boréale. Du reste, ces organismes ne possèdent d'intérét qu'à ce point de vue tout à fait général. Vouloir les décrire d'une facon trop minutieuse et les classer est un travail infructueux la plupart du temps.

FOUGÉRES

Les fougères sont abondantes et bien caractérisées dans le gisement de - Célas. L'association que nous trouvons ici est la méme que celle de Bournemouth dans l'éocéne d'Angleterre et de Manosque dans l'oligocéne de Provence.

Quatre au moins de ces espéces sont également signalées dans le tertiaire de la Suisse. Ceci prouve en méme temps, une grande fixité dans les formes de ces organismes et leur retrait dans la direction sud durant la période tertiaire. C'est aussi pour nous l'indice d'une certaine similitude entre les trois stations oü croissalent ces plantes amies de l'ombre et se plaisant dans les sous-bois humides.

CYSTOPTERIS FUMARIACEA. Wess ET We.

PL. Pig Det LA

WesseL et WEBER. — Neue Beitrage. qr. tert. flor. der. Niederrheïnische Braunk ohlenformation, page 16, pl. I, fig. 1 et 4.

Nous représentons un fragment de fronde de cette fougère grandeur naturelle et grossi. Il correspond d'une manière si exacte à la description qu'en font Wessel et Weber età la figure 4 donnée par ces auteurs, tab. I de l'ouvrage cité, que l'identité ne peut faire selon nous l'objet d'aucun doute.

Elle trouve son analogue vivant dans le Cystopteris fumarioides Presl. fougère cosmopolite qui se plait dans les lieux humides des forêts ombragées.

LASTROEA (GoxioPrERIS) STIRIACA. HEER.

Po bre. i

HEER. — Flor. tert. Helv. Tomel, page 31, tables VIT et VIII ; tome III, page 16, table CXLIII, fig. 7, 8.

ScuimPER. — Traité de paléontologie végétale, tome, I, page 547.

Deux fragments de fronde stérile parfaitement conservés nous dévoilent la présence de cette fougére à Célas. Elle se trouve également dans les couches de Bournemouth qui présentent, comme nous l'avons déjà fait remarquer, de réelles affinités, en ce qui concerne les fougéres, avec le Sud-Est francais. L'absence des sores, qui dans la taxonomie de ces végétaux jouent un si grand róle, ne nous permet pas de pousser plus loin nos investigations et nous oblige à comparer nos empreintes avec les fossiles déjà connus et déterm inés d'aprés des bases certaines.

Les fougères des Indes orientales Phegopleris prolifera Mett. et des îles Philippines Aspidium propinquum. Schwartz offrent une grande ressemblance de nervation avec cette forme, qui est excessivement répandue durant la période tertiaire en général et plus particulièrement au niveau du miocène inférieur.

PTERIS PARSCHLUGIANA. Uxc.

Pr. b Fue 4859.

UnGer. — CAloris protogea. — Tab. XXXVI, fig. 6. ScuimpER. — Traité de paléontologie végétale, tome I, page 652.

Les flores fossiles ne contiennent de cette espéce que des échantillons bien incomplets. Grâce à une heureuse trouvaille la collection du Muséum d'histoire naturelle de Marseille possède une extrémité de fronde d'une très belle c onser-

vation. Les pinnules fortement dentées sont imparipennées et leur base n'est point décurrente sur le rachis comme c'est le cas pour le Pferis eocenica (1) Ett et Gard. Elles sont dentées également sur toute leurlongueur ce qui les différentie nettement du Pferis pinnæformis (2) Heer. que l'on rencontre dans la mollasse Suisse et dans les schistes du bois d'Asson prés Manosque.

Les pinnules qui sont assez répandues dans les couches de Célas et dont nous n'avons figuré qu'un petit nombre ne nous ont présenté aucune trace de sores. Elles sont traversées par une nervure principale assez forte, de laquelle s'échappent des nervures secondaires qui, tantót restent indivises, tantót se bifurquent à leur sortie de la médiane. Les dents qui garnissent la marge sont fortes et leur nombre n'est nullement en rapport avec celui des nervuressecondaires qui sont toujours plus nombreuses.

Par tous ces caractères notre fougère se rattache au Pferis décrit par Unger sous le nom de Pferis parschlugiana auquel nous n'hésitons pas à l'assimiler.

Nous devons aussi signaler les analogies que cette espéce présente avec le Blechnum Gæpperti (3) Ett./Les nervures de ce dernier sont moins ascendantes et sa base est sensiblement différente de celle de la fougère de Célas.

CHRYSODIUM LANZOEANUM. Vis.

Pu D Ew. TO:

GARDNER ET ETT'NGSHAUSEN. — Loc. cit. page 26, pl. I, pl. II, fig. r, 4.

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