‹ Flore des calcaires de CélasChapitre 12 sur 47 · SYNONYMIE · texte numérisé non relu

SYNONYMIE

Fortísia Langæana (Vis) Piante fossili della Dalmazia, page 11, pl. I, fig. 8, pl. II, fig. 1 et 5.

Deux fragments de fronde stérile d'une admirable conservation font connaître | cette espèce dans le gisement de Célas. La nervation du genre Chrysodium est si caractéristique que cette détermination peut étre regardée comme une de celles qui ne laissent aucun doute dans l'esprit.

C'est avec le Chrysodium vulgare (4) Fée. que l'espèce fossile présente le plus de ressemblance. Cette fougère est aujourd'hui dispersée un peu partout dans la zone tropicale et subtropicale, sur des points du globe extrémement distants les uns des autres. C'est ainsi qu'on la trouve dans l'Amérique tropicale, à Madagascar, au Cap, dans les iles de la Réunion, Mariannes et Philippines.

(1) J.-S. GanbNER et C. ErriNsGHAUSEN. À monogra ph of the british Eocene flora. Filices. pars. I, page 32, pl. IV, fig. 4, 6.

(2 Hger. Tertiarflor. der Schweiz, tome I, page 38, table XII, fig. 1.

(3) ErriINGsHAUSEN. Flore de Bilin, vol. I, page 14, tabl. III, fig. t, 4.

(4) Fée. Genera Filicum. — Polypodiacées, page 60.

Aussi bien dans l'espace que dans le temps elle conserve partout les mémes caractéres.

Dans les flores fossiles elle a été signalée en Dalmatie par Visiani, à Bournemouth par Gardner et Ettingshausen, à Manosque par de Saporta (manuscrit), et enfin par nous à Célas. |

« C'est le seul genre du groupe, dit Fée, qui se plaise dans les lieux bour- « beux au voisinage des cours d'eau. » Il fréquentait les abords immédiats des lacs tertiaires et s'associait dans les criques tranquilles et vaseuses aux plantes semi-aquatiques qui encombrent le bord des eaux.

LYGODIUM GAUDINI. IIgER.

PE. LPS pp

H[gER,. — For. tet. Helv. Volume I, page 41, tab. XIII, fig. 5-15. SuiupER. — Loc. cit. vol. I, page 675.

Le genre Lygodium a laissé de nombreuses traces dans les couches géologiques, mais rarement il y est représenté par des frondes fertiles.

Dans la craie d'Aix-la-Chapelle, de Beys et Ettingshausen signalent sa présence. Dans l'Eocéne de Bournemouth (1) J.-S. Gardner et Ettingshausen le mentionnent également en figurant une fronde stérile et une fertile. On le trouve également dans le tertiaire d'Amérique, en Allemagne, dans la mollasse Suisse, dans les formations de Skopau, et en France à Aix-en-Provence où de Saporta signale les Lygodium exquisilum Sap. et Lygodium parvifolium Sap. dans le bassin de Manosque et dans celui d'Alais. Nous l'avons aussi découvert dans les argiles de Marseille.

Le genre absent à l'heure actuelle de l'Europe y était donc abondamment représenté durant les périodes géologiques et cela d'une manière indubitable, puisqu'aux frondes stériles déjà si caractéristiques se joignent des frondes fertiles rares, il est vrai.

Nous passerons rapidement sur la description des frondes stériles, Heer dans l'ouvrage précité l'a faite avec beaucoup de détails et de soins. Et a, peut-étre, poussé un peu trop loin les distinctions spécifiques.

Nous dirons seulement que nous avons rapporté notre espèce au Lygodium Gaudini et non au Lygodium Kaulfussii, parceque ce dernier présente, selon Heer à qui on le doit, une marge frós finement dentée (der Rand ist aüssersl fein gekerbti. (2).

(1) J.-S. GanpwER et ErriNGsHAUSEN. Loc. cit., page 47, pl. VII, fig. 1-3-8, pl. X, fig. 11. (2). HEER. —- Beitg. sûr náhen Kenntniss, der Sachs- Thüring Braunkohlen flora, page 3, tab. VIH, Be. 22, 1, X ag d

Fic. 6. — Lygodium palmatum Sw. Amérique Sept. d’après un échantillon de l'herbier de de Saporta.

On voit à gauche la transformation des pinnules stériles en pinnules fertiles.

Le Lygodium Kaulfussi figuré par Gardner et Ettingshausen dans les fougères de Bournemouth (1) ne présente qu'un bord ondulé et devrait, ce semble, changer de désignation spécifique. Les frondes fertiles sont du reste identiques avec celles de l'espéce trouvée à Célas et aussi avec un fragment découvert par de Saporta dans l'oligocéne de Céreste et que celui-ci rapporte (in litt.) au Lygodium Gaudini.

Composées de petits épis groupés le plus souvent par quatre, nombre qui est aussi généralement celui des segments des frondes stériles, les frondes fertiles présentent un aspect gréle identique à celui des mêmes organes du Lygodium palmatum Sw.de l'Amérique Septentrionale. Nous avons du reste représenté une portion de cette fougére (fig. 6 dans le texte), qui se trouve assez rarement dans les herbiers et qui méritait d'étre publiée, tant pour les caractéres des frondes fertiles, que pour l'élégance de son port.

Au premier abord chaque épis parait étre porté par un pédoncule mince, mais il n'en est rien ; après un examen attentif on reconnait que chaque groupe est fixé àun pédoncule ramifié, bordé de chaque côté par le restant du limbe foliaire atrophié. Cette disposition se voit nettement sur l'exemplaire vivant que nous avons figuré tout expres.

Chaque épis est composé de sores alternant les unes avec les autres (pl. I, fig. 12 a). Disposition qui donne lieu sur le milieu de l'empreinte à une ligne sinueuse.

- Les frondes fertiles sont, avons nous dit, identiques à celles du L. palmalum Sw., mais les frondes stériles présentent constamment des lobes plus longs, des échancrures beaucoup plus profondes, et une ampleur qui ferait plutót penser au Lygodium circinalum. Sw. des îles Philippines. Ces affinités multiples chez un végétal si bien caractérisé tendraient à prouver que l'Europe possédait pendant la période tertiaire un Lygodium d'une physionomie propre, faconné au milieu ambiant et qui s'est éteint avec les conditions qui lui permettaient de se maintenir.

(1) GARDNER et ETTINGSHAUSEN. Loc. cit. page 47, pl. VII, fig. 1-3-8, pl. X, fig. 11.

PHANEROGAMES

GYMNOSPERMES

MIMDUPPUISPSPSISISPSISPSPSIPS.

GENRE DOLIOSTROBUS. Mar.

DOLIOSTROBUS STERNBERGII. Mar.

A.-F. MaRION. -— Annales des Sciences géologiques, tome 20, 1888.

Après la savante et minutieuse description que notre maître a faite de ce très curieux genre, nous n'avons qu'à y renvoyer le lecteur. Nous nous contenterons d'ajouter ici une simple femarque ; nous n'avons point trouvé dans la flore de Célas d'autre gymnosperme que cette Dammarée.

Les coniféres sont des végétaux extrémement sociables pour la plupart et forment des agglomérations touffues qui excluent les autres essences congénéres, nous en avons là une preuve géologique éclatante.

ANGIOSPERMES

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