PLIN 3G
DiaGNosE. -- Hakea foliis leviter petiolatis dentibus acutis, nervis secundariis perdistantibus, ascendentibus tractu parallelo margini, mittentibusque appendicem omnibus dentibus ; nervis tertiariis formantibus reticulum parallelum medio nervo.
La place méme que nous assignons aux quelques empreintes que nous plaçons à la suite de notre Hakea indique d'une façon suffisante combien elles laissent de doute dans notre esprit. Nous ne dirons pas que ce sont des Proléacées, mais que ce sont des plantes à aspect protéiforme de nature coriace et sèche.
Ces petits organes sont du reste abondamment répandus dans les flores du début de la période tertiaire et devaient jouer unróle assez important dans la composition des flores d'alors, puisque ce sont eux qui ont motivé cette lutte remarquable entre de si éminents auteurs, et dont la solution est encore loin d'étre
trouvée.
Nous avons exposé plus haut notre manière de voir au sujet de la présence
de cette famille en Europe.
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(1) De Sarorra. Etudes sur le Sud-Est, vol. 2, page 95, pl. V, fig. 8.
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Si la rubrique sous laquelle nous les plaçons ne correspond plus à la réalité des faits quand d'heureuses découvertes auront tranché le nœud de la question, il n'en est pas moins vrai que pour le moment; elles indiquent tout au moins une affinité dans la physionomie qu'on ne saurait méconnaitre.
La forme, la dentelure, le réseau veineux sont trés voisins de ce que nous observons dans l'Hakea florida R. Br. (1). Les fines nervures sont dirigées parallèlement à la médiane comme dans la plupart des protéacées. Les figures 16 et 17 que nous ne pouvons dans un méme gisement séparer de la figure 15 sont plus gréles et les dents y sont moins accentuées ; leur disposition rappelle bien plus celle du Banksia spinulósa (2) Smith, mais leur nervation les rapproche du type précédent.
: C'est avec l'Hakea myrsinites Etting. (3) que notre forme a le plus de rapport surtout la feuille représentée fig. 15. Malheureusement Ettingshausen se base uniquement sur le contour extérieur, ce qui est totalement insuffisant.
Les Berbéridées avec le genre Mahonia offrent bien des organes foliaires analogues comme allure générale ; mais si on examine chaque détail, on constate une grande différence, ce qui n'a pas lieu avec les organes similaires de la famille des Protéacées.
I| nous suffit d'avoir indiqué d'une manière impartiale les divers rapprochements qu'on est en droit de tenter ; en attendant de l'avenir et de découvertes fructueuses, un classement définitif qui, en l'état de nos connaissances, serait tout au moins prématuré si le hasard le faisait étre juste.
(1) ETriNGsHAUSEN. SK. der Apetalen, t. XXXIX, fig. 5, 6. (2) ErrINGSHAUSEN. Loc. cit., t. XLV. fig. 15 à 17, (3) ErrixcsuausEN. Flore de Hering, table 15, fig. 6 à 9.
GENRE GREVILLEA. R. Br.
GREVILLEA . DISSECTA. nov. sp.
Pr. AV. Tusc 190 DiAGNosE. — G. foliis limbo profunde diviso, discissionibus basi oppositis, in cacumine alternis factis, limbo leviter decurrenti in petiolo perlongo. La feuille que nous rapportons à ce genre,quoique bien mutilée, ne laisse pas que de présenter une ana-
Fic. 12. Grevillea Stillii, Mbrr.
logie (qu'on ne peut négliger) avec certaines formes de Grerillea et de Lomalia et en particulier Grevillea Still Müll (fig. 12 dans le texte) et Lomatia ilicifolia (R. Br.) var, pinnatifida, Hook. (fig. 11.) Le pétiole est très long et le limbe n'y est décurrent que sur une faible étendue.
Il présente un épatement àla base comme dans les espèces que nous venons de citer. Sa place dans le monde des végétaux est
néanmoins assez douteuse.
j pinnatifida Hook.
Fic. 11. Lomatia ilicifolia, R. Br. var