BO
GREVILLEA HOERINGIANA. Ett.
Pr. IV, Fi. 19.
ErrixcsHausEN. Flore fossile de Haring. page 51, table 14, fig. 9 à 14.
Cette feuille se place sans aucun doute à côté des exemplaires figurés par Ettingshausen, elle possède presque toute sa nervation et celle-ci il faut bien l'avouer, se rapproche étrangement de ce qu'on observe non seulement dans certaines feuilles du genre Grevillea mais aussi dans toute la famille des Protéacées en général. Les nervures secondaires, aprés s'être échappées sous un angle de 6o° environ se recourbent brusquement auprès de la marge et la suivent parallèlement jusqu'à la rencontre de la nervure supérieure qui est presque toujours séparée par un large espace. Le réseau veineux tertiaire est formé de mailles allongées et parallèles à la nervure médiane. Les feuilles de cette sorte sont abondantes dans les dépôts tertiaires. On pourrait citer le Grevillea Jaccardi Heer. (1) qui, sous des dimensions beaucoup plus faibles, reproduit la méme disposition dans le réseau veineux.
SALICINÉES
GENRE BOPULUS..L.
POPULUS GAUDINI. Fisch. Osr.
Pr IV EI: 20; PLV Er; d:
ScuiMPER. — Loc. cit., tome 2., page 699 HgER. — Flore tertiaire suisse tome 2, pl. LXIV.
Cette jolie feuille de peuplier, par son long pétiole, son bord entier, sa forme ovale se rattache au type du Populus Gaudin! si abondant aux environs de Lausanne. C'est avec la fig. 5 de la planche LXIV de l'ouvrage précité que notre empreinte présente le plus de rapport. Elle est bien mieux conservée que celle de Suisse et son authenticité générique ne fait aucun doute. Le pétiole légèrement élargi à son point d'insertion avec le limbe, et l'ordonnance des nervures en font un peuplier véritable. On ne peut pas en dire autant des feuilles rapportées par Heer à la méme espèce provenant des couches du Groénland. Ce sont bien à vrai dire, des peupliers, mais ce genre est si abondamment répandu dans les régions arctiques qu'on pourrait le rapporter à une autre espèce,
(1) Her. Flore tertiaire suisse, vol. III, page 185. table CLIII . fig. 27 et 28.
ep =
d'autant plus que ce type paraît appartenir à la section des peupliers coriaces et se rattache à ceux qui vivent de nos jours sur les bords des fleuves syriens et persans, il ressemble énormément à certaines feuilles ovaleslancéolées du Populus pruinosa Schr. (fig. 13 dans le texte) de Soongarie.
Le genre est ami des eaux et se développe de préférence le long des berges humides. La rareté des empreintes dans les couches de Célas indique que ce peuplier ne devait croître ni aux abords du
lac, ni sur les cours d'eau tribu-
F. 13. — Populus pruinosa Schr. de Soongarie,
taires, mais devait être relégué au fond de quelque gorge éloignée’ d’où ses restes n'ont pu nous parvenir qu'à l’état de trace.
LAURINÉES
GENRE CINNAMOMUM. Br.
CINNAMOMUM SCHEUZERI. Heer.
Du TV pda.
HgER. — Fl. fertiaire Suisse, tom. 11, page 85, tabl. XCI, fig. 4-21, tab. XCII, tab. XCXIII, fig. 1-5.
Les laurinées si fréquentes dans les grés supérieurs de la formation de Célas ne sont que faiblement représentées dans la couche principale à végétaux. Elles n'étaient pourtant pas absentes de la région à la fin de la période éocène et une empreinte unique que nous rapportons au Cinnamomum Scheuzcri Heer, abondant à CEninguen prouve que le genre quoique existant était encore probablement trés subordonné. Nous observons le méme fait dans les flores du midi de la France. Ces végétaux commencent à se montrer discrétement et atteignent leur maximum d'extension au niveau de la formation des argiles de Marseille.
Le Cinnamomum Scheuzeri n'a pas été signalé par de Saporta dans le Sud- Est. Notre feuille pourtant par sa forme ovale-lancéolée avec ses deux nervures basilaires parallèles à la marge, se rattache nettement à l'espèce de la mollasse suisse. La forme générale l'écarte des Cianamomum polymorphum et spectabilis.
Wes ONE Mais avons-nous affaire à une véritable espèce ou a une modification de forme des organes végétatifs de ce genre des plus polymorphes ? Une longue série d'échantillons pourrait seule trancher la question.