‹ Flore des calcaires de CélasChapitre 18 sur 47 · FRUIT DE LAURINÉE POING · texte numérisé non relu

FRUIT DE LAURINÉE POING

Les couches qui renferment le Cinnamomum nous ont aussi donné un fruit qu'on pourrait rapporter à ce genre, voire méme à l'espéce précédente, mais il faut pour autoriser de tels rapprochements que les organes qu'on assimile se trouvent tout au moins réunis sur une méme plaque. Faire le contraire serait peut-étre s'avancer un peu trop loiri dans la voie de l'arbitraire.

Ce fruit est une baie ovoïde que la fossilisation a écrasée. Il est entouré à la base par le réceptacle accrescent. On trouve des fruits semblables dans toutes les couches oligocènes et miocènes où du reste abondent les plantes de cette famille.

URTICINÉES GENRE FICUS. (Tour). L.

Carpe LUN

Le genre Ficus, dont la plupart des représentants habitent de nos jours les contrées chaudes du globe, est un de ceux qui a été incontestablement le mieux représenté pendant le cours de la période tertiaire ; bien que beaucoup d'empreintes ne conservant plus trace de nervation y aient été rattachées et qu'un assez grand nombre d'espéces fasse double emploi.

Plusieurs flores fossiles contiennent de belles séries de feuilles ayant appartenu à ce genre. La plus ancienne est celle décrite par Wattelet provenant des grès du Soissonnais et de Sézanne, malheureusement la base si importante à considérer dans la détermination de ces restes, fait généralement défaut et le dessin de la nervation qui pourtant paraît être bien visible n'a pas été poussé à fond.

Le gisement de Bilin a fourni également une belle série de figuiers. Mais nulle part les empreintes présentent une forme aussi ample et une conservation aussi parfaite que dans le dépôt de Célas. |

Nous avons déjà fait connaitre (1) quelques considérations générales au sujet des empreintes qui donnent à ce gisement son aspect si caractéristique.

(1) L. LAURENT. Ass. franc. pour l'avancement des sciences. Nantes 1898.

Nous voulons compléter ici ces données sommaires en ce qui concerne la nervation et la dispersion du genre Ficus, pour les formes et les types qui nous occupent en ce moment.

Excepté les sections des Cariceæ, Sycomorew, quelques types de la section des Urosligma et ceux du groupe du Ficus elaslica l'allure générale de la nervation du genre est assez constante.

Ce sont les types tri-quinquenerviés à la base qui dominent et c'est à eux que se rattachent les feuilles du gisement de Célas.

La consistance est en général assez coriace et fréquemment les parties parenchymateuses sont gorgées de suc. Après la disposition particulière de la base, la physionomie est surtout donnée par le mode de réunion à la marge des nervures secondaires qui s'opère par une série d'arcs en demi-cercle.

Les espaces ainsi délimités sont garnis par une double rangée de grandes aréoles pentagonales allernant assez régulièrement surtout visibles dans la grande section des Ferrugineæ, dans laquelle le Ficus fulva Reimr. peut servir de id (fig. 14 dans le texte).

Le réseau. ultime enfin est formé de mailles cubiques.

Grâce à la réunion de tous ces caractères on peut dire que la nervation des Ficus est suffisamment caractérisée et se différentie notamment de celle que nous rencontrons, dans les feuilles de la famille des Sferculiacées, celles par exemple de certains Slerculia et Theobroma qui présentent des bases tri et quinquenerviées ; mais les nervures secondaires y sont toujours trés ascendantes et la réunion ne s'opére pas entre nervures voisines d'une façon aussi nette.

Elles forment en s'élevant presque parallèlement à la marge une série d'arcs allant en diminuant de plus en plus, ne donnant jamais lieu à une forte nervure anastomotique comme on l'observe dans le genre Ficus. En ce qui concerne la dispersion de ces végétaux à la surface du globe à l'heure actuelle il suffira de jeter un coup d'oeil sur la carte IV pour s'en rendre immédiatement compte.

Ce genre d'origine essentiellement tropicale envoie au nord et au sud des représentants qui vont former les avant-gardes dans des régions oü la plupart des types ne peuvent plus lutter avec les conditions extérieures.

Néanmoins on peut dire que les Antilles et l'Amérique centrale d'une part, et de l'autre les Indes et surtout la région de la Sonde forment deux centres de développement dont le plus important est situé dans l'ancien monde.

Qui plus est les espèces sont assez cantonnées et on en cite peu d'ubiquistes.

La flore de Célas située par le 44° de latitude nord à peu prés, est remarquable par l'abondance de ces végétaux qui lui donnent une physionomie propre et constituent avec la présence du Doliostrobus, la caractérislique de la station.

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Fic. 14. — Ficus fulva tReimr) Himalaya.

Nous avons indiqué en décrivant chaque espéce, ses affinités avec les formes actuelles. Nous croyons bon de les réunir ici dans un méme tableau en les faisant "suivre des types dont ils paraissent être les ancétres tertiaires.

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