ESPÈCES VIVANTES PATRIE
ESPÈCES FOSSILES analogues de ces espèces : Ficus laurifolia, Hort. indes occ.
Ficus Marioni, nov. sp. ; { » sp. de Ceylan. Indes or.
» Gœpperti, Ett. | » racemosa, L. Indes or.
» fraterna, nov. sp. » americana, Aubl. Indes occ. | » Ssakoul. Afrique occ.
» ealophylla. nov. sp. 4 » macrocarpa, Wight. Indes or. » Almoei, var. horticole.
» ambigua, nov. sp. i 3 o»
» irregularis, nov. sp. » Hooker, Hort.
» Potunda, nov. sp. » fulva, Reimr. Himalaya. » diffusa, nov. sp. » reclinata, Desf. Indes or. » Heckeli, nov. sp. » grandis, King. Himalaya. » crenata, nov. sp. » carica, L. Reg. méditer.
‘Les termes de comparaison doivent surtout être recherchés parmi les types qui habitent de nos jours l'Himalaya et les Indes orientales. Mais certaines espèces ont aussi des rapports incontestables avec celles qui habitent le nouveau continent et méme quelques formes présentent des affinités ambigués. :
L'Europe tertiaire tout en ayant des points de contact nombreux avec les zones tropicales et subtropicales chaudes de l'hémisphère nord a dû à n'en pas douter posséder des types propres qui sont allés en décroissant de plus en plus et se sont éteints ou ont émigré quand les conditions de milieu devinrent par la suite incompatibles avec leur développement.
FICUS MARIONI, nov. sp.
Type, — PL V,TL1a/2,3,4. PL. VD, Pop Var. A. CorpiroL. — Pr. VI, Fic. 1 et 3. Pr. VII, Fic. r, Var. B. InREGUL. — PL. VI, Fic. 2 et 5.
foliis lanceolatis, maximo diametro sito in infera tertia parte,
petiolo forti, succo repleto, satis longo, nervis basalibus quinque, in quibus duo
prominentiores arcuati sunt; multis nervis secundariisaperto angulo egredientibus; 2 m H » . *.
spatio interposito duobus nervis secundariis, impleto duplice ordine scutulis penta-
DiaAGNosE. — F.
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gonalibus, ordinato modo alternantibus, impletisque reticulo venarum formato ex scutulis quadratis.
VaniETAS, À. — Foliis cordiformibus, basi multum lobatæ; nervis basalibus quin. que, inferis satis crassis.
VaniETAS, B. — Foliis inequalibus, basi cordiformi inœquali, tribus nervis basalibus altero latere, duobus alio.
Nous avons représenté une belle et nombreuse série de formes qui s'enchainent et passent insensiblement les unes aux autres, à tel point qu'il était difficile de les séparer et qu'il nous a paru préférable pour les raisons que nous exposerons dans la suite de les réunir sous une méme dénomination spécifique donnant le simple titre de variété (variété paléontologique s'entend) à celles qu'une particularité dans la forme du limbe éloigne du type principal.
Nous dédions cette belle espéce à notre trés excellent maitre M. le professeur Marion, comme un trés faible témoignage de notre profonde reconnaissance que nous ne pourrons jamais assez lui prouver.
La figure 3 dela planche V et la figure 4 de la planche VI, représentent le type de l'espèce. Saufles quelques restrictions que nous ferons par la suite, les caractéres que nous allons donner sont communs à tous les échantillons.
Ce sont des feuilles amples de consistance plutót ferme ; leur forme est nettement lancéolée et elles se terminent au sommet en une pointe réguliérement atténuée. Le plus grand diamètre du limbe se trouve compris dans le tiers inférieur.
Les feuilles étaient portées par un pétiole fort et qui parait avoir été gorgé de suc pendant la vie de la plante.
Il devait être assez long ; malheureusement aucune empreinte ne l'a conservé en totalité. Une nervure médiane rigide, également trés forte lui fait suite et va s'amincissant régulièrement de la base au sommet. ?
La nervation secondaire est des plus caractéristiques. Ce sont des feuilles quinquenerviées à la base, présentant deux nervures basilaires supérieures fortes et arquées à concavité inférieure, et deux nervures basilaires inférieures beaucoup plus gréles que les précédentes s'anastomosant aprés un court parcours avec les nervures tertiaires issues de la basilaire supérieure.
Les autres nervures secondaires sont en assez grand nombre. Les premières sont opposées, puis elles alternent asséz régulièrement. Elles sont en général droites et rigides ; mais quelques-unes présentent une flexion assez accentuée à concavité dirigée vers le bas.
Leur angle d'émergence foule proportion gardée est beaucoup plus ouvert que celui des nervures de méme ordre du Ficus Gæpperk Ett.
‘Auprès de la marge elles se recourbent et la réunion s'opère par une forte
nervure tertiaire simulant presque une dichotomie et donnant naissance à une série d'arceaux trés réguliers et trés caractéristiques, Fréquemment aussi on observe desnervures incomplètes venant se terminer dans le réseau.
Les espaces ainsi délimités sontremplis par des nervures tertiaires qui forment une série de mailles pentagonales régulièrement alternes. Ces nervures tertiaires émergent sous un angle aigu de chaque cóté des secondaires, pourtant chez celles qui se détachent du côté inférieur, cet angle se rapproche assez du droit.
Enfin le réseau ultime est formé d'une grande quantité de mailles carrées.
Aprés l'énumération de tous ces caractères qui justifient le rapprochement de ces différentes empreintes et leur groupement sous une même dénomination spécifique, il ne nous restera que peu de chose à ajouter.
Les feuilles figurées pl. V fig. 2-3-4 et pl. VI fig. 4 appartiennent au type de l'espèce et présentent tous les caractères énumérés plus haut ; elles sont d'une conservation admirable et la simple inspection des planches en dit plus qu'une longue description.
La feuille pl. V, fig. 2 est incurvée et doit cela à une malformation du limbe qui a été mutilé du cóté gauche probablement par la piqüre ou la morsure de quelque insecte. Des exemples semblables sont du reste fréquents dans la nature actuelle.
La figure 4 de la planche VI présente une base légèrement cordiforme plus accentuée dans la figure 2 de la planche V, et nous passons ainsi, sans effort, au type constituant pour nous une
Fic. 15. — Ficus laurifolia, Hort. -
Feuille normale provenant des serres du. jardin botanique de la ville de Marseille.
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simple variété (variété paléontologique s'entend) et que nous nommons variélé A cordiformis, pl. VI, fig. 1 et 3, pl. VII, fig. 1.
En effet, ces feuilles tout en appartenant à la méme espèce, présentent une base beaucoup plus arrondie que le type. Mais les nervures sont toujours rapprochées, à angle d'émergence ouvert et à concavité inférieure.
Enfin deux autres échantillons par leur base inégale, nous ont paru devoir fixer l'attention. d'une manière toute spéciale, ce sont ceux représentés pl. VI, fig. 2 et $ et dont nous avons fait
la variélé B irregularis.
Fic. 16. — Ficus laurifolia, Hort. Fic. 17. — Ficus laurifolia, Hort. Feuille dont la base présente une tendance à devenir cor- — Feuille à base nettement cordiforme provenant du méme STE provenant du même pied qui a fourni la feuille pied que les précédentes.
La figure 2 nous montre une feuille conservée en totalité. Nous l'avons dessinée telle qu'elle se trouve sur l'empreinte fossile. Elle est couchée sous une autre qui appartient incontestablement au Ficus Marion.
Certains auteurs n'admettent point que ce rapprochement soit une preuve suffisante pour assimiler deux organes. Nous ne pensons point que ce soit un crilérium absolu, mais cela constitue tout au moins une considération à faire entrer en ligne de compte et à peser, en méme temps, que les autres caractères tirés de la physionomie et de la nervation de la feuille.