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lacustre, interrompue seulement par les dépressions qui livrent passage à l'Alauzéne et à l'Aubarau, porte les villages des Fumades, de Servas, de Célas et de Mons. Cette créte est trés importante à considérer, car c'est sur son flanc que se montrent les exploitations d'asphaltes de Servas.
Le calcaire à cet endroit est excessivement bitumineux et, parfois, le bitume est en telle abondance qu'il coule dans les fissures de la roche.
L'exploitation la plus importante se trouve sur le bord de la route qui va d'Alais à Bagnols à la bifurcation qui conduit à Servas.
Au nord de cette arréte est situé le petit hameau des Fumades avec plusieurs sources sulfureuses ; les unes, sont exploitées, les autres, comme la Font nègre située un peu à l'est du Mas Chabert, est d'un faible débit mais d'une grande teneur en soufre, elle n'est point captée et se perd sur les pentes de la colline. Elle sourd au niveau d'argiles teintées de bleu et trés compactes, lignitifères par place, elles paraissent être les mêmes que celles qui affleurent au-dessous de la Sorbière et sur la route d'Alais à Bagnols et qui renferment les lignites.
Géologie.
Toutes ces couches composées de poudingues, marnes et calcaires soit compactes, soit en plaquettes, plongent uniformément vers le N.-N.-O., elles buttent en faille contre le calcaire crétacé derrière le hameau de Célas et - recouvrent en discordance les marnes néocomiennes dans lesquelles est percé la tête du tunnel du côté de Saint-Just et Vaquières.
Les calcaires surplombent la plaine de Maruéjol comme ils dominent au nord la vaste dépression qui s'étend du village de Servas à celui de Brouzet.
A l'ouest de la ligne de faite formée par le lacustre que nous venons de signaler se trouve une vallée qui lui est parallèle et qui est traversée par le chemin de fer d'Alais au Rhóne et de Saint-Julien de Cassagnac.
Au fond affleurent des couches de lignites qui furent jadis exploitées. Ils sont noirs trés durs, ayant la consistance du jayet et sont surmontés par des marnes ligniteuses pétries des planorbes et de limnées en très mauvais état de conservation. Depuis plusieurs années ces mines ont été abandonnées, les puits se sont remplis d'eau, les galeries se sont effondrées et le tout a été recouvert par des terres meubles.
C'est à peine si sur quelques points on voit affleurer les marnes chargées de produits charbonneux.
En se rendant des Servas à Salindres, on traverse d'abord des couches calcaires et gréseuses en alternance régulière avec masses de poudingues interposées toutes plongent vers le N.-N.-O. Dans le fond de la vallée les couches sont complétement cachées par les terres arables. A ce niveau affleurent
RTS quelques bancs de lignite trés compact, à peu près identiques à ceux que l'on rencontre sur la route d'Alais à Bagnols, et qui n'en sont évidemment que le prolongement. Ils n'ont jamais, du reste, été exploités.
Arrivée au Mas Nouvel, la route coupe les terrains et donne lieu à une petite tranchée. L'on peut alors voir des bancs de grès dont les strates plongent vers le Sud-Est. Le méme plongement s'observe jusqu'au village de Salindres ; méme fait se remarque plus au nord, auprés du hameau de Cavas au point où l'Alauzene traverse des bancs de poudingues subordonnés aux grès et dont le pandage a lieu également vers le Sud-Est tandis qu'à un kilométre et demi plus à l'Est, vers le Mas Chabert leur inclinaison est nettement dirigée vers le N.-O.
Ces différences de plongement qui s'effectuent d'une façon si régulière sont, sans nul doute, causées par un effondrement qui a donné lieu à la dépression que domine Servas, et qui a mis au jour les couches bitumineuses du sommet de la colline.
En suivant la créte vers le Sud on rencontre les sources sulfureuses dont nous avons déjà parlé, puis on remonte la série qui est constamment formée des mêmes couches {calcaires plus ou moins marneux et feuilletés,grés, poudingues). En arrivant au éhâteau de Servas on coupe les calcaires feuilletés qui affleurent au bord de la route et qui sont par place fortement bitumineux. On remarque du reste plusieurs commencements d'exploitations qui ont été abandonnées. L'asphalte remplit en cet endroit des poches qui furent bientôt épuisées.
Description du gisement des plantes fossiles. Stratigraphie.
Si parvenu au lieu appelé les Gares on se dirige vers le: petit hameau de Célas, on arrive rapidement au souterrain du chemin de fer qui passe sous la route allant vers Mons. C'est au débouché de ce tunnel et dans une couche de calcaire de 0,"40, qui affleure au sommet dela voüte que sont sortis la plupart des matériaux, où furent recueillis les empreintes que nous décrivons. Quoique légèrement éboulées et cachées en partie par les terres, produit de la désagrégation des roches facilement attaquables par les agents atmosphériques, la téte des bancs se laisse encore assez facilement apercevoir.
Ce sont à la base des calcaires marneux alternant avec des calcaires durs, plus ou moins feuilletés, qui contiennent les plantes caractéristiques de ce gisement.
Le tout est surmonté par un poudingue brèchiforme dont les strates plongent vers l'Ouest, et qui sur la route de Mons s'intercale dans le calcaire feuilleté.