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Dans la direction de Méjannes, Monteil, Saint-Hippolyte de Caton, on peut observer la base de la série lacustre.
Elle est composée d'une masse de conglomérats et d'argiles ferrugineuses qui ont fourni entre Saint-Hippolyte et Euzet, au lieu dit des Baraques, les restes importants de la faune paléothérienne.
Route de Célas à Mons
e A 9 FIG. 2. — Coupe de la tranchée du souterrain de Célas.
a. Marnes noirátres. |
b. Calcaire en plaquettes. (Doliostrobus, Ficus, Melania.)
c. Marnes passant au calcaire en plaquettes.
d. Calcaire en plaquettes.
e. Marnes. "S
f. Calcaire en plaquettes. (Couches d’où provient la majorité des plantes.)
&g. Grès.
A. Calcaire blanc compact ou feuilleté. (Plantes, Cyclas.) i. Poudingues bréchiformes.
De nombreux géologues se sont occupés de cette importante formation: les uns au point de vue purement scientifique, les autres dans un but utilitaire à cause des gisements de lignite ou de bitume qui s'y trouvent renfermés.
L'abbé de Sauvages cité dans les suites à Buffon (Histoire des minéraux, tome IX, page 211) s'occupe déjà au milieu du siècle dernier des asphaltes d'Alais : « On voit, dit-il, régner auprès des Servas, à quelques distances « d'Alais, sur une colline d'une grande étendue, un banc de rocher de marbre « qui pose sur la terre et qui en est couvert ; il est naturellement blanc ; mais
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cette couleur est si fort altérée par l'asphalte qui le pénétre, qu'il est, vers sa surface supérieure, d'un brun clair et ensuite trés foncé, à mesure que le bitume approche du bas du rocher : le terrain du dessous n'est point pénétré du bitume, à la réserve des endroits où la tranche du banc est exposée au soleil ; il en découle en été du bitume qui a la couleur et la consistance de la poix noire végétale ; il en surnage sur une fontaine voisine dont les eaux ont en conséquence un goût désagréable..... Dans le fond de quelques ravines, et au-dessous du rocher d'asphalte, je vis un terrain mélé alternati- « vement de lits de sable et des lits de charbon de pierre, tous parallèles à l'horizon. » (1).
L'auteur des suites à Buffon conclut de cet exposé une formation du bitume per ascensum. Or, la description de l'abbé de Sauvages, vraie au point de vue topographique, se trouve fausse stratigraphiquement parlant ; car les lignites qui affleurent au fond de la vallée, sous le village de Servas et Célas, se trouvent en position supérieure.
Plusieurs géologues ensuite s'occupérent de cette formation lacustre, rapportant ces terrains tantôt à l'éocéne comme Gervais et de Roys qui regardent les couches du lacustre d'Alais comme l'équivalent du gypse parisien, tantót à l'exemple de Dufresnoy, ilsles font remonter dans la série des àges.
La stratigraphie détaillée du bassin d'Alais fut faite par Emilien Dumas, Sarran d'Allar, Parran (2) et Fontannes (3). La carte géologique détaillée, dressée par MM. Fabre et Cayeux doit, du reste, étre publiée prochainement ; nous regrettons de ne pouvoir utiliser un document qui jettera sans aucun doute un nouveau jour.sur cette question. Nous renverrons donc au travail minutieux
de Fontannes, le lecteur qui voudrait être renseigné sur la stratigraphie détaillée du bassin d'Alais.
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Du reste tous les auteurs-qui se sont occupés de cette formation sont d'accord, à quelques détails prés, sur la constitution du systeme. Les opinions divergent seulement au sujet de l'àge à lui assigner.
Nous donnerons ici les indications indispensables dans une étude de paléon-
tologie végétale, et nous allons tàcher de fixer approximativement le niveau de l'importante et belle flore des Célas.
(1) Mémoire de l'Académie des Sciences, 1746, page 720-721. (2) Bulletin Soc. géolog. Série 3, tome XII, page 131. (3) Fonrannes. Etudes stratigraphiques et paléonlologiques pour servir à l'histoire de la
Période tertiaire dans le bassin du Rhóne VIII, le groupe d'Aix dans le Dauphiné, la Provence et le bas Languedoc. 1" partie, page 133.