LA DERNIÈRE VIOLETTE
Ceci date d’hier; mais en apprenant que nous sommes dans le midi, près des côtes riantes de Toulon, vous ne vous étonnerez pas de retrouver dans les moeurs que je vais décrire quelque chose des anciens jours, quelques sentiments dignes d’un autre siècle.
Georges M*** était fds d’un honnête et modeste commerçantj dirigé de bonne heure dans une voie d’éducation qui semblait devoir le mener à accepter sans murmure la condition mitoyenne de son père, le jeune homme ne tarda point, cependant, à manifester des dispositions tellement évidentes pour la carrière des arts, qu’on crut impossible de contrarier une vocation révélée d'elle même et sans incitations extérieures.
Georges fut envoyé à Lyon, et, sous les maîtres habiles qui composent cette école méridionale, il devint bientôt un interprète heureux de la nature, un imita-