LISERON DES CHAMP S
JY- Remv nd im/>
termes poétiques M. Jules Baget traduit le premier amour :
Un voile épais couvre ma vue,
Un feu secret brûle mes sens ;
Au doux retour de mon printemps Succède une peine inconnue.
Amour, qui pei’ças de tes traits Un cœur prêt à braver ta rage ,
Ah ! flétris , fle'tris tant d’attraits !
De Corinne l’ardente image Rit des combats que j’ailivre's.
Les larmes sont mon seul partage :
Mes yeux, pleurez, pleurez, pleurez.
Ses yeux , où le jais se colore Du vif éclat de la beauté,
Son gai sourire et sa bonté Du bonheur promettent l’aurore :
Mais Corinne, froide au plaisir,
Est la rose qui se refuse
Aux frais baisers du doux zéphyr.
Ah ! faut-il que je vous accuse,
Charmes puissants qui m’enivrez !
Du moins encouragez ma muse :
Mes yeux, pleurez, pleurez, pleurez.
Quoi ! sans pitié, votre jeune êge Veut que je meure avant le temps!
Faible arbrisseau battu des vents, Mon Iront se combe sous Forage.
Sur vos traits brille la splendeur D’un ange venu sur la terre,
Pour y soulager la douleur.
Ange , sur ma chaude paupière Daignez poser vos doigts sacre's.
Mais elle est sourde à ma prière!
M es yeux , pleurez, pleurez , pleurer.
Corinne, au moins si ma tendresse N’a pas d’écho dans votre cœur, Donnez l’amitié d’une sœur A celui que l’amour délaisse.
Ce talisman, magique anneau, Charmera mon trop long voyage Et me suivra jusqu’au tombeau.
D’un mot relevez le courage De l’âme que vous inspirez :
E’amitié console à tout âge.
Mes yeux, pleurez, pleurez, pleurez.
Mais, ô puissance de ma lyre !
Corinne s’émeut à ma voix ,
Et, cédant à mes vœux, je vois Ses roses lèvres me sourire.
Tressons des couronnes de fleurs.
Et sur sa tête, avec ivresse.
Entrelaçons ses jeunes sœurs !
Brillez, emblèmes de jeunesse ,
Brillez au front que vous parez :
Et vous, de joie et de tendresse,
Mes yeux, pleurez , pleurez , pleurez.
Myosotis. — Ne nt oubliez pas.
Lesjolies fleurs de cette plante brillent, au mois de juillet, d’un bleu semblable à celui du ciel ; elles se penchent au bord des ruisseaux, et semblent se mirer dans le cristal des eaux. Aimé Martin a dit :
Pour exprimer l’amour ses fleurs semblent éclore ;
Leur langage est un mot, mais il est plein d’appas.
Dans la main des amants elles disent encore : Àimez-moi, ne m’oubliez pas!
Une dame de beaucoup d’esprit vient de composer les vers suivants, sur le même su jet :