‹ Flore du MorbihanChapitre 104 sur 156 · EUPHORBE. EUPHORBIA L · texte numérisé non relu

EUPHORBE. EUPHORBIA L

Fleurs monoïques , pédicellées, nues. Les mâles monandres, groupées par 10-20 autour d'une fleur femelle et renfermées dans un involucre caliciforme. Pédicelle de chaque fleur mâle muni à la base d'écailles très petites, laciniées ou ciliées. Filet staminal articulé sur le pédicelle ; anthère à lobes globuleux. Ovaire triloculaire, à 3 styles libres ou soudés inférieurement, bifides ou échancrés. Involucre à 8-10 lobes , dont # ou 5 membraneux, dressés ou infléchis, et 4 ou 5 charnus-glanduleux , colorés , rejetés en dehor s généralement désignés par le nom de glandes. C 46 sul

bien saillante, penchée , globuleuse-lobée , à 3 coques monospermes , s'ouvrant avec élasticité par la nervure dorsale. — Plantes à suc laiteux presque toujours âcre.

I. Glandes presque orbiculaires ou transversalement ovales , entières.

E. PÉPLIDX E. peplis L. — Plante petite, annuelle, glabre et d’un glauque rougeâtre. Tiges rameuses-dichotomes , quadrangulaires , couchées et formant sur le sol une élégante rosette. Feuilles opposées, courtement pétiolées, ovales-oblongues, très obtuses ou même émarginées, élargies inférieurement d'un côté et presque en demi-cœur , entières ou peu dentées, bien épaisses ; stipules courtes, finement découpées. Involucres florifères, axillaires, solitaires, courtement pédonculés, à glandes jaunâtres. Capsules glabres et lisses ; graines ovoïdes-trigones, lisses , blanchâtres. —Fté. Sables maritimes. AR. Quibéron, Gâvre, Larmor en Plæmeur , Sarzeau.

E. RÉVEIL-MATIN. E. helioscopia L. — Plante assez petite, annuelle, glabre ou chargée de quelques poils. Tige droite, cylindrique , ordinairement simple, quelquefois rameuse à la base. Feuilles alternes , obovalescunéiformes , très obtuses ou même émarginées , finement dentées dans leur partie supérieure ; les dernières plus grandes disposées en coilerette. Inflorescence en ombelle presque toujours à 5 rayons ; ceux-ci le plus souvent trifurqués, à rameaux bifurqués ; bractées ternées ou opposées , inégales, irrégulièrement ovales, très finement dentées ; glandes jaunes. Capsules glabres et lisses ; graines ridées-réticulées , brunâtres ou rougeâtres. — Eté, automne. Terres cultivées, déstinbues,

sables, TC,

E. poux. E, dulcis L. E. purpurata Thuill. — Plante moyenne, vivace, à racine rampante et noueuse, à suc sans âcreté. Tige droite ou presque droite, poilue, émettant généralement queiques rameaux florifères et se terminant par une ombelle. Feuilles très courtement pétiolées , oblongues , un peu allongées, très obtuses, entières ou à peine denticulées, glabres en dessus, velues-pubescentes en dessous. Ombelle à 3-5 rayons grêles, bifurqués ; feuilles de la collerette inégales, Jancéolées ; bractées opposées, triangulaires-ovales, finement dentées; glandes d’un pourpre foncé. Capsules glabres, rarement poilues , verruqueuses, à verrues inégales ; graines ovoïdes , lisses, d’un gris rosé, — Printemps. Lisières des bois , bords ombragés des champs. TR. Baud (N).

Obs. L'Euphorbe raide, E. stricta L., appartenant à la présente section, existe probablement dans le Morbihan. C’est une plante moyenne ou assez grande, annuelle ou bisannuelle, glabre ou très peu poilue, d’un vert clair et d’une odeur désagréable. Sa racine pivotante produit tantôt une seule tige droite, tantôt plusieurs tiges presque droites, à rameaux florifères généralement nombreux , formant avec l'ombelle terminale une sorte de panicule. Les feuilles inférieures sont rétrécies en pétiole, obovales-oblongues , très caduques ; les supérieures sont sessiles , spatulées-lancéolées ; toutes sont minces ct finement dentées en partie. L'ombelle est à 3-5 rayons grêles et peu régulièrement ramifiés , à collerette formée de feuilles oblongues ou lancéolées , à bractées triangulairesovales ou presque orbiculaires. Les capsules fort petites sont couvertes d'aspérités cylindriques ct contiennent des graines ovoïdes-oblongues, très lisses et d’un brun rougeâtre. — À chercher , en été, dans les licux frais, un peu ombragés.

L'Euphorbe à larges feuilles, Æ. platyphyllos L., ne diffère sensiblement de l'Euphorbe raide que par ses capsules bien plus grosses couvertes de tubercules hémisphériques (verrues), et par ses graines aussi plus. grosses, ovoïdes-globuleuses, un peu comprimées, d’un gris brun métallique. — Même habitation.

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