‹ Flore du MorbihanChapitre 112 sur 156 · GENÉVRIER. JUNIPERUS L · texte numérisé non relu

GENÉVRIER. JUNIPERUS L

Fleurs dioïques ou monoïques. Les mâles en chatons’ et ceux-ci ovoïdes, à écailles larges, entières ; éta-

mines 3-6, sessiles, uniloculaires, insérées à la face inférieure des écailles, près des bords. Fleurs femelles ternées dans un involucre profondément trilobé et très accrescent ; pédoncule commun muni d’écailles ; ovaire dépourvu de style. Fruits un peu trigones, osseux, glanduleux, pouvant être pris pour les graines d’une baie, enfermés qu'ils sont dans l'involucre devenu succulent. Cotylédons opposés, oblongs. — Arbrisseaux ou petits arbres résineux , à jeunes rameaux triédres, à feuilles assez diverses.

G. commun. J. communis L.— Arbrisseau très rameux, à rameaux diffus. Feuilles sessiles , verticillées par 3, étalées, linéaires-subulées, très roides, piquantes, canaliculées et glauques en dessus, obtusément carénées et d’un vert pâle en dessous. Fausses baies presque globuleuses, deux ou trois fois plus courtes que les feuilles, longtemps vertes, enfin noires et couvertes d'une efflorescence. glauque. —Avril, mai. Coteaux incultes, landes. R. Camors N.), Ploërmel {M. Sachet).

Obs. Le Genévrier sabine, Juniperus sabina L., est cultivé dans le département comme arbrisseau d'ornement et comme plante médicinale. Il se distingue fort bien du G. commun par ses feuilles très petites , imbriquécs, ovales-pointues ; par ses fausses baies plus grosses, penchées, bleues ; par son odeur très forte, presque nauséabonde. — On voit aussi dans les bosquets le Genévrier oxycèdre, J. oxycedrus L., et le Genévrier de Virginie, J. Virginiana L. Le premicr ne diffère nettement du G. commun que par ses fausses baies plus grosses et rougeâtres à la maturité. Le second est un arbre qui présente à la fois les feuilles du G. commun et celles du G. sabine. Il est appelé vulgairement Cèdre rouge.

Le genre Cyprès, Cupressus L., type de cette fa-

mille, est caractérisé par des fleurs monoïques disposées en chatons ovoïdes ou globuleux, à écailles peltées, grossièrement mucronées à leur partie moyenne. Les fleurs mâles sont constituées par 3 ou 4 étamines sessiles, uniloculaires , placées en dessous des écailles. Les fleurs femelles sont groupées en assez grand nombre à la base de chaque écaille. Les chatons fructifères on galbules sont plus ou moins anguleux, à écailles ligneuses, se disjoignant à la maturité. Les fruits sont petits, oblongs-anguleux, quelquefois légèrement bordés.— Le Cyprès commun, Cupressus sempervirens L., est souvent planté près des tombeaux et dans les bosquets. C’est un arbre ordinairement peu élevé, d'un vert sombre, à feuilles très petites, imbriquées, ovales-pointues. La variété à rameaux dressés, C. sempervirens pyramidalis, est plus recherchée que la variété à rameaux ouverts, C. sempervirens horizontalis.

Le genre Thuya, Thuya L., diffère surtout du genre Cyprès par ses fleurs femelles seulement géminées à la base de chaque écaille, et par ses galbules à écailles mucronées ou acuminées au-dessous du sommet. Les jeunes rameaux sont distiques, aplatis. Le Thuya occidental, T. occidentalis L. et le Thuya oriental, T. orientalis L., se montrent, comme le Cyprès, dans les bosquets et dans les cimetières. Ces deux grands arbrisseaux ou petits arbres ont des feuilles fort petites, imbriquées , ovales-rhomboïdales. Les rameaux du premier sont étalés, ceux du second, dressés. Les galbules sont très différents.

Fam. LXXVII. — ABIÉTINÉES L. C. Rich.

Fleurs monoïques ou dioïques, disposées en chatons et privées de calice. Ecaïilles des chatons mâles très

minces, portant chacune en dessous deux étamines sessiles , uniloculaires. Ecailles des chatons femelles très accrescentes , munies d'une bractée en dehors, portant chacune à la base deux ovaires pendants, uniloculaires, privés de style et à stigmate indistinct. Chatons fructifères ligneux , ovoïdes , coniques , oblongs ou presque cylindriques, nommés s{robiles ou cônes. Fruits coriaces ou ligneux , à partie supérieure ailée. Graine à périsperme charnu ; embryon droit , à cotylédons verticillés,

Arbres résineux , à branches ordinairement verticillées , à feuilles éparses ou fasciculées, coriaces, très étroites , souvent piquantes.

Nota. Pour quelques botanistes, les écailles staminifères des Abiétinées ne sont que des connectifs élargis débordant les anthères ; les ovaires sans stigmate distinct ne sont que de simples ovules. Ils appliquent ces caractères aux genres de la famille précédente, autres que l'Ephédra, et forment , avec cette famille réduite et avec la famille des Abiétinées , une grande division sous le nom de Gymnospermes.

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