‹ Flore du MorbihanChapitre 143 sur 156 · I. ENIVRANTE. L. temulentum L. — Plante assez · texte numérisé non relu

I. ENIVRANTE. L. temulentum L. — Plante assez

grande, annuelle. Chaumes droits, assez robustes,

lisses ou seulement rudes au sommet. Feuilles longues,

linéaires-aiguës , assez larges, un peu auriculées,

d'abord enroulées, bientôt planes, plus ou moins 32"

rudes, à ligule très courte et presque tronquée. Epi allongé, assez lâche, roide; axe rude. Æpillets oblongs, assez peu comprimés, verdâtres , à 5-8 fleurs; glume convexe-lancéolée, égalant ou dépassant l’épillet , à nervures un peu scabres ; fleurs rapprochées , à glumelle inférieure convexe-ovale, membraneuse el parfois bifide au sommet, pourvue d’une arête plus ou moins longue , droite ou légèrement flexueuse ; glumelle supérieure aussi longue que l'inférieure ou à peine plus courte. — Eté. Champs cultivés, paagni les céréales. C«

Var. — mulicum. — Epillets à fleurs mutiques; glume généralement bien plus longue que l'épillet. — Mêmes lieux. AR.

Obs. L'Ivraie des champs , Lolium arvense Withering , est une espèce contestée et méritant,de l'être, car la description donnée convient assez à certains individus mal développés du £. temulentum. 11 n'en est pas ainsi du L. arvense Schrader, maintenant L. complanatum du même auteur. L'Ivraie aplatie est une plaute moyenne , annuelle, à chaumes grêles, à feuilles étroites. L’épi est peu long, bien que les épillets soient assez distants; l'axe est lisse ou presque lisse. Pendant Ja maturation , les épillets deviennent ovales-oblongs ; ils se composent de 5 à 7 fleurs plus petites que celles de l'Ivraie enivrante. La glume égale l’épillet ; quelquefois même elle est un peu plus courte. — Ce gramen.ne sera peut-être pas vainement cherché dans nos champs de lin.

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