ED
ment identité entre le R. acris des botanistes de l'ouest et le R. acris de Linné, plante cultivée dans les jardins sous le nom de bouton d’or. M. Alexis Jordan, examinant la question dans un mémoire publié en 1850, l'a résolue négativement. Il voit dans la plante de nos prairies une espèce nouvelle, qu’il nomme Renoncule de Boreau, Ranunculus Boræanus. Une souche très compacte, à fibres radicales contiguës, à bourgeons dressés, rapprochés, non prolongés en rhizômes, distinguerait suffisamment la nouvelle espèce de l'espèce linnéenne, caractérisée par une souche formée de rhizômes émettant des bourgeons ascendants revêtus d’écailles. Quelques autres différences moins sensibles, mais constantes, existeraient aussi : la Renoncule de Boreau aurait des feuilles plus découpées que celles de la Renoncule âcre ; et d’un vert plus foncé; l'écaille située à l'onglet de chaque pétale serait un peu plus longue ; les étamines seraient plus courtes, à filets plus fins, à anthères plus pâles; enfin les carpelles seraient mieux bordés et se termineraient par un bec plus étroit et moins courbé.— Si l'espèce proposée par M. Jordan était admise, le R. acris de notre flore deviendrait le R. Boræanus.
P. 14%. R. BuLBEUSE. R. bulbosus L.
Obs. Cette plante, avec des fleurs grandes et pleines, a pris place, depuis quelques années, danS nos parterres. C’est le nouveau ou grand bouton d'or des fleuristes.
P. 14, En tête de la 3e section.
R. opmioGcosse. R. ophioglossifolius Vill — Plante assez petite, rarement moyenne, annuelle. Tige ramouse, fistuleuse, glabre ou seulement poilue au sommet, droite ou faiblement ascendante, émettant souvent des racines près de la base. Feuilles glabres; les inférieures plus ou moins longucment pétiolées ,
ordinairement ovales-cordiformes, quelquefois {out-àfait cordiformes, quelquefois seulement ovales , tantôt entières, tantôt obscurément dentées , ou crénelées; les supérieures courtement pétiolées ou seulement atténuées à la base, elliptiques ou oblongues-lancéalées , souvent un peu dentées, à dents inégales, écartées, obtuses. Pédoncules opposés aux feuilles, effilés, poilus ou velus. Fleurs petites , d'un jaune assez luisant; sépales étalés, très caducs ; pétales abovales ; étamines peu nombreuses. Carpelles disposés en tête sphérique, ovoïdes-comprimés, bordés, tuberculeuxscabres, à bec court.— Été. Endroits herbeux, frais et voisins de la mer. TR. Roh-Haliguen, commune de Sarzeau (MM. Taslé et Pontarlier). — Cette plante se rapproche beaucoup de la Renoncule flammette par ses feuilles indivises , assez étroites vers le haut de la tige; mais elle se trouve, à raison de ses carpelles tuberculeux, dans une section différente.
P.16 FICAIRE RENONCULE. FICARIA RANUN- CULOIDES Roth.
Obs. Quelques auteurs modernes pensent que le nom de Ficaire renoncule à été donné à deux plantes bien distinctes. [ls les séparent, en laissant à l'une le nom depuis longtemps créé , et désignant.l’autre par le nom de F. à grandes fleurs, F. grandiflora. Les caractères distinctifs indiqués sont : — F; grandiflora Robert. Précoce , fleurissant dès le mois de février ou de mars. Tiges peu rameuses, presque droites. Feuilles ovalesorbiculaires, plus ou moins nettement crénelées, quelquefois entières, à base très échancrée, à lobes de l'échancrure arrondis et bien rapprochés. Jamais de bulbilles à laisselle des feuilles. Fleurs assez grandes: sépales d'un blanc jaunâtre, avec des nervures; pétales
oblongs, en coin à la base. Réceptacle très court:
carpelles ovoïdes, un peu comprimés, presque stipités, longs de 41/2 millimètres. Champs. —Æ, ranunculoides L. Printanière, fleurissant au commencement d'avril. Tiges ascendantes, grêles. Feuilles arrondies-réniformes, souvent un peu sinuées-anguleuses, offrant parfois des bulbilles à leur aisselle. Fleurs médiocres ; sépales verdàtres ; pétales assez régulièrement oblongs. Réceptacle un peu ovoïde ; carpelles ovoïdes-globuleux, ayant à peine 2 1/2. millimètres de longueur.— Lieux frais ombragés, fossés. — La plante que nous appelons F. renoncule présente quelques variations dans la forme des feuilles et dans la grandeur des fleurs; mais je ne crois pas que nous possédions deux espèces de Ficaires.
P.27, FUMETERRE GRIMPANTE. FUMARIA CAPREOLATA L.
Obs. Beaucoup de botanistes refusent à notre plante le nom linnéen que nous lui avons attribué, après mûr examen. Suivant eux, le possesseur de l’herbier de Linné, Smith, a rapporté mal à propos à la fumeterre grimpante unc plante qui en est seulement très voisine. Cette plante se montre en Angleterre et dans l'ouest de la France, tandis que l’autre n'appartient qu'aux provinces du midi. Les fleurs de celle-ci sont d'un blanc jaunâtre au lieu d'être rosées ou rouges; ses fruits sont lisses et même très lisses, au lieu d'être sensiblement rugucux. En réponse, on peut dire, que les ancicnnes phrases caractéristiques de la fameterre grimpante ne mentionnent ni la couleur des fleurs, ni l'état superficiel des fruits. M. De Candolle, en décrivant la plante dans la flore française , lui donne une corolle couleur de chair, à sommet d'un pourpre noir. Si le même autcur lui attribue des fruits lisses, . il attribue peu après le même caractère aux fruits. de
:— 803 — la fumeterre officinale, et ceux-ci pourtant sont un peu rugucux. Plus tard, dans le Systema regni vegetabils, lorsqu'ilne regarde plus la fumeterre grimpante comme absolument méridionale, lorsqu'il l'indique dans l’ouest, au Mans, il en caractérise encore les fruits de la même manière. On peut donc croire que M. De Candolle ne s'est pas servi du mot lisse dans un sens cigoureux et qu'il a négligé, en étudiant le fruit en question, quelques rides ou aspérités tardives, peu apparentes. Une observation extraite du catalogue raisonné des phanérogames de la Dordogne trouve ici sa place. M. Charles Des Moulins, auteur de ce catalogue, s’occupant de la fumeterre des murs, Fumaria muralis Sonder, fut conduit à examiner des échantillons de fumeterre eueillis dans les champs de l'Anjou, et envoyés par M. Boreau sous le nom de Fumaria Bastardi ; il vit avec étonnement que les fruits étaient lisses, mais il pensa que ces fruits n'avaient pas encore acquis le caractère qui marque leur parfaile maturité. Dès lors il comprit que le botaniste Allemand Koch avait pu, sans grosse erreur, attribuer des fruits lisses à l'espèce de fumeterre créée par Sonder. Poussant plus loin son examen, il mit en regard des échantillons angevins un échantillon de fumeterre qu'il avait reçu de Toulon sous le nom de Fumaria media Lois. Les fruits de cet échantillon, observés à l’aide d’une faible loupe, lui parurent aussi lisses que ceux des échantillons expédiés d'Angers;: mais, en faisant emploi d'un verre plus fort, il vit apparaître quelques rugosités sur ceux: des fruits qui: se trouvaient en pleine maturité. M. Des Moulins déelare, au reste, qu’il n’a aucun doutc sur l'identité dela plante d'Angers et de la plante de Toulon: Ainsi, le midi de la France possède une fumeterre semblable à celle qui, dans l'ouest, s’est longtemps nommée F. capreolata, sans aucune opposition. La plante méridionale portait sans doute
le même nom avant qu’on ne la fit rentrer, comme là plante occidentale, dans une espèce légèrement créée par M. Loiseleur Deslonchamps, F. media. Dira-t-on que le midi peut posséder, avec la plante nommée F. Bastardi, puis F. Boræi, la vraie fumeterre grimpante, F. capreolata L.? J'admets cette possibilité ; mais je crois que la preuve du fait est nécessaire et qu'il convenait de la fournir avant d'appliquer un nouveau nom à notre plante. M. De Candolle a-t-il confondu deux espèces en disant, FI. fr. suppl. , que la fumeterre grimpante se trouve dans presque toute la France méridionale et jusque près de Lyon ? L’examen des herbiers ne permet pas de croire à cette erreur. Les échantillons envoyés du mi&i, avec l’étiquette F. capreolata, ne diffèrent point essentiellement des échantillons récoltés dans les provinces de l'ouest, A la vérité, chez nous, la couleur des fleurs est plus rarement d'un blanc jauvâtre, l'éperon semble souvent plus allongé, les pédicelles fructifères sont moins souvent recourbés ; mais on ne peut voir en cela des différences spécifiques. D'ailleurs , un caractère commun, bien apparent, vient appuyer l'opinion qui réunit les deux plantes. Dans.les fleurs , le pétale inférieur ne reste pas connivent par le sommet avec les autres pétales ; il devient libre, lors de l’anthèse, et se courbe en arc vers la terre. J'ai indiqué ce fait dans la septième session du congrès scientifique de France, en communiquant aux naturalistes qui se trouvaient réunis au Mans un échantillon dela fumeterre grimpante, dont les pétales restaient tous connivents, parce que, contre la règle, le pétale inférieur était, comme le supérieur, pourvu d’un éperon: La corolle, dans cet état anormal, ressemblait à celle du geore Diclytra.
Entre les botanistes qui ont bien voulu admettre la nouvelle espèce,. il y a peu d'accord sur le nom
qu'elle doit porter. Pour les uns, c’est la fumeterre de Bastard, F. Bastardi Boreau; pour les autres, c’est la fameterre de Boreau , F. Borœi Jordau; enfin, pour un petit nombre, c'est la plante nommée par Sonder F. muralis. Cette dernière dénomination doit, comme la plus ancienne, obtevir la préférence sur les deux autres, à moins qu'il ne soit bien constaté que notre plante ne rentre pas dans la plante cueillie par Sonder aux environs de Hambourg. Le botaniste Allemand Koch indique, comme caractère principal de cette plante, des fruits globuleux-ovoïdes, obtus et lisses, fructibus subrotundo -ovatis , obtusis, lævibus.
M. l’abbé Delalande rapportait probablement la fumeterre de Bastard ou de Boreau à la fumeterre des murs, F. muralis, quand il à indiqué celle-ci dans les îles de Houat et d'Hœdic.
Les auteurs de la dernière flore parisienne, après une étude nouvelle de la plante connue dans Îe pays sous le nom de Fumaria capreolata, n'ont pas cru que ce nom düût être changé. Ils ont seulement signalé deux variétés, l'une à pédicelles fructifères recourbés, l’autre à pédicelles fructifères plus ou moins étalés. Celle-ci peut ne pas répondre-entièrement à la variété ambigqua de notre flore, qui présente, avec des pédicelles fructifères un peu dressés, une tige courte, non grimpante et des feuilles plus finement découpées que celles du type. Ces caractères, au reste, ne se trouvent pas toujours réunis; je-possède un petit nombre d'échantillons à tige courte et ferme, à feuilles assez finement découpées, et qui ont pourtant des pédicelles fructifères bien recourbés. En semant , près d’une haie ou parmi des buissons, les graines produites par. la variété, on obtient généralement le type.
..28. F.orricuware. F. officinahs L.
Var.—scandens Coss. et Germ. Fumaria media Lois.— Assez grande, à rameaux non diffus, à pétioles.
accrochants tortiles, .à fleurs assez pctites.— Haies de jardins. R. Lorient (N).— Dans les échantillons que je possède , les fleurs sont à peine moins rougeûtres que celles du type et la tache du sommet est d'un pourpre verdâtre. M. Loiseleur Deslonchamps attribue à sa plante une corolle d’un blanc purpurin, à sommet d'un pourpre foncé, MM. Cosson et Germain attribuent à la variété qu'ils-établissent des fleurs ordinairement blanches ou d’un blanc rosé.— La fumeterre confondue, Fumaria confusa Jordan , n’est peut-être que la variété grimpante de la fumeterre officinale; car on lui donne pour synonyme la fumeterre intermédiaire , F, media Lois. D'après une description qui paraît ad-. mise, la nouvelle plante, tantôt assez petite, tantôt assez grande, offre des rameaux:lâches et des feuilles très découpées, à lobes oblongs, à pétioles accrochants. Les fleurs sont assez: grêles, faiblement rosées ou blanchâtres, . à tache apicilaire d’un vert brun. Les sépales ovales-aigus, peu dentés, sont trois fois plus courts que la corolle et. n’égalent pas l'éperon. Les. pédicelles fructifères ne se recourbent pas: ils restent plus ou moins ouverts. Le fruit est presque globuleux, . à base large, à sommet un-peu déprimé, à surface lisse ou légèrement rugueuse.— Il me semble que cette description rapproche beaucoup la plante de la fumeterre officinale.
P.29. Après l'observation.
F. À FLEURS MENUES. F. micrantha Lagasca. F. densiflora DC.?— Assez petite ou moyenne, glauque. Tige faible, ascendante et quelquefois tombante, à rameaux diffus. Feuilles bi-tripinnées, à folioles bitripartites , à divisions courtes , linéaires ou presque linéaires ; pétioles et pétiolules étalés. Fleurs de 5 à 6 millimètres, en grappes d’abord très denses; sépales assez courts, ouverts, largement ovales, presque or: biculaires, brièvement acuminés, bien dentés, blan-
châtres ou légèrement rosés; corolle beaucoup plus étroite que le calice, ordinairement rougeûtre, quelquefois rosée, avec une tache brune-verdätre au sommet; éperon gros, arrondi. Pédicelles fructifères dressés ou seulement ouverts, ne dépassant guère la bractée; fruit globuleux, un peu déprimé au sommet, tuberculeux-rugueux.— La longueur des sépales relativement au pétale éperonné est d'an tiers au moins; elle est seulement d’un sixième dans la fumeterre à petites fleurs. — Été. Jardins des habitations rurales ou courtils. TR. St.-Gildas, en Sarzeau, Isle-aux- Moines (MM. Taslé et Pontarlier).
P. 31. MATHIOLE BLANCHATRE. Mathiola incana R. Br. Cheiranthus incanus L.— Plante moyenne, vivace, couverte d'un duvet blanc, épais. Tige droite, presque ligneuse inférieurement, devenant rameuse vers sa ‘partie moyenne; rameaux dressés un peu ouverts. Feuilles très oblongues ou lancéolées, entières, souvent un peu ondulées, molles. Fleurs assez médiocres, rouges ou violettes, quelquefois blanches , très odorantes; pétales à limbe obovale légèrement échancré ; stigmates courts, à dos gibbeux. Siliques longues, cylindracées, nullement glanduleuses. Graines bordées. — Été. Endroits rocailleux près de la mer. TR. Indiquée à M. Taslé par M. Pontarlier comme croissant à Belle-île, sur les glacis de la citadelle. M. Pontarlier la regardait comme spontanée.— La Mathiole blanchâtre à fleurs doubles orne depuis longtemps nos parterres. Son nom vulgaire est Giroflée ou Violier.
P. 32. BArBARÉE COMMUNE. Barbarea vulgaris R. Br.
Obs. Suivant quelques botanistes, la divergence des siliques, leur écartement de l’axe est un des caractères de la Barbarée commune. Ils rapportent à l'espèce créée par Andrzjowski, Barbarea stricta , la plante désignée dans les flores sous le nom de. Barbare
vulgaris, avec l'indication que les siliques sont appliquées ou dressées. J'ai noté que notre plante avait des siliques plus ou moins dressées; je ne l'ai point vue avec des siliques étalées. Si cette dernière disposition dessiliquesétait un descaractères absolus de la Barbarée commune, nous ne posséderions pas la plante.
P.33. B. nrermépiaiRe. B. intermedia Bor.
Nouv. loc. : Ploërmel (M. Sachet), le Fresne, en Néant. (N.)
B. PRÉCOCE. BP. prœcox R. Br.
Nouv. loc. : Ploërmel (M. Sachet).
P. 36. CRESSON pEs PYRÉNÉES. Nasturtium pyrenaticum R. Br. Sisymbrium pyrenaicum L.—Cette plante, décrite dans l'observation qui termine la page citée, appartient maintenant à. notre flore. Elle a.été recueillie par M. Sachet aux environs de Ploërmel. P. 41. DiPLOTAXE DES viGNes. Diplotaxis viminea DC. Sisymbrium vimineum L. — Plante assez pelile, annueclle, entièrement glabre. Tiges grêles, ascecndantes ou tombantes, simples ou très peu rameuses. Feuilles toutes ou presque toutes radicales, disposées en roselte, atténuées en pétiole, lyrées-sinuées ou pinnatipartites , très obtuses, à divisions courtes, triangulaires-ovales , dentées. Fleurs très brièvement pédicellées, petites , jaunes; corolle seulement un peu plus longue que le calice. Ovaire terminé par uu style court, filiforme. Siliques dressées.— Été, automne. Terrains sablonneux. TR. Sucinio,. en Sarzeau, Etel (M. Toussaints.) P. 45. RAIFORT MARITIME. Raphanus marilimus Smith.
Nouv. loc. : Ile de Conlo près de Vannes, côte d'Arradon (MM. Taslé et Pontarlier); Houat , Hædic et îlots voisins (l'abbé Delalande). En parlant de cette plante dans:son opuscule sur Hædic et Houat, M. Delalande ne la regarde que comme une forme très robuste du Raphanus Raphanistrum L., forme due à
l'état du sol. « Je l'ai vue, dit-il, en 1844, sur le Melvan avec de jeunes repousses de 60 centimètres à 1 mètre et plus d’élévation ; le lobe terminal des plus grandes feuilles mesurait 20 centimètres de large et la feuille atteignait 60 centimètres de long; mais ces pieds croissaient au milieu des déjections des oiseaux marins; et, en 1849, dans les îlots Valhuec et Glazic, ses dimensions étaient bien réduites et se rattachaient par de nombreux intermédiairesau R. Raphanistrum. » Le fait observé par M. Delalande me paraît sans force contre la spécification faite par Smith, spécification qui n'aurait pas été admise si elle n'avait eu pour fondement que la stature de la plante trouvée sur le rivage armoricain, Mais des différences plus notables existent entre cette plante et le Raifort ravenelle. Ces différences ont été indiquées et:bien précisées. Il faut maintenant les discuter sérieusement, les contester , pour avoir droit de dire que les deux plantes sont identiques ;il faut prouver que les caractères particuliers attribués au Raïfort maritime sont trop faibles ou ne sont pas constants ; qu’ilsse montrent quelquefois dans l'espèce commune, lorsqu'elle s'approche de la mer. Dans l’état des choses, je me contenterai d'opposer au fait observé par M. l'abbé Delalande un fait que j'ai souvent noté : dans les champs au bord de la mer. et même dans les dunes, où il passe quelquefois, le Raphanus Raphanistrum se montre tout à fait semblable à celui qui croît dans les champs éloignés de la côte; il ne tend aucunement à devenir Raïfort maritime.
P. 47. CRAMBÉ MARITIME. Crambe maritima L.
Nouv. loc. : Ile d'Hœdic, parmi les galets entassés sur le rivage, dans un seul endroit. Une vingtaine de
pieds : beaucoup moins dans l'île de Houat (M. Delalande).
P. 52. Avant le genre Teesdalie.
IBERIDE. 7BERIS L.
Calice plus ou moins dressé, un peu coloré, égal à la base. Pétales inégaux; les deux extérieurs bien plus grands que les deux autres. Style court, filiforme. Silicule ovale ou orbiculaire, échancrée au sommet ; valves à carène peu ailée; cloison étroite; loges monospermes.