L. pécouré. L. incisum Wild. L. hybridum DC
— Assez petit, annuel, légèrement poilu, d'un vert sombre. Tiges ascendantes, grêles, simples ou rameuses, Feuilles inférieures longuement pétiolées, cordiformes-arrondies, inégalement lobées-crénelées ; les supérieures plus grandes, courtement pétiolées ou presque sessiles, cordiformes ou comme rhomboïdales, Jobées, à lobes souvent dentés. Fleurs rougcûtres, en faux verticilles ordinairement rapprochés ; calice légèrement velu, à nervures souvent brunâtres, à dents Jancéolées-subulées, enfin divergentes; corolle à tube droit et peu long.— Printemps. Champs sablonneux près de la mer. TR. Larmor en Plæœmeur, Etel (N.)
L, PoURPRE. L. purpureum 1..—Assez petit, annuel, pubescent, un peu rougeàtre. Tiges ascendantes,, simples ou rameuses à la base. Feuilles pétiolées, cordi- formes-arrondies ou cordiformes, inégalement créne-
lées, un peu rugueuses. Fleurs rosées, très rarement blanches, en faax verticilles généralement rapprochés ; calice poilu, à dents lancéolées-subulées, enfin divergentes; corolle à tube peu:long, presque äroit, mumi en dedans d'un anneau de poils. — Print. Terrains cultivés, revers des talus; coteaux sablonneux. ‘FC
L. pcaxc. L, album L. Vulgit Ortie blanche.—Asser petit ow/moyen, vivace, légèrement velu où pubescent. Tigesascendantes, radicantes à la base, simples ou peu rameuses. Feuilles pétiolées , : cordiformesovales, plus ou moins acuminées, grossièrement dentées. Fleurs blanches nuancées de jaune; en faux verticilles assez écartés; calice poilu-hispide, à dents lancéolées-subulées , enfin divergentes ; corolle à tube assez long, courbé-ascendant, muni intérieurement d’an anneau dé poils, à lèvre supérieure allongée , courbée en avant, velue-laincuse en dehors, à lobes latéraux de la lèvre inférieure représentés chacun par deux dents. — Cette plante n’est probablement que naturalisée, — Print., été. Bords des haies près des habitations. TR. Lorient, Hennebont (N.) Vannes (M. Taslé).
GALÉOBDOLON. GALEOBDOLON Huds.
Calice en cloche, à 5 ou 10 nervures et.à 5 dents un peu. inégales, spinescentes. Corolle à tube Aégèrement, courbé;. à lèvre! supéricure obovale-oblongue, entière, courbée en casque; à lèvre inférieure divisée en trois lobes inégaux, aigus, Étamines toujours parallèles sous la lèvre supérieure ; lobes des anthères s'ouvrant par une fente commune. Nucules pire à sommet tronqué.
G. JAUNE. G. luteum Huds. Galeopsis he ciloliini EL. — Moyen, vivace, à racine tracante. Tige ascendante,
simple ou presque simple, légèrement pubescente, souvent accompagnée de rejets rampants. Feuilles pétiolées, ovales en cœur ou ovales-lancéolées, inégalement crénelées-dentées, plus ou moins poilues et souvent tachées. Fleurs assez médiocres, jaunes, en faux verticilles nombreux, distants, pourvus de bractées linéaires-sélacées, ciliées; calice assez poilu, à dents très divergentes après l’anthèse; corolle à tube peu long, muni intérieurement d'un anneau de poils. — Print. Bois, haies, buissons. AC.
GALÉOPE. GALEOPSIS EL.
Calice en cloche, à 5 ou 10 nervures, à 3 dents presque égales ou sensiblement inégales, spineseentes. Corolle à tube droit, à gorge dilatée offrant de chaque côte une dent creuse; lèvre supérieure ovale, courbée en casque ; lèvre inférieure trilobée, à lobes latéraux ovales et l'intermédiaire plus large, entier ou échancré. Étamines toujours parallèles sous la lèvre supérieure; anthères s'ouvrant par deux valves. Nucules obovales, à base trigone.
G. TÉTRABIT. G. tetrahit L. — Plante moyenne ct parfois assez grande, annuelle. Tige droite, rameuse, renflée sous les paires de feuilles et bien hispide. Feuilles longuement pétiolées , ovales acuminées ou ovales-lancéolées, fortement dentées, plus ou moins poilues, à poils roides. Fleurs très médiocres, en faux verticilles peu écartés; calice légèrement hispide, à dents longuement épineuses ; corolle rosée, rarement blanche, tachée en partie de jaune et de rouge, à tube court ou assez court, à lobe intermédiaire de la lèvre inférieure plane et presque carré.— Été. Bords des haies, bas des talus ombragés , bois. C.
— Ait —
G. Labane. G. ladanum L. — Plante assez petite ou moyenne, annuelle, pubescente. Tige droite, un peu grêle, à rameaux souvent très nombreux, ascendants. Feuilles courtement pétiolées, lancéolées ou lancéolées-linéaires, lâchement dentécs et quelques-unes entières ou presque entières. Fleurs médiocres ou assez médiocres, en faux verticilles peu nombreux, plus ou moins distants ; calice velu, un peu soyeux, à dents assez inégales, terminées par une épine courte ; corolle rouge, rarement blanche, ordinairement tachée de jaune, à tube assez long, à lèvre supérieure légèrement dentée, à lobe intermédiaire dela lèvre inférieure, large, arrondi, un peu crénelé. — Juilletoctobre. Champs sablonneux ou pierreux. R. Plæœmeur, Quibéron {(N.)—M. Aubry mentionne cette plante comme fort commune dans le Morbihan; mais tout fait croire qu'il l'a confondue avec l'espèce suivante.
G. SauNaTRE. G. ochroleuca Lam. G. grandiflora Roth. — Plante moyenne, annuelle. Tige droite, plus ou moins rameuse, mollement pubescente. Feuilles pétiolées ovales-lancéolées ou lancéolées, fortement dentées en scie, pubescentes-soycuses. Fleurs assez grandes, en faux verticilles assez rapprochés; calice soyeux, à dents inégales, faiblement épineuses; corolle ordinairement jaunâtre, quelquefois jaunâtre et rosée ou même entièrement rosée, à tube long, à lèvre supérieure incisée-dentée, à lobe intermédiaire de la lèvre inférieure arrondi, crénelé.— Juillet-septembre. Champs cultivés. C.
STACHIDE. STACHYS L.
Calice un peu campanalé, anguleux, à 5 dents presque égales, spinescentes. Corolle à tube court ou
assez court, muni en dedans d’un anneau de poils; 19°
lèvre supérieure concave, entière ou faiblement échancrée ; lèvre inférieure trilobée, à lobes latéraux ovales, à lobe intermédiaire plus grand, largement obovale ou en cœur renversé. Étamines d'abord toutes paral'èles sous la lèvre supérieure de la corolle, les deux grandes enfin fléchies en dehors ; anthères à lobes s'ouvrant par une fente commune. Nucules obovales ou arrondies.
S. pes pots. S, sylvatica V.. Vulg.t Ortie puante. — Moyenne ou assez grande, vivace, fétide. Tige droite, simpl peu rameuse, couverte de poils étalés, assez roïdes. Feuilles pétiolées , cordiformesovales, acuminées, fortement dentées, velues. Fleurs médiocres , en faux verticilles nombreux, très peu fournis, les premiers écartés, les autres rapprochés en épi; calice très poilu, à poils souvent glanduleux ; corolle d'un rouge brun, avec queiques raies blanches, à tube plus long que le calice. — Été. Bois, talus ombragés , bords des haies. C.
S. pes marais. S. palustris L.— Assez grande, vivace. Tige droite, simple ou presque simple, chargée sur les angles de poils courts, roides et réfléchis. Feuilles lancéolées, crénelées-dentées, plus ou moins pubescentes ; les inférieures très courtement pétiolées, un peu échancrées à la base ; les supérieures sessiles , presque embrassantes. Fleurs médiocres, en verticilles peu fournis, la plupart rapprochés en épi; calice hispide ; corolle rosée ou purpurine, tachée de blanc, à tube dépassant le calice.—Été. Marais, fossés humides, bord des eaux. AC.
S. DES cHAMPs. S. arvensis L.— Petite ou assez pe- Uie, annuclle, d’un vert jaunâtre. Tige droite, grêle, rameuse inférieurement, quelquefois simple, poilue-
hispide. Feuilles ovales-cordiformes ou ovales ; trés cbtuses, crénelées, poilues ; les inférieures pétiolées, les supérieures presque sessiles ou même sessiles, Fleurs petites, géiminées à l’aisselle des feuilles ou disposées en faux verlicilles très peu fournis, les premiers bien écartés, les derniers plus ou moins rapprochés; calice poilu-hispide ; corolle rosée, ponctuée de pourpre, à tube inclus.— Eté. Champs cultivés, sables. C.
S. ANNUELLE. S$. annua L..— Assez petite, annuelle, d'un vert pâle. Tige droite, très rameuse, pubescentescabre. Feuiiles glabres ; les très inférieures bien pétiolées, ovales-oblongues, crénclées-dentées ; les suivantes courtement pétiolèées ou presque sessiles, oblongues, plus ou moins dentécs ; les dernières sessiles, lancéolées, entières, mucronées , à pointe courte. Fleurs très médiocres, géminées à l’aisselle des feuilles ou disposées en faux verticilles très peu fournis et assez rapprochés; calice velu, à dents obliques , lancéolées, terminées par une épine pubescente. Corolle blanchâtre, à lèvre inférieure jaune, à tube un peu plus long que le calice.— Été. Terrains cultivés. TR.—Cette plante a été cucillie dans les jardins de Vannes par MM. Taslé et Pontarlier. Elle y croît depuis fort longtemps, et s’y montre aussi abondante que le Sénecon commun. L
BÉTOINE. BETONICA L.
Calice cjlindracé, un peu urcéolé, à 5 ou 10 nervures, à 5 dents presque égales, spinescentes. Corolle à tube long ou assez long, courbé ; lèvre supérieure ascendante, un peu concave, entière ou presque entière ; lèvre inférieure à lobes obtus, l'intermédiaire plas grand et parfois échancré. Étamines (oujours-parallèles sous la lèvre supérieure ;. lobes des anthères
— hit — s'ouvrant par une fente commune. Nucules oblorigues, très obtuses.
B. oFFICINALE. B. officinalis L.— Moyenne, vivace, velue ou pubescente, rarement presque glabre. Tige peu feuillée, droite, simple. Feuilles inférieures longuement pétliolées , ovales-oblongues ou oblongues, échancrées à la base, crénelées en leur contour; les supérieures oblongues ou oblongues-linéaires, crênelées-dentées. Fleurs médiocres en faux verticilles assez fournis, le premier écarté, les autres rapprochés en épi oblong et quelquefois en tête; calice peu sensiblement nervé, hispide à l'entrée du tube, glabre ou presque glabre en dehors. Corolle purpurine ou rosée, très rarement blanche, à lobe intermédiaire de la lèvre inférieure tantôt arrondi, tantôt échancré, avec ou sans crénelures ; étamines atteignant à peine la moitié de la lèvre supérieure.—Juillet-septembre. Bois taillis, lieux buissonneux, bords &es champs. TC. —On trouve aussi parfois la Bétoine dans les licux arides. Elle s'y développe mal et n’est plus qu'une petite plante. Dans cet état, elle est souvent très velue, à verticilles tous contigus,et paraît sujette à des déformations. Je l'ai vue avec des feuilles caulinaires entières, avec des verticilles prolifères, avec une corolle à lèvre supérieure bifide.