CHAMPIGNONS. — HYDNUM
pour un repas. — Après l'avoir essuyé, on le fait revenir à l’eau bouillante et on le cuit dans du beurre avec un peu de persil, de ciboule, poivre. et sel, etc., et on fait une liaison au moyen de jaunes d’œufs. On peut le cuire avec de la viande de veau en y ajoutant de la crême et du jus de citron. En Autriche, on le mange crû, en guise de salade, avec la chicorée et la mâche (salade de blé, valérianelle). La Fistuline est meilleure jeune que vieille. mais elle n’est jamais malfaisante. Sa chair mollasse, fibreuse, marbrée, plus ou moins rouge, donne assez bien à ce Champignon l'aspect de la chair du foie des animaux. On retire de la Fistuline une glu dite «glu de chêne. »
8° Tribu. — HYDNÉES.
Ces Champignons charnus, tubéreux ou coriaces, pédiculés ou sessiles, sont garnis de pointes, de piquants quelquefois dressés, mais le plus souvent dirigés vers la terre. Ces fonginées varient beaucoup par la couleur, la forme et les dimensions. — Sur la terre et les troncs d'arbres. — Plusieurs espôces charnues sont comestibles, aucune n'est signalée vénéneuse. Les Hydnes (Hydnum, PI. VII, fig. 3) sont bien moins répandues que les Agaries et les Bolets.