‹ Flore élémentaire des cryptogamesChapitre 171 sur 195 · CHAMPIGNONS. — TUBER · texte numérisé non relu

CHAMPIGNONS. — TUBER

Tribu des TUBÉRÉES.

Gertains auteurs classent la tribu des Tubérées dans les Périsporiacées proprement dites.

Les Truffes (PI. X, f. 4) sont des fongosités souterraines ressemblant à de petites pommes de terre souvent noires ou grises à l'extérieur, et veinéesmarbrées à l’intérieur. Les Truffes les plus estimées sont les : T. comestible (Tuber cibarium Bull), T. rouge (T. rubrum Bull.), T. musquée (7. moschatum Bull.).

Les Truffes fournissent un aliment et un assaisonnement des plus recher” chés, c’est le Champignon des riches. Les Truffes n'apparaissent ordinairement que sur les tables somptueuses. — Tous les gourmets le savent, les

PLANCHE X. — PÉRISPORIACÉES ET PYRÉNOMYCÈTES.

1. Penicillium chartarum Cooke. — 2. Aspergillus glaucus Limk. — 3. Sterigmatocystis nigru, fructification en section longitudinale optique, chacune des cellules obconiques - s’insérant sur la sphère porte quatre rameaux terminés chacun par une rangée de spores (conidies). — 4. Truffe comestible. — 5. Claviceps purpurea Kühn (Ergot du seigle), sclérote germant et produisant plusieurs stromas. — 6, Xylariu.

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plus estimées sont celles du Périgord, de l'Angoumois, du Querey et du Piémont.

Ge sont les chiens et les pores qui servent à découvrir les Truffes.

En Belgique, nous n’avons aucune de ces espèces comestibles; nous ne possédons que la Truffe blanche (T. album), qui croît sur les pelouses ombragées, sous les hôtres et les sapins. Elle n’est pas signalée comme vénéneuse; on n’en fait toutefois aucun usage. Certains auteurs la trouvent très aromatique; d’autres la signalent au contraire comme nauséabonde, ce qui est outré. Les animaux sauvages : loups, renards, sangliers, en paraissent très friands. La Truffe blanche n'offre pas la même difficulté pour la récolte que les espèces comestibles : elle croît près de la surface de la terre, qu’elle fendille par son développement.

Fam. 6. — PYRÉNOMYCÈTES.

Champignons vivant ordinairement dans les parties de plantes mortes ou mourantes, rarement dans les parties vivantes. sur les insectes ou sur le fumier. Le mycélium, pluricellulaire, consiste en hyphes délicates, hyalines où en hyphes dures, à parois brunes. Il croît ordinairement sur les écorces; parfois il est épiphyte et se trouve entièrement dans l’intérieur de la partie attaquée du végétal, Dans quelques cas, le mycélium donne naissance à des selérotes : corps sphériques, irrégulièrement tuberculeux ou en forme de corne, d’une consistance ferme, cartilagineuse ou charnue.

Les réceptacles fructifères à asques (périthèces) sont de petits récipients noirs, Sphériques, en forme dé calebasse, dépassant rarement un millimètre; ils contiennent un hyménium plus clair, gélatineux ou cireux, nommé nucleus. Ges réceptaeles sont munis à leur sommet d’un étroit orifice souvent prolongé en bec assez long.

Fréquemment les réceptacles sont réunis à un s{roma. Le stroma constitue, chez les Sphériacées à réceptacle composé, le Ghampignon dans le sens vulgaire de ce mot, c’est-à-dire la partie la plus importante en volume et donnant la forme à l’ensemble. — Ges réceptacles sont ou disposés librement à la surface du stroma ou enfoncés plus ou moins dans sa substance, souvent même en totalité et ne présentant que leur orifice à la surface de ce stroma. — Le mycélium et le s{roma donnent aussi naissance aux conidies, aux pyenides et aux spermogonies.

Une espèce de la tribu des Pyrénomycètes est particulièrement bien connue sous le nom d’Ergot du seigle (Claviceps purpurea Kühn., PI. X, f. 5). C’est seulement sous la forme de sclérote que nous remarquons l’Ergot du seigles au printemps suivant la récolte de la céréale, ce selérote se développe sur le | sol humide et donne lieu alors aux appareils fructifères dont les spores iront envahir les ovaires du seigle à l’époque de la floraison. On sait l'usage et l'abus parfois que fait la médecine de cette production cryptogamique.

184 CHAMPIGNONS. — URÉDINÉES.

Mentionnons encore les Xylarix Hill. (PI. X, fig. 6), Champignons à-tiges branchues, atténuées ou renflées en massue au sommet, noires à la partie inférieure et recouvertes à la partie supérieure d’une poussière fine et blanchâtre. Ces Cryptogames croissent sur les souches dans les bois. — On ne doit pas confondre les Xylaria avec les Clavaires; celles-ci sont toujours moins ligneuses, de couleur généralement blanchâtre ou jaunâtre et croissent le plus souvent sur la terre.

Poronia Willd. Poronie. — Petit Ghampignon pédiculé, présentant supérieurement la forme d’un disque blanchâtre d’un demi à 4 cent. de diam., ponetué dé noir par les orifices saillants des périthèces. Pédicule drapé, de 4 à 3 cent. de haut. — On rencontre assez souvent, sur le fumier de vache et de cheval, le P. punctata Pers.

Les Pyrénomycètes sont particulièrement nombreux en genres et en espèces. Ils croissent ordinairement sous l’épiderme des végétaux morts. Is sont noirâtres et coriaces.

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