OMBELLIFÈRES
[Fleurs hermaphrodites, rarement polygames ou dioîques par avortement, régulières; calice formé de 5 sépales, soudé à Tovaire, à limbe peu développé ou nul. Corolle formée de 5 pétales. Etamines 5 alternes avec les pétales, à anthères introrses biloculaires, longitudinalement déhiscentes ; styles 2, plus ou moins épaissis en stylopode à la base. Ovaire infère à 2 loges, uniovulées. — Fruit sec (diakène) formé de 2 méricarpes indéhiscents suspendus au sommet d'unecolonne centrale (columelle ou carpophore) ; chaque méricarpe muni de 5 côtes plus ou moins saillantes (côtes primaires), entre lesquelles se développent parfois 5 côtes secondaires; les intervalles entre les côtes sont qualifiées de tallécules ; dans l'épaisseur des méricarpes, canaux résinifères, longitudinaux, ordinairement colorés (bandelettes). Graines renfermant un embrjon très petit et un albumen épais, corné. — Herbes, sous-arbrisseaux ou arbustes à feuilles alternes, à fleurs disposées généralement en ombelles simples ou composées.
GENRE UNIQUE. ~ BUPLÈVRE. BUPLEVRUM, Lin.
Calice à limbe oblitéré. Pétales suborbiculaires, roulés en dedans. Fruit comprimé latéralement, dépourvu de côtes secondaires; côtes primaires égales, filiformes, aiguës ou subailées, parfois très réduites. Graine convexe sur le dos, plane du côté de la commissure. Plantes de consistance herbacée, sous - frutescente ou frutescente présentant des ombelles composées à involucre variable.
Bois. — Couches annuelles fréquemment divisées, bien distinctes par suite de la diminution du nombre des vaisseaux vers l'extrémité de la couche ; vaisseaux fins, rarement isolés, généralement groupés en réseau irrégulier, dendritique. Rayons peu nomoreux, fins, quoique bien visibles, un peu inégaux, ayant un peu plus d un quart de millimètre de hauteur maximum. Etui médullaire de cinq millimètres de diamètre, bois blanchâtre, devenant, dès l'âge de sept ans, cris presque noir, par suite d'un commencement d'altération.
Buplèvre arbrisseau. Buplevrum fruticosum. L. Feuilles sessiles, simples, alternes, coriaces, persistantes, vertes en dessus, glaucescentes en dessous, oblongues lan-
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céolées, mucronées, entières, muDÎes d'une bordure transparente. Fleurs petites ou ombelles composées terminales, à involucre et involucelles polyphyles, caduques. Fruit oblong, brun luisant, à côtes tranchantes. — Arbrisseau ou arbuste, dressé, rameux pouvant atteindre plus de 2 mètres de hauteur et plus de 30 millimètres de diamètre, à écorce de 2 millimètres au maximum d'épaisseur, lisse, avec de nombreuses verrues, se craquelant par places. Région méditerranéenne où il s'étend de Vaucluse à la mer ; d'Aix et Marseille aux Pyrénées-Orientales^ particulièrement commun dans ce dernier département, l'Aude et l'Hérault, il y couvre parfois des terrains vagues. Çà et là en Corse et en Algérie. Floraison juillet, suivie de la fructification.]
FAMILLE XXVL
ARALIACÉES. JUSS.
Fleurs hermaphrodites, régulières; calice adhérent à Tovaire, à limbe très court, 5-denté. Corolle de 5 pétales alternes, non onguiculés; étamines en nombre égal, alternes, périgynes, à anthères introrses, biloculaires, longitudinalement déhiscentes. Styles 5, libres ou réunis en un seul. Ovaire semi-infère, 5-loculaire ou, par avortement, 2-3-loculaire, dont chaque loge est uniovulée. Baie 2-5 loculaire, à graines contenant un embryon petit, enveloppé d'un albumen charnu.
Bois, — Tissu fibreux peu abondant, surtout au bord interne. Vaisseaux nombreux, assez gros, égaux, associés à un tissu lâche et mou ; formant avec lui la presque totalité du bois poreux de printemps; constituant dans la région médiane et dans Texterne des arcs ou des zones ondulés, concentriques, blanchâtres, séparés par du tissu fibreux plus foncé. Rayons sensiblement inégaux, médiocrement ou assez épais; quelques-uns, en fort petit nombre, devenant épais, assez hauts et constituant sur la section longitudinale de grandes maillures caractéristiques. — Bois poreux, mou, léger, sans aubier apparent, mat, blanchâtre ou grisâtre.
GENRE UNIQUE. — LIERRE. HEDERA. Lin,
Calice à 5 dents caduques; 5 pétales et 5 étamines; 5 styles soudés en un ; baie cerclée par les cicatrices des dents calicinales, à 3 loges monospermes. — Arbrisseaux sarraenteux, grimpants, à feuilles alternes,
ÂRALIÂGÉES.
simples, penninerviées et entières, ou palmatinerviées et lobées, toujours vertes, dont les fleurs sont en ombelles simples.
liierre grimpant. Heoera hélix. Lig. LieiTe-bois.
Feuilles pétiolées, simples, éparses, coriaces, persistantes, luisantes, d'un vert foncé en dessus, d'un vert pâle en dessous; celles des rameaux rampants profondément 3-5-lobées, à lobes entiers; celles des rameaux grimpants stériles, à 3-5 lobes moins profonds; celles des rameaux fleuris entières, ovales ou rhomboldales-acuminées. Fleurs petites, d'un jaune-verdâtre, en ombelles terminales, pédonculées, simples, arrondies. Baie globuleuse, noire, rarement jaune, cerclée vers son sommet par le limbe du calice et apiculée par le style persistant. — Arbrisseau à tige sarmenteuse grimpante ou rampante. Commun dans les forêts de toute la France; Algérie. Flor., septembre-octobre. Fructif., avril-mai de l'année suivante.
Le lierre produit des tiges et des rameaux très Port, allongés, relativement grêles, recouverts d'un rhytidome gris, garnis sur une de leurs faces de très nombreux crampons (racines rudimentaires), au moyen desquels il grimpe le long des rochers, des arbres et parvient à leurs sommets même les plus élevés. Lorsque cette tige ne trouve pas d'appui, au lieu de grimper, elle reste rampante à la surface du sol, ne fleurit jamais, mais se propage de proche en proche en s enracinant par dinérents points de sa longueur au moyen de ses crampons, qui s'accroissent en racines véritables. Le lierre Nuirition. n'est point cependant un végétal parasite, comme on le dit souvent ; il absorbe dans le sol et élabore lui-même la sève qui le nourrit et ne puise rien dans l'arbre qui lui sert de soutien. Il n'en est pas InconTéDienu moins très nuisible ; enlaçant et étreignant les tiges et les branches de ses nombreux sarments, il met un obstacle à la circulation de la sève et au grossissement de l'arbre, recouvrant de son feuillage abondant, serré et persistant, les rameaux les plus extrêmes, il y produit un couvert funeste au développement des bourgeons et de feuilles. Sa destruction doit être poursuivie dans les forêts, et il suffît, pour l'atteindre, de couper d'un coup de cognée le pied du lierre le plus développé. Sans communica-
20S ARALIACEES. — CORNÉES.
tion avec le sol, tout ce qui surmonte la section ne tarde pas à se dessécher et à périr. Taille. Le lierre peut arriver à d'assez fortes dimensions
et parvient quelquefois à se soutenir sans appui. L'on en voyait un, il n'y a pas longtemps, à Gignac, aux environs de Montpellier, qui était âgé de 433 ans et dont la souche principale avait 3 mètres de circonférence.
[Le lierre est fréquemment cultivé dans les jardins sous différentes formes auxquelles les horticulteurs ont donné des noms soi-disant spécifiques.] Bois. Le bois du lierre, sans résistance et sans durée,
est à peu près sans usage ; il pèse, étant complètement desséché à l'air, 0,442-0,648 {ColL Éc, For,). Produite Dans les pays chauds, on extrait, par incision, de
accessoires, la tige du lierre, une substance résinoide d'un rouge-brunâtre, acre, aromatique comme l'encens quand on la brûle et qu'on emploie comme vernis.
FAMILLE XXVIL
Famille voisine de la précédente, se distinguant par les verticilles floraux de 4 parties, l'ovaire entièrement infère, les fruits (nuculaines) à noyaux osseux, 2-loculaires. — Arbrisseaux dressés, à feuilles opposées (espèces indigènes), caduques, non stipulées.
GENRE UNIQUE. — CORNOUILLER. CORNUS. Lin.
Caractères de la famille. — Arbrisseaux à feuilles simples, entières; à nervures secondaires peu nombreuses, entières, pennées, arquées-convergentes vers le sommet; à bourgeons grêles, lancéolés, comprimés, revêtus de 2-4 écailles foliacées, velues, opposées-croisées. Ces bourgeons sont quelquefois réunis par 2 à chaque aisselle et, dans ce cas, le plus élevé est le principal.
(non apparentes); vaisseaux égaux, petits, isolés ou à peine réunis en petit nombre, uniformément répartis, si ce n*est à la fin de chaque couche, où ils deviennent rares et laissent une zone étroite de tissu fibreux. Rayons égaux et fins.
L'écorce ne forme qu'une seule couche de liber fibreux.
A. Fleurs jaunes, paraissant avant les feuilles, en cymes ombellées simples. Fruits ovoïdes, charnus, rouges, acidulés C. mâle 1
A*. Fleurs blanches, paraissant en été, en cymes corymbiformes composées. Fruits globuleux, petits, presque secs, noirs.. C. sanguin.. 2