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ÉLÉMENTS ACCESSOIRES

Vaisseaux.

nombre, fournissent des caractères précieux pour distiiguer entre eux les bois des principales essences feuillues.

Dans une même couche annuelle les vaisseaux qui s; trouvent répartis, du bois de printemps au bois d*autoniBe, peuvent être sensiblement égaux ou évidemment inégam entre eux. Dans ce dernier cas, les vaisseaux les plusgra appartiennent toujours, au moins chez les essences in<£gènes, au bois de printemps, qu^ils rendent plus mou iA plus poreux, les vaisseaux les plus petits au bois d*aih tomne, que la prédominance du tissu fibreux rend plus dur et plus compact. Tantôt le passage des uns aux aa très est brusque, tantôt, au contraire, il est gradué. Les bois à vaisseaux inégaux ont par cette cause même el indépendamment de la pâture de leur tissu fibreux, des couches d'accroissement très distinctes (chênes à feuilles caduques, châtaigniers, ormes, frênes, robinier, mûrier, micocoulier, etc).

Que les vaisseaux soient égaux ou inégaux, ils conservent les mêmes dimensions, ou peu s'en faut, dans tous les bois de même essence ; leur grosseur est par conséquent caractéristique. On peut sous ce rapport grouper les principaux bois comme il suit :

1» Vameaiix très gros. Chênes à feuilles caduques; châtaignier.

2» Vaisseaux gros. Orme, frêne, robinier, mûrier, micocoulier, noyer.

3^^ Vaisseaux assez gros. Bouleau, peupliers.

4« Vaisseaux fins. Erables, aunes, charme, coudrier, hêtre, platane, cerisiers, pruniers, tilleuls, marronnier, saules.

o" Vaisseaux très fins. Pommiers, poiriers, alisiers, sorbiers.

Dans le cas d'inégalité des vaisseaux, les plus gros seuls ont été pris en considération pour rétablissement des catégories qui précèdent ; ce cas ne se rencontre d'ailleurs que chez les essences des deux premières d'entre elles, à l'exception du noyer, dont les vaisseaux sont en même temps gros et égaux.

Nombre Le nombre des vaisseaux est sujet à varier suivant les

des vaisseaux, espèces ; leur proportion peut être inférieure, égale ou supérieure à celle du tissu fibreux. Puisqu'ils ont les parois plus minces, les cavités plus grandes, ils contribuent par leur abondance à diminuer la dureté et la densité des bois, à les accroître par leur rareté. Us dominent dans les

bo

bois des saules et des peupliers, ils sont en minorité dans le buis. Il ne faut pas oublier toutefois qu'ils ne déterminent pas à eux seuls les propriétés qui viennent d'être nommées et que la nature du tissu fibreux a sur elles une action très prononcée. Tel bois peut être plus dur et plus lourd qu'un autre, quoique plus riche que lui en vaisseaux.

La distribution des vaisseaux au milieu du tissu fibreux Disiribuiion d'une même couche présente, suivant les essences, la des vaisseaux, plus grande diversité et fournit d'excellents caractères distinctifs. A ce point de vue, on distingue des vaisseaux épars et des misseaux groupés.

Vaisseaux épars, — On range dans cette catégorie non seulement les vaisseaux solitaires, disséminés au milieu du tissu fibreux, mais aussi ceux qui sont réunis directement les uns à côté des autres au nombre de 2-10 et même davantage, de manière à former sur la section transversale des groupes ou des séries simples rayonnantes, dans lesquelles ils restent cylindriques ou deviennent prismatiques en se comprimant et s aplatissant plus ou moins entre eux. Ces groupes, petits, peu apparents, ne se relient pas les uns aux autres et, semblables en cela aux vaisseaux solitaires, restent disséminés dans le tissu fondamental. Les vaisseaux épars sont sensiblement égaux, rarement gros (noyer), ordmairement moyens, fins ou très fins ; leur répartition peut être la même dans toute l'épaisseur de la couche annuelle, de telle sorte que cette disposition, jointe à l'homogénéité du tissu fondamental, rend le bois de printemps semblable à celui d'automne, et que la distinction des accroissements annuels devient difficile (noyer, tilleul, bouleau, marronnier). Cependant, même dans' ce cas, il arrive souvent, comme la remarque en a déjà été faite, qu'à l'extrême limite du bois d'automne les vaisseaux manquent absolument, tandis que le tissu fibreux, devenu très serré et compact, y produit une zone étroite et mate qui sépare assez visiblement les accroissements successifs.

Bien qu'épars, il peut se faire que les vaisseaux ne soient point distribués en même nombre dans toute l'épaisseur de la couche annuelle ; dans ce cas, ils sont toujours plus nombreux et plus serrés dans le bois de printemps, qu'ils rendent moins compact, moins dur et moins coloré que le bois d'automne, où leur espacement est plus grand (cerisier, prunier, hêtre, aune).

Les vaisseaux solitaires ou lés petits groupes simples et rayonnants qu'ils constituent sont rarement distribaés d'une manière absolument uniforme, c'est-à-dire placés à des distances sensiblement égales les unes des autres Cette disposition s'observe néanmoins dans le noyer, ks saules; mais habituellement ils s'alignent, sans s'unir, dans certaines directions et déterminent des zones alte^ nativement plus poreuses et plus fibreuses (cerisier), o« des lignes rameuses, dendritiques, ployées en chevrons (bouleaux, peupliers), trop vaguement indi(^uéesd*aillears pour qu'on ne considère pas, dans la pratique, des vaisseaux senblablement distrioués comme épars et uniformément répartis.

Vaisseaux groupés. — Dans cette catégorie les vaisseaux, au lieu d'être à peu près uniformément répartis, n'occupent au milieu du tissu fibreux que certains points où ils sont très nombreux, très rapprochés et se réunissent en groupes, soit directement, soit le plus souvent par l'intermédiaire d'un parenchyme ligneux aisément reconnaissable. Ces groupes, très visibles sur une section transversale bien nette, y forment des dessins très variés, de couleur plus claire et mate.

Le groupement des vaisseaux peut être le même dans toute l'épaisseur de la couche annuelle (ajonc, pbilaria), ou bien il peut ne devenir apparent que dans la région externe, comme cela s'observe dans les bois à vaisseaux inégaux (chênes, châtaigniers, ormes, frênes, etc.). Dans ce cas, la zone de printemps est occupée par les gros vaisseaux qui y dominent, si ce n'est par leur nombre, au moins par la place qu'ils y tiennent ; elle est très poreuse, tandis que la zone d'automne est compacte, en raison du tissu fibreux qui s'y trouve en majorité. De semblables bois ont les couches annuelles très distinctes; ils sont souples, élastiques et nerveux, comme tous ceui

3ui sont formés de zones alternativement tendres et ures.

Les groupes apparaissent sur la tranche sous forme de lignes rayonnantes flexueuses et rameuses chez les chênes et le châtaignier; d'arcs concentriques courts ou très courts, rien qu'à la limite extrême de chaque couche, chez le frêne, le robinier, le mûrier ; de lignes concentriques très ondulées, plus ou moins allongées, chez les ormes et les micocouliers.

Le bois de l'ajonc, des philarias, des nerpruns, présente.

par suite du groupement des vaisseaux, sensiblement égaux et ne formant point de zone poreuse de printemps, un élégant roseau en dentelle qui occupe uniiormément toute la section transversale d'une couche et se continue de Tune à l'autre.

Il se trouve dans le bois de beaucoup de conifères, mais Canaux non dans tous, des cellules de nature spéciale, très petites résinifères. et à parois très délicates, qui sécrètent de la térébenthine (dissolution de térébenthine dans de Tessence). Ces pel- Iules sont parfois éparses et invisibles à l'œil nu (cyprès) ; le plus souvent elles circonscrivent une longue et grêle cavité dans laquelle elles déversent le produit de leur sécrétion. Elles donnent naissance de la sorte aux canaux résinifères, qui ne sont autres que des glandes creuses^ très allongées.

Les canaux résinifères sont disposés comme les vaisseaux parmi le tissu fibreux ; il en est aussi qui accom- Sagnent dans le sens radial des rayons médullaires ; ces erniers sont plus petits que les autres [et quelquefois peu] apparents.

A l'œil nu ou à la loupe, les canaux résinifères longitudinaux, de beaucoup plus importants, apparaissent sur la section transversale, sous la forme de trous ou de pores rappelant ceux qui résultent de la coupe de vaisseaux de moyenne dimension ; sur la section longitudinale, comme de très fins sillons. Quand le bois est vert et à l'état d'aubier il en sort, lorsqu'on les tranche, de la térébenthine ; quand il est parvenu à l'état parfait, la cavité en est remplie d'une résine concrète, jaunâtre ou brunâtre, qui produit des points de même couleur sur la section transversale, des traits allongés sur les sections radiales et tangentes.

Il est très facile de distinguer les canaux résinifères des vaisseaux, dont la présence n'est jamais simultanée dans le même bois. Les vaisseaux, lorsqu'ils existent, sont nombreux, souvent inégaux ; ils occupent toute l'épaisseur de la couche annuelle, dans laquelle ils sont uniformément ou inégalement répartis ; dans ce dernier cas, leur abondance décroit du bois de printemps au bois d'automne. Les canaux résinifères sont toujours rares, es- Sacés, de même dimension, inversement répartis ; ils font éfaut dans le bois de printemps, n'apparaissent que vers la région moyenne de la couche, pour, de là, se continuer jusqu'au bord externe.

Us manquent dans les sapins, sont petits, rares, peu apparents chez les épicéas, nombreux, assez gros ou gros et très visibles chez les mélèzes et les pins.

Moelle et canal médullaire.

Taches médullaires.

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