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Pistachier Lientisque. Pistacia Lentiscus. Lin

Feuilles alternes, persistantes, oppositi ou alterni-paripennées, de 6-12 folioles elliptiques ou oblongues-lancéolées, mucronées, entières, coriaces, glabres, d un vert sombre et luisant en dessus, d'un vert pâle et mat en dessous ; pétiole étroitement ailé. Fleurs en épis cylindriques, dressés, qui naissent 1 ou 2 à l'aisselle d'une feuille et égalent au plus la

(1) Pistachier de l'Atlas. Pistacia atlantica. Desf., en Arabe^ Betoum.

Feuilles caduques, composées de 7-9 folioles oblongueslancéolées, atténuées à la base, mucronées au sommet, légèrement ondulées sur les bords, très glabres; pétiole grêle, rebordé. Anthères et styles pourpres. Drupe ovale-globuleuse, de la grosseur d'un pois, d'abord d'un flave-pourpre, devenant bleuâtre à la maturité, légèrement acide, comestible. Grand et bel arbre de 20 mètres d'élévation sur 4 mètres de circonférence, développjant une cime très ample et très touffue. Commun en Algérie, mais généralement à l'état d'isolement ; s'avance dans le désert jusqu'au ^2* degré ; où il est très précieux par l'ombrage et par le fourrage qu'il procure ; s'élève dans la montagne jusqu'à une altitude de 1,400 mètres. 11 produit en abondance la même térébenthine que le pistachier térébinthe, et fournit le produit utilisé par les indigènes sous le nom d'Alk.

Le bois du pistachier de l'Atlas ressemble à celui du térébinthe, mais il est de plus grandes dimensions, de végétation plus rapide ; il présente des rayons plus épais, des vaisseaux plus tranchés et plus nettement séparés encore ; les uns, pros, produisant une zone poreuse plus apparente de un à plusieurs rangs, les autres très fins et groupés en nombre tellement considérable qu'ils égalent ou dépassent même en importance le tissu fibreux fondamental. L'aubier de ce bois est blanchâtre, facilement altérable; le bois parfait est d'un beau brun veiné, qui rappelle la couleur du bois de noyer.

TÉRÉBINTHACÉES.

Slation.

Taille.

Enracinement.

Bois.

Produits accessoires.

longueur d'une foliole ; verdâtres, à anthères purpurines. Drupe sèche, globuleuse-comprimée, apiculée, de la grosseur d'un pois, rouge, puis noire. — Arbrisseau ou arbre peu élevé, à odeur résmeuse prononcée, dont l'écorce est d'un brun rougeâtre et devient avec l'âge rugueuse-écailleuse. Lieux secs et arides de la région méditerranéenne. Flor., avril-mai. Fructif., novembre.

Le lentisque est un arbre de plaine ou de coteaux, qui croît seul ou en mélange avec les oliviers, myrtes, etc., et forme, en Corse, une partie du peuplement de ces broussailles appelées maquis. Il est très abondant en Algérie.

Cet arbre peut atteindre, au maximum, 4-6 mètres d'élévation sur 1 mètre à 1™, 80 de circonférence ; sa souche est très volumineuse, émet de nombreuses et fortes racines, longuement traçantes et drageonnantes, et repousse vigoureusement. Le tempérament est robuste.

Le bois du lentisque est blanc, blanc jaunâtre dans l'aubier, qui est nettement limité et assez abondant ; il prend à l'état parfait une jolie couleur rosée, parfois nuancée de jaune, avec un éclat légèrement satiné. Les vaisseaux de deux dimensions aui s'observent dans le bois des pistachiers sont ans cette espèce moins tranchés et moins nettemant séparés : les plus gros, ceux du bois de printemps, s'avancent jusque dans la région moyenne, mélangés avec les vaisseaux de la seconde sorte, lesquels sont très fins, groupés en séries simples ou multiples, produisant d innombrables petites lignes de couleur claire, assez allongées, rayonnantes, hiéroglyphiques. Ce bois est lourd, d'une densité allant de 0,757-0,876 {ColL Éc. For,) ; il est dur, se polit bien, sert en menuiserie et en ébénisterie, mais l'aubier en est très sujet à la vermoulure.

Le lentisque occupe le premier rang parmi les combustibles ; il brûle vivement, dure longtemps au feu et produit un charbon abondant qui se maintient incandescent jusqu'à combustion complète.

Les fruits contiennent une huile limpide, principalement propre à l'éclairage.

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Enfin le lentisque fournit la résine connue sous le nom de mastic de Chio, très employée en Orient, où l'habitude de la mâcher est universellement répandue, où on Tutilise en outre comme parfum et pour la préparation de vernis très brillants. On en provoque 1 écoulement par de légères entailles pratiquées dans Técorce. Le lentisque n'est point assez abondant en France pour qu'on s'occupe de l'extraction de ce produit ; la récolte paraît en être négligée en Algérie (1).

GENRE II. — SUMAC. RHUS. Lin.

Fleurs polygames ; calice à 5 divisions ; corolle de S

E étales étalés, insérés sur le bord d'un disque annulaire ypogyne ; 5 étamines insérées avec les pétales et alternes. Ovaire uniloculaire par avortement, umovulé ; 3 styles. Drupe presque sèche, irréçulière, à noyau osseux. — Arbres ou arbrisseaux des régions chaudes, à bourgeons à peine écailleux, à racines longuement traçantes et drageonnantes, dont les feuilles caduques, alternes, composées, rarement simples, ont une nervation qui rappelle celle des pistachiers, et dont les fleurs, petites, jaunâtres ou verdâtres, sont ordinairement groupées en grand nombre sous forme de thyrses ou de panicules.

Les sumacs sont représentés par des espèces nombreuses dont les produits offrent entre eux de profondes différences ; ils contiennent presque tous une térébenthine vivement odorante, du tannin, parfois des sucs laiteux très corrosifs, volatils, qui déterminent de violentes inflammations par le contact ou simplement par émanations ; quelques-uns de ces sucs, cependant, fournissent les vernis appelés laques. D'autres sumacs renferment dans le bois et dans Técorce des matières tinctoriales utilisées par l'industrie; enfin les fruits de quelques espèces sont inoffensifs, de saveur acidulée, agréable et deviennent comestibles.

Le bois des sumacs n'est pas moins variable, et l'on

(i) [Elle ne serait pas productive non plus que dans la

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peut prévoir cjue ce genre peu naturel, mieux étudié, sera Iractionne en plusieurs autres. Les caractères qui suivent s'appliquent aux bois des sumacs indigènes.

Bois. — Tissu fibreux moins compact dans le bois de printemps que dans le bois d'automne ; rayons moyennement serrés, égaux, très minces, courts ; vaisseaux inégaux, assez gros, formant au bord interne une zone poreuse bien prononcée dans laquelle ils sont dominants, diminuant en nombre et en dimensions jusqu'au bord externe, où ils sont fins, espacés, isolés ou reunis, 1-8, par groupes le plus souvent rayonnants. Aubier peu abondant, réduit à une ou à quelques couches ; bois parfait distinct, coloré, veiné ; accroissements annuels très visibles.

A. Feuilles simples, entières S. Fustet 1

A*. Feuilles composées, imparipeonées S. des gorroyeurs 2

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