‹ Flore forestière du globeChapitre 34 sur 142 · TRIBU DES CORYLEES · texte numérisé non relu

TRIBU DES CORYLEES

GENRE CHARME {Carpinus).

Caractères du genre Charme [Carpinus). — Feuilles caduques, isolées, alternes, dentées.

Chatons mâles solitaires, cylindriques, pendants; chaque fleur mâle est composée d'une écaille concave, abritant lo à i6 étamines à filets courts et à anthères uniloculaires.

Chatons femelles composés de fleurs disposées par deux à i 'aisselle d'une écaille représentant 2 stipules; chaque fleur femelle est formée d'une grande bractée foliacée, d'un calice à 4 ou 5 dents, adhérent lors de la floraison, et d'un ovaire à 2 loges uniovulées (2 carpelles), surmonté de 2 styles rouges allongés.

Glands disposés en chatons pendants et contenus chacun dans un im'olucre ouvert au sommet, très développé, monophylle, foliacé, trilobé et à lobe médian allongé.

Ces glands sont surmontés par les dents libres du calice; ils sont monospermes par avortement, et à péricarpe crustacé vert muni de côtes longitudinales.

Graines à cotylédons féculents, huileux, épigés à la germination.

Bois généralement dur, lourd, compact, homogène, avec des accroissements

ondulés.

Charme commun {Carpinus belulus, L.).

Caractères. — Arbre de taille moyenne, atteignant rarement 20'^^ de hauteur sur o"\3o de diamètre, se distinguant immédiatement par son tronc cannelé.

Fût couvert d'une écorce lisse et mince.

Branches nombreuses et grêles, formant une cime ovale ou arrondie. Bourgeons ovoïdes, aigus ou oblongs, recouverts d'écaillés poilues à leur extrémité.

Feuilles larges de 5"" à 6'™, longues de 8'™ à 10"", pétiolées, ovales, acuminées, doublement dentées, inéquilatérales et cordiformes à leur base, vertes et glabres en dessus, plus pâles et légèrement pubescentes eu dessous, à limbe plissé et comme gaufré entre les nervures secondaires très saillantes et au nombre de 10 à 10 paires par feuille.

Fleurs apparaissant en avril ou mai.

Graines mûrissant en octobre.

ANGIO?PKR.MES OU l 'IHILM S. l43

Le charme commun vil ordinairement de loo à i5o ans.

Son couvert est épais, mais à un degré moindre que celui du hêlre.

Ses feuilles se décomposent facilement sur la terre et donnent rapidement de l'humus,

Dans sa première jeunesse il a hesoin d'ahil. en raison du faible enracinement de son jeune plant; mais il demande la lumière d'assez bonne heure.

D résiste complètement aux gelées du printemps.

Enracinement formé d'un pivot bientôt oblitéré, puis de nombreuses racines latérales, généralement superficielles, faibles, traçantes, dirigées obliquement.

Bourgeons provenlifs plus nombreux et doués de ])lus de vitalité que ceux du hêtre; de là une grande facilité à rejeter de souche.

Reproduction abondante par semences.

Dès l'âge de 20 ans, et même au-dessous, le charme produit de grandes quantités de graines.

Aire géographique, climat, station. — Aire géographique analogue à celle du hêtre, mais plus resserrée principalement vers le Nord, TOuest et le Sud-Ouest^ et marquée par les points suivants :

Toulouse, embouchure de la Tamise, Copenhague, régions Sud de la Suède, Riga sur la Baltique, cours de la Duna et du Dnieper, Crimée, Nord du Caucase, Caspieime, Perse, Asie Mineure, Sud de Tltalie, Gênes.

En France, on trouve le charme commun en massifs dans les pays de plaines et de collines, sauf dans le Sud-Est, où il ne se rencontre qu'à l'état isolé.

C'est un arbre des climats tempérés, ne s'élevant guère à plus de iioo^ d'altitude dans notre pays.

Très résistant aux gelées du printemps, il redoute la chaleur et les expositions chaudes.

Sols. — Essence affectionnant les sols argilo-siliceux, ou argilo-calcaires, frais et même humides, à la condition qu'ils soient perméables, et redoutant les terrains très compacts, trop secs, marécageux ou tourbeux.

Races. — Il faut signaler les variétés pendula et pyramidalis, très ornementales dans les parcs.

Bois. — Bois blanc, dur, tenace, lourd, d'une densité moyenne de 0,800, se fendant difficilement, ne résistant pas longtemps aux intempéries, très exposé à la pourriture.

Aubier non distinct.

Accroissements annuels fexueiix, terminés à l'extérieur par une bande de tissu fibreux.

Vaisseaux assez fins, isolés ou groupés, disposés en bandes radiales, droites ou sinueuses.

Rayons médullaires inégaux, parfois en groupes mélangés de libres, et donnant alors, dans le débit tangentiel, de longues lignes grisâtres.

Produits. — Bois de service, qui, injecté, peut fournir de bonnes traverses et des étais de mines.

Employé, en raison de sa dureté et de sa ténacité, à la fabrication des pièces de frottement, des dents d'engrenage, des cannes.

Teint en noir, il est recherché pour la confection des bois noirs dits façon d'ébène, utilisés par les tourneurs et les ébénistes.

C'est le premier de nos bois de chauffage.

Son charbon est aussi des plus estimés.

Ses feuilles desséchées constituent un excellent fourrage.

Emploi cultural. — Le charme supporte bien l'ombrage. On le mélange très utilement au chêne pédoncule (4o''s de graines par hectare), afin de maintenir le couvert et la fraîcheur du sol.

Le chêne pédoncule, à couvert plus léger, doit être dominant au point de vue de la taille et du nombre.

Les deux essences aiment les mêmes sols et les mêmes climats; leurs enracinements, qui sont différents (l'un pivotant, l'autre traçant), permettent de mieux utiliser le terrain et d'obtenir un plus grand nombre de tiges sur une même surface.

Le charme donne au sol forestier, en même temps que la fraîcheur, de nombreux détritus.

Appliqué près du fût des chênes, ne dépassant pas leurs cimes en raison de sa petite taille, le charme a l'avantage d'empêcher ainsi le développement des gourmands sur le tronc de l'essence précieuse.

La facile reproduction du charme, au moyen de ses rejets et de ses abondantes graines, peut suppléer à sa faible longévité qui ne dépasse guère i5o ans.

Le couvert et les détritus fournis par le charme ont la plus favorable influence sur l'enracinement du chêne.

Il faut recommander le mélange du charme et du chêne dans les boisements.

Dans les jardins, le charme peut être taillé en haiçs et former des charmilles.

Ennemis du charme. — Peu d'insectes attaquent le charme. Nous ne citerons que les hannetons et le bombyx processionnaire, qui détruisent les feuilles, et le cheimatobia brumaria, phalène, qui s'attaque aux bourgeons.

Parmi les champignons, Vexoascus carpini produit sur les branches un afflux de sève donnant une sorte de balai de sorcier, et le nectria ditissima est la cause des chancres, qu'on remarque parfois sur la tige ou les branches. Les campagnols et les lapins rongent souvent l'écorce des jeunes brins, dont ils sont friands.

Charme d'Amérique {Carpinus americana, Michx.),

Caractères. — Petit arbre de 4"" à 5^ de hauteur.

Écorce grisâtre £ longues cannelures longitudinales. Feuilles ovales-oblongues, acuminées, inégalement dentées, à pétiole plus ou moins velu, le plus souvent rougeâtre.

Ces feuilles deviennent rouges à l'automne.

Chatons mâles provenant des bourgeons latéraux de l'année précédente.

Chatons femelles terminant, au contraire, des ramilles feuillées de l'année courante.

Fruit à côtes, enfermé dans une bractée trilobée d'environ 2 ,5 de longueur, et dentelée sur l'un des côtés du plus grand lobe; souvent l'un des deux lobes latéraux manque.

Aire géographique, climat, station. — Canada, Etats-Unis de l'Est. Essence aimant les terrains fertiles, bas et humides, situés au voisinage des cours d'eau et des étangs.

Bois. Produits. — Aubier presque blanc. Bois brun clair, à grain très fin et compact, servant surtout à fabriquer des leviers, des manches d'outils et autres menus objets.

Autres espèces de charmes.

Parmi les charmes qui habitent l'Asie du Nord, il faut mentionner le carpinus diunensis et le carpinus japonica.

Nous devons citer encore deux charmes de la Chine occidentale :

ANGIOSPERMES OU FKUILLUS. l4i

Carpinus Fargesii (Franch.), arbre du Su-tchuen, qu'on trouve notamment à Tchen-kéou-tin, et dont les feuilles sont cordées à la base.

Carpinus polyneura (Franch.), qui liabite]les mêmes régions et dont les feuilles sont lancéolées, obtuses à la base, longuement acuminées, et à dents serrées.

GENRE OSTRYER [Oslrya).

Caractères du genre Ostryer [Ostrya). — Genre comprenant des arbres de taille moyenne,

Périgone libre lors de la floraison, adhérent au fruit.

Fleurs mâles en chatons cylindriques; chaque fleur mâle est composée d'une écaille stipulaire, abritant 6 à 12 étamines, à anthères uniloculaires, barbues au sommet.

Fleurs femelles groupées par deux à l'aisselle d'écaillés stipulaires et disposées en chatons lâches, linéaires, dressés.

Chaque fleur femelle est composée d'un involucre clos au sommet et formé de bractées ovales soudées en utricule. Cet involucre renferme un périgone libre au moment de la floraison (adhérent au fruit), et un ovaire à 2 loges uniovulées.

Fruits disposés en un cône pendant et semblable à celui du houblon; chaque fruit est constitué par l'invokicre foliacé et le périgone adhérent au gland ovoïde, comprimé et dépourvu de côtes longitudinales.

Bois à vaisseaux disposés en lignes rayonnantes, courtes et simples, uniformément réparties, et à rayons médullaires égaux et minces.

Ostryer à feuilles de charme i Oslrya carpinifolia, Scop.).

Caractères. — Petit arbre de i5"^ à 20"^ de hauteur, en moyenne, sur 0°^ 20 à o™,3o de diamètre, ressemblant au charme commun.

Tronc à écorce d'abord lisse et d'un brun rougeâtre. puis devenant un rhytidome gris brun, gerçuré-écailleux, en partie caduc.

Cime en général ovale ou arrondie.

Feuilles ovales-acuminéss, arrondies à la base ou subcordiformes, longues de 7'^'" environ sur 4"" de largeur, doublement dentées, à 10 ou 17 paires de nervures saillantes en dessous et légèrement pubescentes.

Cônes de 3*^"^ à 5'^™ de longueur.

Involucre du fruit de 12^^"" à i8°^^^ de longueur sur 4°^^^ à -^^ de diamètre.

Gland petit, comprimé, grisâtre, lisse.

U Ostryer fructifie vers l'âge de 20 ans et vit généralement jusque vers 100 ans.

Sa croissance est lente.

Il repousse parfaitement de souche.

Son enracinement est à la fois pivotant et traçant.

Aire géographique, climat, station. — Aire géographique partant du Sud-Est de la France jusqu'en Asie Mineure, sans dépasser le 47^ degré de latitude, et limitée au Sud par la Grèce, l'Italie méridionale, la Sicile et la Corse.

On trouve l'Ostryer notamment sur le littoral de la Provence et de la région de Nice, dans les rochers du Var et des Alpes-Maritimes qui bordent la Méditerranée.

Sols. — Sols rocheux et de préférence calcaires.

Bois. Produits. — Bois rouge clair (ressemblant à celui du poirier), homogène, compact, tenace, 'ov.rd. d'une densité de 0,910, à vaisseaux Uns, à parenchyme C, — F.

et tissu fibreux unilormcmcnl repartis, à rayons médullaires égaux et invisibles à l'œil nu.

Ce bois a les qualités de celui du charme.

Emploi cultural, — Essence pouvant jouer le rôle du cbarme dans nos forêts du Midi, sjîécialement sur les terrains secs calcaires, refusés par le charme. C'est aussi ime espèce ornementale, apte à être taillée en charmilles.

Ostryer de Virginie {Oslrya virginica^ Wild.).

Caractères. — Petit arbre de 8^^ à i5"^ de hauteur, sur un diamètre généralement inférieur à o'",3o; écorce assez fine, crevassée dans le sens longitudinal; branches longues et minces, celles du bas s'ct«ndant beaucoup et souvent retombantes, mais portant des rameaux dirigés vers le haut, le tout constituant une cime ovale-oblongue, souvent aussi large que haute, hérissée de petites branches minces et raides.

Feuilles grandes, ovales-acumiuces, dentées, de 8"^"' à la'^"' de longueur sur 4*^"',5 de largeur en moyenne, à base cordiforme, munies de ii à 12 paires de nervures, souvent garnies de glandulcs stipitées.

Cônes longs de 3"" à 7'^^''".

Involucre de l'j^^^ à •22'"'^ de longueur sur 6™"^ à 10'"™ de largeur, garni de longs poils à sa base.

Aire géographique. — Amérique du Nord, Canada, Virginie et Etats-Unis de l'Est.

Sols. — Sols fertiles de préférence.

Bois. Produits. — Bois parfait d'un brun clair, teinté de rougeâtre, et parfois presque blanc, solide, très dur, résistant, très employé pour la fabrication des poteaux, des barrières, des leviers, des maillets, des manches d'outils, des essieux, etc.

GENRE COUDRIER [Corylus).

Le genre Coudrier se distingue du genre Ostryer par son périgone adhérent à l'ovaire lors de la floraison (au lieu d'être libre), et par son involucre ouvert au sommet (au lieu d'être clos).

II se différencie du genre charme par son involucre rormc de 4 feuilles (au lieu d'une seule feuille à 3 lobes), et par son gland ovoïde pointu (au lieu d'être ovoïde comprimé), lisse (au lieu d'être muni de nervures saillantes), à péricarpe ligneux constituant la noisette (au lieu d'un péricarpe crustacé).

Nous donnons les autres caractères du genre en même temps que ceux de l'espèce Coudrier noisetier {Corylus avellana. Lin.).

Coudrier noisetier (Corylus aveilana^ Lin.;.

Caractères. — Arbrisseau atteignant au plus 3"" à 4"^ de hauteur, ramifié dès la base et formant des toufi'es fournies. Souvent les maîtresses tiges se courojment et sont remplacées par des rejets droits, qui partent de la souche ou des racines.

Feuilles pétiolées, obovales-orbiculaires, doublement dentées, pubescenles sur leurs deux faces dans la jeunesse.

Fleurs mâles en chatons cylindriques pendants, paraissant dès l'automne qui précède l'année de la floraison, et fleurissant avant la foliaison.

Chaque fleur mâle est composée d'une écaille bractéale à la face interne de

ANGIOSPERMES OU KEl'IKLVS. t'i;

laquelle sont attachées 8 étamines uniloculaires extrorses, longitudinalement déhiscentes.

Chatons femelles ayant la forme de bourgeons ne se différenciant des bourgeons à feuilles que par les styles rouges saillants au sommet.

Fleurs femelles disposées par deux à l'aisselle d'une écaille, qui est formée de 2 stipules soudées. Chaque fleur femelle est composée d'un involucre à 4 lobes inégaux, d'un périgone adhérent denticulé au sommet et d'un ovaire à 2 loges uniovulées, surmonté de deux longs styles rouges.

Fruit appelé noisette, ovoïde-pointu, à péricarpe ligneux, uniloculaire par avortement, contenu dans un involucre foliacé, charnu à la base, ouvert au sommet, prolongé en lobes irrégulièrement découpés.

Graines à cotylédons huileux et amylacés, hypogés lors de la germination.

Fructification vers l'âge de lo ans.

Enracinement d'abord pivotant, puis devenant longuement traçant à l'âge de 3 ans environ.

Reproduction facile par boui-geons proventifs et adventifs, et par drageons.

Couvert épais.

Essence supportant bien l'ombre tout d'abord, mais demandant bientôt de la lumière pour se développer.

Aire géographique, climat, station. — Arbrisseau habitant toute l'Europe et s'élevant en montagne au-dessus du hêtre, jusqu'à 1400°^ d'altitude dans les Pyrénées.

Sols. — Sols frais de préférence, quelle que soit leur composition minéralogique.

Raees. — Parmi les -sariétés forestières, citons :

Glom,eraia, à fruits petits, réunis par groupes de 7 à 10.

Elongata, à noisette oblongue, subcylindrique,

Ovata, à noisette ovoïde plus courte que l'involucre.

Parmi les variétés horticoles :

Maxima, à gros fruits (du Piémont, de Sicile, de Provence),

Foliis aureis et Foliis atropurpureis, à feuilles très décoratives pour les parcs.

Bois. Produits. — Bois blanc, moyennement lourd et dur, d'une densité de 0,674, formé d'accroissements régulièrement circulaires, analogue à celui du charme, mais ne pouvant fournir, en raison des faibles dimensions de l'espèce, que du bon chauffage et d'excellent charbon.

Jeunes tiges servant à faire des cercles, des tuteurs, des paniers et autres objets de vannerie.

Amande du fruit comestible et contenant environ 60 pour 100 d'huile.

Emploi cultural. — Espèce améliorante en raison de son couvert épais, excellente pour fixer les terres en pente, à l'aide de son puissant enracinement.

En montagne le coudrier noisetier peut rendre les plus grands services comme essence transitoire, pour reboiser finalement en sapin pectine; ce dernier est protégé par l'ombrage du coudrier et réussit bien mieux en mélange avec lui.

Ennemis. — Le coudrier a peu d'ennemis. Parmi les insectes on peut signaler :

Vapodère du coudrier, charançon rouge qui enroule les feuilles en un cornet, dans lequel il dépose i à 3 œufs.

La balanine des noisettes, autre charançon qui place ses œufs dans les ovaires et rend la noisette véreuse.

La saperde linéaire, coléoptère dont la larve vit dans les jeunes pousses.

l48 FLORE FORESTIÈBE GÉNÉRALE DU GLOBE.

Parmi les champignons, le nectria ditissima peut être la cause de chancres sur les branches.

Entre autres coudriers exotiques, signalons le Coudrier de Chine {Corylus sinensis, Frahch.), grand arbre qui entre dans la constitution des forêts de monta<^nes du Yunnan (Chine occidentale), et qu'on trouve notamment dans les gorges de San-tchang-Kéou), route de Tali à Ho-Kin, vers 2200™ d'altitude.

C'est une essence, de i5"^ de hauteur environ, dont le port est analogue à celui du tilleul; cime pyramidale; très grandes feuilles longues de S*^" à i5'", ovales, inéquilatérales, cordiformes, acuminées, d'un vert foncé, à dents peu profondes.

Les fruits sont agglomérés, et chacun d'eux est enveloppé complètement par sa bractée, qui se prolonge supérieurement en un tube court à lobes divariqués.

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