GENRE COTONNIER
Gossypium,
Le genre cotonnier (gossypium) produit des graines couvertes de longs poils minces, unicellulaires, qui servent à fabriquer les étoffes de coton.
Les diverses espèces sont herbacées ou constituées par de petits arbrisseaux.
Le cotonnier à trois pointes (gossypium iricuspidaium) est un arbrisseau de i'" à 2^ de hauteur qu'on trouve aux Antilles; il est caractérisé par son écorce verte à petits points noirs glanduleux, ses feuilles alternes, un peu en cœur à la base, divisées en trois lobes courts et pointus, ses grandes fleurs d'un jaune pâle, pourprées vers les bords, son calice à 3 folioles, sa corolle à 5 pétales portant une tache rouge à leur base, ses étainines nombreuses, son ovaire supère, ovale-oblong, entouré d'un nectaire et surmonté d'un style fdiforme terminé par 3 stigmates, son fruit capsulaire ovale à 3 ou 4 valves, ouvrant 3 ou 4 loges, qui contiennent plusieurs graines obovales-pointues. Ces graines sont entourées d'un duvet très fin adhérent au péricarpe : c'est le coton.
Les sols qui conviennent le mieux à cette espèce sont les sols légers, même arides, sur lesquels il ne pleut qu'au printemps; les régions à pluies périodiques ne sont pas favorables à sa végétation.
Le cotonnier commun (gossygiura herbaceum), originaire de l'Asie orientale, a des fleurs jaunes. Il est ligneux dans la zone tropicale, herbacé en dehors de cette zone. Il fournit le coton commun du commerce.
Le cotonnier arborescent (gossypium arboreum), originaire d'Afrique, est toujours un vJgétal ligneux.
Le cotonnier des Barbades (gossi/pium larhadense), a des feuilles assez profondément dhasées, des pétales jaunes marqués à leur base d'une tache violacée ou rouge, des graines couvertes de poils pouvant atteindre o'^^jOS de longueur, et fournissant le Sea-Island, variété de coton très estimée.
La cultiire du coton a pris une extension considérable, principalement aux États-Unis. La Caroline du Sud, la Géorgie, le Mississipi, le Texas, en produisent des quantités considérables.
Les tissus et fils de coton ont une énorme importance commerciale.
Les graines de cotonnier, privées de leurs poils, fournissent une huile très employée pour la fabrication des savons.
Parmi les autres emplois du coton, citons :
Le coton-poudre, explosif obtenu en traitant le coton par l'acide azotique et l'acide sulfurique;
Le coton hydrophile, utilisé en chirurgie, et obtenu en traitant le coton par vme solution de soude ou de potasse, qui le débarrasse des substances azotées.
Arbre à coton ou Ouatier.
Bomhax malabaricum (D, C).
En indien, Semul ou Mullu-buraga; en annamite, Gôn-Rung; en brésilien, Ceiba; en néerlandais, Dang-Dur ; en vénézuélien, Ceibo.
Arbre énorme, pouvant atteindre 5°^ de tour à hauteur d'homme, originaire des régions tropicales d'Asie, d'Amérique, d'Afrique, commun dans les forêts du sud de l'Inde, du Malabar, du Bengale. On le trouve aussi aux Antilles, au Mexique, au Venezuela, au Brésil, sur la côte occidentale d'Afrique, du Sénégal au Congo, et en Australie.
Aux Indes, il parvient à de grandes dimensions, surtout dans les régions sèches, au Deccan et au Guzarat.
Le tronc porte de gros aiguillons aigus, résistants.
Les feuilles sont alternes, digitées, composées de 7 folioles entières, ovaleslancéolées, acuminées au sommet.
Le bois est blanchâtre, très léger, d'une densité de 0,202 à l'état sec, d'un travail facile, spongieux, fibreux, peu solide, peu durable. A l'air, il se détériore vite. Dans l'eau, il résiste bien aux attaques des insectes et des champignons.
On l'emploie pour la fabrication des caisses d'emballage, des boîtes, des gouttières, des jouets, des coupes et couverts en bois, des tambours, des allumettes, des cercueils, des radeaux, des planches légères, des flotteurs pour filets de pêche, de la pâte à papier. On en fait des canots légers et longs, d'une seule pièce.
Cette espèce produit une gomme légère (gomme de bombax), tonique, astringente, aphrodisiaque. L'écorce du tronc, épaisse et fibreuse, sert à confectionner des cordes. Les fleurs sécrètent un suc purgatif et diurétique. Les fruits capsulaires contiennent une soie grisâtre, fine, courte, se tissant mal, mais utilisée pour rembourrer les coussins, les canapés, les oreillers. La racine est astringente, aphrodisiaque, tonique.
Didu ou Faux semuL
Bombax insigne (Wall.).
Grand arbre qu'on trouve spécialement sur la côte ouest des Indes anglaises, à Chittagong, dans les districts de Burma et des Andamans.
Le bois est blanchâtre, très léger, mou. plus durable que celui de Bombax
ANGIOSPERMES OU FEUILLUS. 355
mcdabaricum. On remploie pour la fabrication des caisses d'emballage et les ouvrages légers. Il est bon pour la pâte à papier, bien qu'il soit assez difficile à broyer; pour les allumettes, il est très estimé.
L'essence abonde dans les forêts des îles Andamans, tout parliculièrement.
Bombax camhodiense (Pierre).
Arbre de 20™ à 25"^* de hauteur, habitant les petites montagnes cambodgiennes de Tràn, voisines du canal d'Hatien.
Le tronc grisâtre peut mesurer 12"^ à 18™ de longueur; il est recouvert de fortes épines coniques; il en est de même des rameaux.
Cette essence est caractérisée par ses feuilles velues en dessous, ses pédoncules floraux allongés, ses pétales velus sur les deux faces, son style pubescent.
Bombax monpoxensis (H. B.).
Très gros arbre de l'Amérique tropicale, qu'on trouve en particulier au Venezuela (nom local : Saquisaqui ou Cedro dulce).
Il fournit un bois rosé, de qualité supérieure à celle de toutes les autres espèces du genre.
Il est estimé autant que celui du Cedrela (Cedro), et employé pour les constructions, la fabrication des tonneaux...
Bombax buonopozense (Pal. Beauv.).
Au Soudan et au Sénégal : Doundoul, Djohi, Bounkoun, Boumou.
Grand arbre du Sénégal et du Soudan, qui atteint 20^ de hauteur sur o'ï^,8o de diamètre et (!(-e l'on désigne en Afrique occidentale sous le nom de Fromager à fleurs rouges,
La cime est étalée et un peu arrondie. Les jeunes branches sont mmiies d'épines.
L'écorce, de o'",oo8 environ d'épaisseur, est grise à l'extérieur, d'un blanc crème à l'intérieur, et porte des fentes profondes.
Les feuilles sont alternes, palminerves, longuement pétiolées, composées de 6 à 7 folioles aiguës au sommet, ovales-allongées à la base, d'un vert plus foncé en dessus qu'en dessous, à nervure médiane saillante, à limbe ondulé.
Les fleurs rouges ont un calice à 5 lobes irréguliers, et 5 jjétales soudés à leur base.
Le fruit est une capsule à 5 loges, contenant une sorte de laine.
Le bois, d'un rouge pâle, est tendre, léger, d'une densité de o,3ôo, attaquable par les insectes et les termites.
On l'emploie pour fabriqvier des caisses d'emballage, des meubles légers, des pirogues, des sabots, des calebasses, des cuillers.
Les feuilles en décoction sont fébrifuges. La laine, qui enveloppe les graliies, S-^rt à garnir les matelas et les coussins; elle est appelée Kapok, en Afrique occidentale.
Baobab.
Adansonia digitata L.
Au Brésil : Icihoicica. En Abys>inie : Dima. Aux Indes : Gornk-Cheniz. Au Sénégal : Aloo.
Le baobab est le plus gros de tous les arbres connus. Son diamètre atteint 8'". La hauteur du tronc ne dépasse guère i5°^ à 20"*. Les dimensions diminuent d'ailleurs à mesure qu'on s'éloigne de ses stations littorales.
Il est originaire de Sénégambie. On le trouve dans toute l'Afrique, en Egypte, dans les îles du Cap-Vert, Il a été introduit et naturalisé aux Indes, dans l'Ame* ri que tropicale, à la Réunion.
Le tronc énorme est couronné de grosses et longues branches horizontales, portant des rameaux étalés; ce qui lui donne un aspect à la fois bizarre et imposant.
Les feuilles sont caduques, alternes, digitées, composées de 5 à 7 folioles ovales» acuminées, presque cunéiformes.
Les fleurs sont blanches, parfois légèrement teintées de lilas.
Les fruits très allongés peuvent mesurer plus de o™,4o de longueur.
Le bois est blanc, mou, spongieux, peu employé dans l'industrie.
Adansonia Gregorii (F. Muell.).
Arbre gigantesque comme grosseur, atteignant 6°^ à 8°^ de diamètre, avec 10"^ à 12™ seulement de longueur de tronc.
Il habite les régions nord de l'Australie [Gouty-tree],
Les fleurs sont d'un blanc jaunâtre.
Le fruit, moins gros que celui à'' Adansonia digitata, renferme une substance farineuse enrobant les graines, et qui, fondant dans la bouche, rafraîchit agréablement.
Le bois, très mou et poreux, contient un mucilage gommeux qu'on obtient par compression et qui est apprécié dans la boisson.
Adansonia madagascariensis (H. Bn.).
Arbre à tronc renflé à la base, et atteignant 10°^ à i5°i de hauteur sur o^ à 4"^' de diamètre.
Il habite Madagascar; les Malgaches le désignent sous le nom de Bontona ou Za,
Les fleurs rouges sont très belles.
La pulpe du fruit est alimentaire.
Les graines fournissent une huile qui peut être utilisée.
Le bois tendre et spongieux n'est pas employé; mais par compression, il donne un suc laiteux, buvable mais assez insipide.
Fromager ou Kapokier.
Eriodendron anfractuosum (D. C).
Au Sénégal: Bintaforo. Au Venezuela: Ceiho Johillo. A Madagascar: Hàmha^ Au Mexique : Ceiba Pochote. En Malaisie : Kapok. A Java : Randoe. En Annam : Cây-Gôn. Au Cambodge : Ko ou Roko. Au Sovidan: Bentignevi ou Banan.
Arbre très grand, dont le tronc hérissé d'aiguillons acérés peut atteindre 3o"^ de hauteur sous branches.
Il est originaire de l'archipel indien, et assez répandu dans l'Inde continentale. On le trouve sur plusieurs points de la côte occidentale d'Afrique, à Madagascar, aux Antilles, au Mexique, au Venezuela. C'est un des géants des forêts de Java et de Sumatra. On le rencontre aussi au Sénégal et au Soudan.
Son tronc élancé est généralement dénudé du bas et découpé en plis singuliers; il domine la végétation voisine.
Les branches sont disposées horizontalement et par étages, peu feuillées dans la saison sèche, et servant d'appuis à de nombreux végétaux épiphytes.
ANGIOSPERMES OU FEUILLUS. 357
Les feuilles sont palmées, composées de 5 à S folioles entières, ovales-lancéolées, mucronées, glauques en dessus.
Les fleurs assez grandes sont jaunâtres.
Les fruits coriaces sont des capsules allongées qui contiennent de nombreuses graines enveloppées dans des filaments brillants et fins comme de la soie, pouvant remplacer l'ouate {Kapok) : D'où le nom d'arbre à coton ou ouatier. Cette laine fine ne peut être tissée, parce que les filaments sont trop cassants et trop courts ; mais elle est recherchée comme ouate végétale, pour garnir les oreillers et les coussins.
Le bois blanchâtre, tendre, léger, d'une densité de o,33o environ, n'est guère employé que pour la fabrication des vases des indigènes.
L'écorce verte et lisse fournit des fibres grossières.
Le tronc de l'arbre donne une gomme transparente, jaune pâle, analogue à la gomme arabique.
Les feuilles et les fleurs, de même que les racines, sont mucilagineuses et émollientes.
Les fruits jeunes sont alimentaires, à la fois adoucissants et astringents.
Les graines contiennent 20 à 25 pour 100 d'huile, utilisée dans la fabrication des savons.
Le fromager est cultivé pour Vouate de ses graines. Un arbre peut rapporter au bout de 3 ans.
Java, l'Inde, Ceylan, la Jamaïque, l'Australie exportent de grandes quantités de Kapok.
Eriodendron guineense (Schum. et Thon).
Noms vernac : Tonko, Nguéhié, Egua, En anglais : Cotton-bree. Nom des colons : Fromager.
Grand arbre de l'Afrique occidentale française, qui mesure 40^^^ à 00°^ de hauteiu" sur 2°^ à 2™,5o de diamètre; le tronc porte à sa base des épaississements ailés; de grosses racines rampent sur le sol jusque vers 4o™) parfois autour du pied do l'arbre.
Les feuilles sont pétiolées, digitées, composées de folioles de 0^,10 à o°^,i8 de longueiu- sur o°^,025 à o°^,o4o de largeur.
Les fleurs sont disposées en ombelles. Le calice est urcéolé, à 5 lobes, long de o°^,oio à o™,oi2. La corolle est longue deo°^,o3oà o°^,o35, à 5 pétales d'un blanc jaunâtre, soudés entre eux sur o™,oo3 à o°^,oo4 de leur base. 5 filets staminaux sont terminés chacun par 3 anthères sinueuses. L'ovaire est subsphérique, divisé en 5 loges renfermant chacune de nombreux ovules. Le style est terminé par un stigmate capité. Le fruit est petit, cylindrique, aigu à son extrémité.
La bourre soyeuse et légère, qui enveloppe les graines, est un « kapok » utilisé pour les coussins.
Le bois blanc jaunâtre, très léger, ne pe^it être employé qu'à l'intérieur des habitations, pour des usages domestiques.
Durion.
Diirio zibethinus L.
En Malaisie : Doeren. Au Soudan : Kadoe.
Grand et bel arbre fruitier, ayant l'aspect d'un orme, et pouvant atteindre 25™ de hauteur.
Il est originaire de l'archipel indien et de l'Asie tropicale.
i5S r^ Iflore forestière générale du globe.
Les feuilles sont alternes, simples, entières, ovales-oblongues, acuminées, épaisses, penninerves, parsemées de poils écailleux.
Le fruit alimentaire est volumineux, ovale ou globuleux, subligneux, indéhiscent ou s'ouvrant à peine en 5 valves, couvert de fortes épines; à l'intérieur de cette sorte d'écorce, se trouve une pulpe blanchâtre, molle, savoureuse, enrobant les graines; cette pulpe possède la plus délicieuse sa\>eur alliée à Vodeur la plus infecte; elle est aphrodisiaque: la civette zibeth en est très friande; de là le nom de l'espèce.
Les graines, de la grosseur d'un œuf de pigeon, se mangent grillées.
Le bois est d'un brun rougeâtre, dur, assez solide, mais exposé aux attaques des insectes. On l'emploie pour les constructions et les charpentes à l'intérieur) car à l'extérieur et à l'humidité il pourrit rapidement.
Ceiba glazioçii (K. Schm.).
En Argentine : Paineira,
Arbre de i5™ de hauteur environ sur i"^,5o de diamètre.
Il habite l'Argentine, et notamment la province de Misiones.
L'écorce est assez épaisse, et porte des aiguillons.
Le bois est blanc, compact, peu élastique, très mou et très léger, de très peu de durée, se tourmentant et se fendillant beaucoup à la dessiccation. C'est une essence qui peut être utilisée pour la fabrication de la pâte à papier et remplacer le liège dans plusieurs de ses emplois.
Ceiba pubiflora (S. Hil.).
En Argentine (régions du Cliaco) : Palo borracho.
Arbre de l'Argentine, pouvant atteindre iS"^ de hauteur sur plus de 1*^ de diamètre.
L'écorce est épaisse, d'un gris verdâtre, armée de gros aiguillons coniques. Le bois est rosé, compact, fragile, mou, très léger. II peut se substituer au liège pour certains travaux.
Ochroma lagopus (Sw.)
Aux Antilles : Boisflot. Au Venezuela : Balso.
Petit arbre de lo"^ à i5™ de hauteur, habitant les côtes de l'Amérique tropicale.
Les feuilles sont cordiformes, à 5 lobes denticulés, pubesccntes, jaunâtres en dessous.
Le fruit s'ouvTe en 5 valves couvertes d'un duvet fauve et court; il présente l'apparence d'une patte de lièifre; d'où le nom de l'essence appelée parfois patte de lièffre.
Ce fruit contient une masse de filaments soyeux, qui constituent une sorte d'ouate.
Le bois est extrêmement léger, très tendre, possédant la compressibilité mais non l'élasticité du liège; il peut cependant remplacer celui-ci dans une foule de ses emplois : flotteurs, bouchons....
L'écorce de la racine a des propriétés émétiques.
Ochroma tomentosum (Wild.).
En Colombie : Palo de balsa.
Petit arbre de mêmes dimensions que le précédent, et habitant spécialement la Colombie.
Il se distingue par ses feuilles cordiformes et trilobées. Son bois très léger sert à la construction des radeaux.
ANGIOSPERMES OU FEUILLUS. SSg
Ckorisia insignis (Knlli.).
En Argentine : Palo-borracho. Au Paraguay : Samuhu-pyta.
Arbre gigantesque dont le tronc, en forme de tonneau, peut dépasser 20™ de longueur sur 2^^ de diamètre.
Les feuilles sont alternes, composées-digitées, à 5 ou 7 folioles glabres, glau oescentes en dessous.
L'écorce est verte, munie d'u)i petit nombre de grands aiguillons coniques; les fibres du liber peuvent être utilisées pour fabriquer des liens.
Le bois est blanc, poreux, tendre, mou, très léger, d'une densité de 0,228, se fendant beaucoup à la dessiccation. Il peut remplacer le liège dans bon nombre de ses emplois et fournir de la pâte à papier. Il sert également à fabriquer des l()nneaux pour le transport des marchandises sèches.
Cette essence est précieuse dans toute la région de l'Amazone, en Argentine et au Paraguay, par son fruit, capsule volumineuse contenant une bourre laineuse t-mpolyée pour les matelas et les coussins.
Chorisia speciosa (S. Hil.),
En Argentine (Misiones) : Samohu, ou Algodoneio.
Arbre de l'Argentine, pouvant atteindre 20"^ de hauteur sur i'^^,20 de diamètre.
L'écorce est assez épaisse, cendrée-verdâtre, presque lisse, portant quelques aiguillons.
Le bois est mou, poreux, très léger, d'une durée limitée, se fendillant à la dessiccation. Il est de qualité médiocre, mais peut remplacer le liège dans plusieurs de ses emplois et servir à la fabrication de la pâte à papier,
CJiorisia ç>entricosa (Nées.).
Au Brésil : Barriguda. Au Paraguay : Samuhu-moroti. Essence du Brésil et du Paraguay, de même taille que la précédente. Elle fournit un bois blanc ti^ès léger, d'une densité de 0,228. Le fruit contient une laine très fine et très douce, utilisée pour les coussins et les matelas.
Thcspesia populnea (Corr.).
En Annam : Cay-tra-huddhe.
Petit arbre de 10°^ à iS"^ de hauteur, à tronc court et souvent tortueux.
Il habite les régions littorales de la Malaisie, de l'Asie, de la Nouvelle-Calédonie, du Vérfézuela.
Les feuilles sont alternes, entières, grandes, molles, cordiformes ou deltoïdes, luisantes en dessus, ternes en dessous.
Les jeunes rameaux sont recouverts d'un tomentum roux-brun squameux.
Les branches, toujours couvertes de feuilles et de fleurs, sont très ornementales.
Le fruit est une capsule coriace, de la dimension d'une noix, comprimé longitudinalement, et contenant une amande oléagineuse. Le suc de ces capsules est employé en teinture.
L'aubier est blanc, épais, prenant une teinte jaune au moment du vernissage.
Le bois parfait est léger, facile à travailler et à polir; il est remarquable par^son odeur de rose poivrée; d'où sa dénomination de hois de rose.
Ce bois est rouge, avec des veines violettes, qui deviennent noires sous le vernis. On l'emploie beaucoup pour l'ébénisterie, la menuiserie, les charpentes, les colonnes de maisons, les jantes, les rayons de roues.
3Go FLORE FORESTIERE GENERALE DU GLOBE.
La variété macrocarpa, de Phu-Quoc, fournit un bois plus rosé que le type 5 il est excellent pour la menuiserie et le placage. L'écorce donne de bonnes fibres.
Cavavdllesia arhorea.
Arbre habitant les plateaux secs du Brésil, et remarquable par son fût qui prend la forme d'un tonneau.
FAMILLE DES TILÎACÉES.
Caractères de la famille. — La famille des Tiliacées comprend des arbres ou des arbrisseaux, rarement des herbes; elle est très voisine de celle des Malvacées. Les tissus des diverses espèces contiennent des cellules à gomme, analogues à celles des Malvacées. Le liber secondaire est également stratifié. Mais les étamines des Tiliacées ont leurs [ileis libres, ou presque complètement libres, et leurs anthères ont 4 sacs polliniques au lieu de 2.
Les feuilles sont généralement alternes, avec 2 stipules à la base du pétiole.
Les fleurs sont régulières, à 5 sépales caducs, à 5 pétales.
Les étamines, en nombre indéfini, ont des anthères biloculaires s'ouvrant longitudinaîement.
L'ovaire comprend 5 loges biovulées. Généralement un seul ovule se développe.
La placentation est axile.
Il y a un seul style.
Le fruit est un akène ou une capsule.
L'embryon possède un albumen charnu et huileux.
En Europe, le seul genre indigène est le tilleul; les autres genres sont tropicaux.
GEîs^RE TILLEUL.
Tilia,
Caractères du genre tilleul. — Les tilleuls sont de grands arbres à feuilles alternes, cordiformes, unilatérales.
Les fleurs sont blanchâtres ou crémeuses, odorantes, disposées en cymes corymbiformes pauciflores, dont le pédoncule commun est longuement soudé à la nervure médiane d'une bractée allongée membraneuse.
Le bois des tilleuls est d'un blanc rougeâtre, homogène, mou, léger, poreux.
Les fibres sont grosses, peu épaisses, mélangées de cellules ligneuses; les rayons sont lïiinces, assez nombreux, un peu inégaux; les vaisseaux sont très nombreux, égaux, assez fins.
Le liber est composé de faisceaux fibreux anastomosés entre eux; dans les mailles se trouve du tissu cellulaire.
Le nombre des couches libériennes est double de celui des années.
Maladies et insectes. — Les princiiiaux ennemis des tilleuls sont :
Parmi les Coléoptères : les Hannetons, les Altises, qui s'attaquent aux feuilles.
Parmi les Hyménoptères : les f agisses chenilles de la Némate septentrionale, et de V Allante à pieds annelés.
Parmi les Lépidoptères : les chenilles du Liparis disparate, du Liparis auriflua, du Bombyx laineux, de V Orgye pudibonde, de la Phalène hyémale, du Cossus gâte- bois.
ANGIOSPERMES OU FEUII.LIS. 3Cl
Dans le groupe des champignons, il faut citer : le Aectria cinnabarina, reconnaissable à ses fructifications rouges, et qvÀ cause la mort des rameaux, et le Nectria ditissima, qui produit le chancre.
Nos deux espèces indigènes de tilleuls sont :
Le Tilleul à petites feuilles ou Tilleul des bois (Tilia parvifolia vcl sylvestris) ;
Le Tilleul à grandes feuilles ou Tilleid de Hollande (Tilia grandi folia, vel europœa, vel platyphylla).
Tilleul à petites feuilles.
Tilia parvifolia vel sylvestris.
Caractères. — Le Tilleul à petites feuilles possède des feuilles glabres svir les deux faces, avec des poils roussâtres aux nei\ures à la face inférieure; ces feuilles sont généralement petites, longuement pétiolées, cordiformes-inéquilatérales.
C'est un arbre de première grandeur, qu'on rencontre fréquemment en forêt,
Son port rappelle celui du chêne rouvre; mais sa ramification est plus régulière, son feuillage plus abondant et plus également réparti, son couvert plus complet.
L'enracinement est profond et étendu, constitue par 2 à 3 racines principales donnant de longues racines latérales traçantes,
La croissance du tilleul à petites feuilles est lente, mais sa longévité très grande. Après l'âge de 90 ans, il se creuse généralement, tout en continuant à grossir.
Sa fructification est précoce; elle commence vers l'âge de 20 à 25 ans, et se continue tous les ans abondamment et régulièrement.
Les graines sont conservées dans du sable, puis semées au printemps suivant; elles ne germent habituellement que l'année suivante.
Cette essence résiste assez bien au couvert.
Elle supporte la plantation, même à un âge avancé, ainsi que la taille, et rejette vigoureusement de souche, en fournissant des rejets très vigoureux, pendant les premières années principalement.
Climat et station. — On rencontre fréquemment le tilleul à petites feuilles dans les bois de toutes les régions de France; il est surtout abondant dans les forêts du Nord de l'Europe, dans l'Oural, dans la Sibérie et le Caucase.
Les plaines et les collines lui conviennent; mais il ne dépasse pas l'altitude du chêne pédoncule.
Sols. — Cette essence se développe considéraljlcment dans les terrains fertiles et profonds en même temps que frais et légers. Les sols calcaires semblent lui être favorables. Dans ces conditions, son fût atteint jusqu'à 3o™ de hauteur.
Il réussit aussi dans les terres arides, pierreuses, sablonneuses; mais dans ce miheu, il ne peut atteindre une grande taille, et prend la forme pommier.
Les sols compacts et marécageux lui sont contraires.
Races. — La variété foliis aureis possède un feuillage d'un jaune doré, à coloration constante; elle est très décorative et supporte bien la pleine lumière.
Bois. — Le bois du tilleul à petites feuilles est un bois blanc homogène, travaillant peu, et n'étant que peu sujet à la vermoulure; il a l'avantage de ne pag éclater, et de ne pas se gercer; mais il est peu durable.
Produits. — Ce bois, impropre aux constructions, est employé en raison de son homogénéité par les menuisiers et les ébénistes, par les sculpteurs et les toiu^neurs.
On l'utilise pour fabriquer :
Des bobines pour le fil; des boudons pour les fûts; des crayons communs; des
tables de cordonniers (en raison de la facilité avec laquelle se referment les entailles faites dans le tissu ligneux) ; des figures sculptées; des cadres; des échelles légères; des râteliers; des barriques; des allumettes; de la pâte à papier (qui est très blanche, comme celle du peuplier, moins solide que celle de l'épicéa et du sapin, mais plus douce et plus souple, en tout analogue à la pâte de chiffon de coton).
Ce tilleul fournit un chauffage et un charbon médiocres,
L'écorce {la tille) possède un liber très tenace et très durable. Après rouissage, les fibres servent à fabriquer des cordes pour les bateaux et les puits, des paniers, des malles, des chapeaux, des lanières pour les caisses à Champagne.
Dans les fleurs du tilleul, employées en infusions calmantes, on trouve du sucre, du tanin, des acides malique et tartrique et une huile essentielle.
Les feuilles donnent un fourrage peu recherché.
La graine contient environ la moitié de son poids d'une huile siccative analogue à celle d'amandes.
Tilleul à grandes feuilles.
Tilia grandifolia vel platyphylla, vel europiea.
Les feuilles de ce tilleul, originaire de la Tauride, sont mollement (^elues en dessous, et possèdent des poils blanchâtres aux aisselles des nervures; elles sont plus grandes que celles de l'espèce précédente, et de même teinte sur les deux faces inférieure et supérieure.
C'est un grand arbre dont les dimensions sont plus considérables que celles du tilleul à petites feuilles, et dont les j^ousses, variant du vert au rouge, sont encore plus vigoureuses, en général, et puhescentes comme les bourgeons.
Les fruits sont plus gros que eux du précédent.
Le bois est plus mou et plus léger.
Ses belles feviilles larges rendent cette espèce très ornementale. La variété rubra, caractérisée par ses jeunes pousses lisses et rouges, est particulièrement recherchée dans les parcs et avenues.
Signalons encore la variété laciniata, à feuilles laciniées.
Le iilleul à grandes feuilles est plus rare en forêt que le tilleul à petites feuilles.
On le trouve à l'état disséminé dans les bois de plaines et de collines, jusqvie vers iioo'^^ d'altitude, en Europe, au nord de l'Asie occidentale et de la Sibérie.
D recherche les sols fertiles, légers et frais.
Tilleul d'Amérique.
Tilia americana I.i.
Le tilleul d'Amérique {Tilia americana vel glahra) est un grand arbre, atteignant en moyenne 20"^ de hauteur sur 0^^,40 de diamètre dans les hautes vallées du Connecticut.
On le trouve dans l'Amérique du Nord, de la baie d'Hudson jusqu'en Géorgie, dans toutes les régions des Etats-Unis, de la Nouvelle-Angleterre au Canada. Il affectionne les sols fertiles et frais, et il est souvent cultivé.
Le tronc est droit, la cime pyramidale puis arrondie au sommet.
Les feuilles sont glabres, grandes, cordées, brusquement acuminées, dentelées, obliques à la base, coriaces.
Les fleurs ont des pétales d'un blanc jaunâtre, tronqués au sommet.
Le fruit est noirâtre, globuleux, de la grosseur d'un pois, de consistance ligneuse, à pédoncule fixé au milieu de la bractée florale.
ANGIOSPERMES OU FEUILLUS. 363
L'aubier est épais et diUîcile à distinguer.
Le bois est blanc, mou, tendre, léger, d'un travail facile, susceptible d'un beau poli, très employé pour les panneaux de voitures, les meubles à bon marché, les objets en bois, la sculpture, la pâte à papier.
L'écorce interne contient des libres utilisées pour la fabrication des cordages.
Tilleuls d'ornement.
Parmi les tilleuls d'ornement employés pour la décoration des parcs, citons :
Tilia argentea {Tilleul argenté) originaire de Hongrie, dont le juli feuillage argenté se conserve jusqu'aux gelées, même en terrain sec; sa hauteur peut aller jusqu'à plus de 12^ et son diamètre à o'",5o; c'est un magnifique arbre d'avenue, recherchant les sols frais et légers. Sa variété spectabilis possède des feuilles argentées bien plus belles et plus vigoureuses que celles du Tilleul argenté type.
Tilia dasystyla, du Caucase, très recommandé comme arbre d'avenue, parce qu'il conserve très tard, jusqu'avix gelées, ses jolies feuilles d'un ton vert brillant.
Tilia begoniifolia, à feuilles en forme de cœur.
Tilia jyiandshurica, arbre très vigoureux, à larges feuilles vertes dont les bords sont lobés et découpés, à jeunes pousses rougeâtres.
Tilia Miqueliana, du Japon, à curieuses feuilles blanchâtres, cordiformes.
Tilia orbicularis, à croissance érigée, à feuilles d'un vert sombre en dessus et d'un blanc tomenteux en dessous, persistantes jusqu'à la fin de l'automne.
Tilia Parmentieri pendula, Tilleul pleureur, à feuilles argentées.
Tilia mongolica (Moser), possédant des feuilles à forme spéciale rappelant celles de certaines vignes américaines.
Grouie à feuilles de tilleul.
Grewia tiliœfolia (Vahl.).
Essence de grande ou de moyenne taille, qu'on trouve dans le centre et le sud des Indes anglaises, dans les régions sud de l'Himalaya, du Jumma jusqu'au Népaul, en grande abondance dans les Gaths et le Camara du Nord.
Elle dépasse rarement o°^,5o de diamètre.
Le bois est d'un rouge brun, à grain serré, dur, élastique, lisse, facile à travailler, susceptible d'un beau poli, d'une dessiccation rapide. Il pèse 5o livres par pied cube anglais.
On l'utilise pour tous les emplois exigeant de la dureté et de l'élasticité, par exemple les timons de voitures, les bâtons de golf, les manches, les rames, les mâts, les instruments agricoles, les châssis de portes et de fenêtres, les meubles, les bois de lits.
Pour les tonneaux à bière, on le préfère même au chêne.
L'écorce fournit de bonnes fibres pour la confection des cordages,
Grewia paniculata (Roxb.),
En Annamite : Co-Ké. A Malacca : Chindanjeh.
Petit arbre de 10™ à i5°^ de hauteur, très commun dans la Basse-Cochinchine, et dans toute la Malaisie.
Les feuilles, portées par un court pétiole, sont oblongues au sommet, brusquement acuminées, ondulées sur les bords, dentelées, obtuses-arrondies ou subcordées.
Le bois est blanchâtre, peu lourd, tendre, résistant, excellent pour la fabrica- \
tion des essieux.
Grewia elastica (Roxb.).
En Hindoustan : Dahmnoo.
Arbre de l'Hindoustan, à feuilles alternes munies de 3 à 7 nerviu'es. Bois souple, solide, résistant, d'excellente qualité pour le charronnage et les charpentes.
Grewia Isevigata (Vahl.).
En Tamoul : Vacouné-cheddi. En Telenga : Alpear.
Essence habitant la Basse-Cochinchine, l'Indo-Chine, l'Inde, la Malaisie, l'Australie, l'Afrique équatoriale, les Indes néerlandaises.
C'est un petit arbre de 5™ à 10™ de hauteur, à jeunes rameaux lenticellés.
Ses variétés sont nombreuses.
On les cultive en haies dans l'Inde.
Les fibres de l'écorce fournissent d'excellents liens.
Le bois est mou, blanc, devenant brunâtre avec l'âge.
H mérite d'être expérimenté comme textile; on devra le cultiver à la manière des osiers et des saules.
Grewia tomentosa (Juss.).
Arbuste de i™ à S'" de hauteur, qu'on trouve à Java, à Bornéo, en Malaisie, au Cambodge.
Presque toutes les parties de cette essence sont veloutées.
On la cultive en haies.
Les fibres qu'elle fournit servent à la fabrication de liens très solides, et, à ce point de vue, sa culture devrait faire l'objet d'essais méthodiques.
Grewia hetulsefolia (Constancia).
Au Soudan : Kel, Kli, Simbe-fi, Noronoro.
Arbrisseau du Sénégal et du Soudan, qui ne dépasse guère 3"^^ de hauteur sur o™,20 de diamètre, et laisse exsuder une gomme recherchée.
La cime est diffuse, à rameaux noueux.
L'écorce est mince, grise à l'extérieur, brune à l'intérieiu".
Les feuilles sont alternes, lancéolées, paripennées, dentées légèrement, luisantes en dessus, rugueuses en dessous.
Les fleiu?s ont 5 sépales, 5 pétales, et de nombreuses étamines.
Le fruit est jaune, charnu, globuleux, de la grosseur d'une cerise, monosperme.
Cet arbrisseau croît dans les terrains secs.
Le bois est très dur, flexible, d'une densitc- de 0,790,
On l'emploie pour les manches d'outils et les lances.
Les feuilles appliquées sur les plaies arrêtent les hémorragies.
Luhée paniculée.
Luhea paniculata (Mart.), Au Brésil : Açoita caçallo,
Arbre de grand développement, qu'on trouve au Brésil, en grande abondance, surtout dans l'État de Saint-Paul.
Le tronc atteint lo™ à la*" de longueur sur o™,8o à 1°^ de diamètre.
ANGIOSPBHMES OU FLUILLUS. 365
Il a des branches nombreuses et un feuillage touffu, précieux comme abri pour les animaux d'élevage.
Les feuilles sont d'un vert clair, grandes, ovales.
Le fruit ligneux, et de forme allongée, est divisé en 5 loges.
Le bois est blanchâtre avec des taches un peu plus foncées, dur, à fibres tortueuses, dépourvu d'aubier. Il est de seconde qualité et employé pour les travaux d'intérieur, les poutrelles et planches pour plafonds, les ouvrages de menuiserie, les sabots, les semelles de chaussures, les jattes, les cuillers.
L'écorce sert au tannage des peaux et est utilisée en médecine contre Varthritisme, la diarrhée, la leucorrhée.
Luhée à grandes fleurs.
Luhea grandiflora (Mart.).
Au Brésil : Açoita cavallo. Au Paraguay : Coa-oheUj. En Argentine : Sota cahallo.
Arbre du Brésil, du Paraguay, de l'Argentine, très répandu dans la provinca de Misiones (Argentine).
Les feuilles sont elliptiques ou suborbiculaires, à base obtuse ou subcordée.
Le bois est assez dur et de bonne qualité; on l'utilise pour le tour, a carrosserie, l'ébénisterie, les constructions civiles et navales.
L'écorce, riche en tanin, est employée pour le tannage des peaux, et, en médecine, contre la diarrhée.
Luhea divaricata (Mrt,),
En Argentine, Misiones : Kaa-o-veti-guazu; vègion du Chaco et de Corrientes : Azota cahallo.
Arbre de l'Argentine, ne dépassant guère iS"^ environ de hauteur sur o°*,8ode diamètre.
L'écorce est d'une teinte cendrée, fine, marquée de nombreux petits sillons longitudinaux.
Le bois est blanc, compact, élastique, résistant, assez dur et lourd, de notable durée dans les endroits secs, d'une fente facile.
On l'emploie pour la charpente et la menuiserie.
L'écorce est astringente et peut servir au tannage des peaux.
Duhoscia macrocarpa (Bocq,).
En Afrique occidentale : Pianro.
Arbre qu'on trouve à la Côte d'Ivoire, et qui peut atteindre i5™ à 20°^ de hauteur sur o°^,2o à o^,35 de diamètre. Les rameaux sont pendants.
L'écorce est grise, fibreuse; elle se détache en lanières étroites mucilagineuses. Le bois est d'un blanc jaunâtre, demi-dur, d'une densité de o,54o.
Maqui. -
Aristotelia macqui (L'her.).
Au Chili et en Patagonie : Maki.
Arbuste originaire du Chili, et qui atteint environ 3"* de hauteur de fût sur G™, 10 de diamètre,
L'écorce est d'un gris foncé, mince, presque lisse, astringente.
Les feuilles persistantes sont d'un vert sombre, luisantes, opposées, ovaleslancéolées, dentées en scie.
Les fleurs blanches sont disposées en grappes.
Les fruits sont de petites baies d'un rouge brun, comestibles, très bonnes en confitures, employées en teinture, utilisées pour colorer les xdns, et, à ce titre, faisant l'objet d'une importante exportation du Chili.
Le bois est blanchâtre, compact, mou, léger, élastique, et ne sert que pour le chauffage.
Les fibres du liber fournissent d'excellents liens.
On a introduit cette essence dans les jardins d'Europe. Elle s'est montrée très résistante dans le midi de la France.
Une petite espèce voisine, Aristotelia racemosa, de 2"^ à 7"^ de hauteur, habite la Nouvelle-Zélande (nom local : Mako) et se fait remarquer par sa croissance rapide; son bois est analogue à celui du tilleul,
Éléocarpe de Baudouin.
Elaeocarpus Baudouini (Brong. et Gris.).
Arbre habitant la Nouvelle-Calédonie, et affectionnant spécialement les sols ferrugineux.
Il est de taille moyenne; sa cime est arrondie et très touffue.
L'écorce est mince, rugueuse, finement crevassée.
Les feuilles sont d'un vert glauque en dessous, à nervures un peu saillantes, obovales, alternes, acuminées au sommet, cunéiformes à la base, légèrement ondulées sur les bords, crénelées à la partie supérieure.
Le bois est blanchâtre chez les jeiuies sujets, gris-verdâtre chez les exemplaires âgés, lourd, d'une densité de 0,968, assez dur et fibreux, d'un travail facile, excellent pour la menuiserie.
Éléocarpe de la Nouvelle-Zélande.
Eleeocarpus dentatus (Vahl.).
Grand arbre de la Nouvelle-Zélande, pouvant atteindre 20'" de hauteur (nom local : Hinau).
Il forme souvent des massifs étendus, et occups de préférence les sols d'alluvions fertiles.
Les feuilles sont ovales-oblongues et dentées.
Le bois est d'un jaune foncé, à grain fin et serré, de longue durée, très résistant à l'humidité et aux intempéries, excellent pour toutes les constructions ot les travaux hydrauliques.
L'écorce est bonne pour le tannage; réduite en poudre, elle sert à teindre en noir les étoffes de lin.
L'extrait du Hinau peut remplacer le bois de campêche.
Éléocarpe d'Amérique.
Elseocarpus americanus L.
Arbre de l'Amérique du Sud, notamment de l'Argentine (nom local : Afata grande ou Lapachillo).
ANGIOSPERMES OU FEDILI.US. 367
Il peut atteindre lo'" de hauteur environ sur o"\5o de diamètre. L'écorce est d'un gris verdâtre, mince, un peu ridée.
Le bois est d'un blanc grisâtre, compact, élastique, résistant, employé pour toutes les catégories de travaux.
Éléocarpe de la Soude.
Elseocarpus angustifolius (Bl.).
Arbre de 12"^ à 10"^ environ de hauteur, habitant les îles de la Sonde, et occupant les sols des vallées, jusque vers 1000^" d'altitude (nom local aux Indes néerlandaises : Ambit).
Le bois est léger, peu estimé comme bois d'oeuvre.
Les fruits servent à fabriquer des colliers d'ornement,
Éléocarpe d'Australie.
Elseocarpus cyaneus (Ait.).
Bel arbre atteignant 3o°^ de hauteur environ dans les alluvions des ravins; il est originaire d'Australie, et habite le Queensland, la Nouvelle-Galles du Sud, Victoria.
Les feuilles persistantes sont alternes, oblongues-lancéolées, dentelées sur les bords.
Le bois est dur, flexible, à grain fin, de quahté excellente, recherché notamment pour la fabrication des brancards et des manches.
Éléocarpe de la Nouvelle-Calédonie.
Elseocarpus ovigerus (Brong. et Gris.),
Essence de la Nouvelle-Calédonie (nom local : Poué), de taille moyenne, à rameaux cendrés couverts de rugosités provenant de la chute des pétioles.
Les feuilles sont ovales, obtuses, épaisses, coriaces.
Le bois est blanc, d'une densité de o,756, fibreux, un peu cassant, d'une notable durée.
Cette essence affectionne particulièrement les sols ferrugineux.
Autres espèces d'Éléocarpe.
Elseocarpus floribundus (Bl.),
Arbre des Indes néerlandaises (Hawoean), donnant un bois employé pour tous les ouvrages n'exigeant pas une longue durée.
Elseocarpus grandis (F. Muell.),
Arbre du Queensland (Australie), désigné sous le nom de Callhoon, formant des tailhs bas en bordure des côtes et fournissant un bois tendre et facile à tra-vailler, mais de qualité peu estimée.
Elseocarpus holopetalus (F. Muell.).
Belle essence de Victoria, qui croît à des altitudes assez élevées et qui donne im bois à texture fine, apte aux travaux de menuiserie.
Elxocarpus Hookerianus (E, RI.).
Essence de la Nouvelle-Zélande (nom local : Po-Ka-Ko), dont l'écorce est utilisable pour le tannage, et qui fournit une belle couleur pourpre,
Elseocarpus integrifolius (Larak. ),
Arbre originaire de l'île Maurice, dont le fruit est comestible et le bois apte aux constructions.
Elseocarpus longifoliiis (Bl.),
Grand arbre du Queenslaud, dont le bois est flexible et résistant; il est précieux pour la fabrication des manches et des avirons.
Elseocarpus macrophyllus (Bl,).
Essence des Indes néerlandaises {Hawoean) dont les fruits sont comestibles et le bois assez dur, mais d'une faible durée.
Elseocarpus micranthus (Vieil).).
Essence des Indes néerlandaises (Saratoes), dont le bois est utilisé pour les constructions.
Elseocarpus persicifolius (Brong. et Gris.).
Grand arbre de la Nouvelle-Calédonie, pouvant atteindre 3o"^ à 35"* de hauteur et formant une immense cime étalée.
Les feuilles, d'un beau rouge à l'automne, sont très ornementales. Le bois est utilisé pour la construction des pirogues légères.
Elseocarpus serraius L.
Arbre originaire de Ceylan. Il fournit un bois employé pour les constructions. La pulpe du fruit est comestible et les noyaux servent en Ethiopie à la fabrication des colliers.
Elseocarpus speciosus (Vieill.).
Arbre de la Nouvelle-Calédonie, dont le bois est employé aux constructions.
Elseocarpus stipularis (Bl,).
Arbre de Malacca (nom local : Mudatig Asam), dont le bois, d'un blanc rougeâtre, tendre, se gerçant facilement, est cependant utilisé pour la fabrication des caisses.
Tibourbou.
Apeiba tibourbou (Aubl.).
Essence habitant le Brésil {Pao Jangada), la Guyane (Tibourbou), le Venezuela (Cabeza de negro).
Les feuilles sont alternes, distiques, ovales-oblongues, légèrement dentelées.
Le bois est blanc, très léger, de peu de durée, utilisé pour les radeaux et les barques.
L'écorce fournit des fibres textiles.
Les fruits donnent une huile pectorale.
ANlilOSPBRMES OU KKLII.MS. Bfif)
Bois de mèche.
Apeiba glabra (Aubl.).
Arbre des mêmes réglons tropicales, à l'tMiilIt's ovales-oblongues, entières, pointues, glabres.
Son bois, tendre cl K'ger, csl reinarc|uable par la ]>ropriété qu'il f>ossède de s^ enflammer par le frottement contre un autre bois plus dur : d"où son nom de bois de mèche.
Bois de triiiquemale.
Berrya umnionilla (Roxb,).
En Birmanie : Pe-wan. En Tamoul : Cha'^'oundel Marom.
Grand arbre habitant Ceylan, la côte du Malabar, la Birmanie, l'Auslralie tropicale.
Les feuilles sont alternes, simples, penninerves, luunies de 5 à 7 nervures.
Le bois (bois de trinque maie) est d'un jaunepùle, à grain lin, à fibres longues, léger, flexible, solide, durable, précieux pour les charpentes, le charronnage. la fabrication des avirons....
Le liber de l'écorce sei't à confectionner des cordes et des nattes fines.
La variété mollis donne un bois rouge, brun, également utile pour les constructions.
Le Berrya mollis est une excellente essence qui mérite d'être introduite aux Indes,
Cây-lo-bo.
Brownlowia tabularis (Pierre).
En Annamite : Cdy-lo-bo.
Un des plus beaux arbres du sud de l'Asie. Il peut atteindre l\o^ de hauteur sut I™ et plus *le diamètre, avec 26^ à 3o°^ sous branches.
Les feuilles munies d'un long pétiole sont ovales, obtuses ou arrondies à la base» aiguës ou émarginées au sommet, brillantes en dessus, grises et tomenteuses en dessous.
Le bois à grain fin est un des meilleurs bois rouges. D'une très longue durée, il peut être utilisé pour les planches, les madriers, les ponts, la menuiserie fine, les constructions navales.
C'est une essence qu'il faut propager en Cochinchine et expérimenter dans toutes les régions tropicales.
Browrdowia Denysiana (Pierre).
En Annamite : Cdy-lo-bo-la-long.
Essence forestière de 20"^ à 20"^ de hauteur, donnant un bois analogue au précédent.
Brownlowia emarginata (Pierre).
Petit arbre de 8"^ à 12™ de hauteur, qu'on trouve dans les forêts de Cochin chine, et dont le bois rouge sert à fabriquer des poteaux, des chevrons, des manches d'outils.
Ki.oiiK im;;kstii:ri: i.iîNKU vi.K i>r (ji.obI':
Calabure.
JMuntagia culahura L,
A la Guadeloupe : Bois ramier. Au Salvador : Capulin. Au Venezuela : Ma/a' gtiilio.
Petit aibre qui hal)ile les Indes occidentales et l'Amérique du Sud, notamment !<' Venezuela.
Les feuilles sont alternes, oblongues-lancéolées, dentées sur les bords, acuminées au sommet, couvertes de petits poils fins.
Le bois est bon pour la fabrication des douves de barriques.
Le liber fournil des fibres textiles destinées à la confection des cordages.
On pourrait utiliser ces fibres dans les industries du tissage et de la filature; car elles se divisent facilement au peignage. et sont souples, fines et brillantes.
Pentace hurmanriicn (Kurz.).
En Kmer : Tassièl.
Grand arlire forestier, de 25"^ à 3o"^ de hauteur, qu'on trouve dans le Cambodge occidental (montagnes de Camchây), dans les régions du Pégou, de Martaban, de Tenassérim,
Le tronc a une écorce rougeàtre, épaisse, riche en tanin.
Les feuilles sont ovales-oblongues, lancéolées, arrondies ou subcordées à la base, oubescentes quand elles sont jeunes, puis devenant glabres et rugueuses à la face supérieure.
Le bois, à fibres grosses et longues, est rouge pâle à la périphérie, plus foncé vers le centre, léger, solide, d'une bonne conservation.
Les Kmers l'utilisent pour la construction des bateaux destinés à la mer. Il e-,? bon pour les charpentes et le charronnage.
Vallea stipularis (Mut.).
Au Venezuela : Roso.
Grand arbre très répandu au Venezuela, dans l'Etat de Guzman-blanco. Les feuilles sont cordées, obtuses, velues.
Le bois, très beau, est brun rougeàtre, avec des veines noires, à grain fin, compact, lourd, d'une densité de i,o5o.
11 est excellent pour la menuiserie et l'ébénisterie.
Quapa?ier à gros friiits.
Sloanea Massoni (Schwartz).
A la Guadeloupe : Châtaignier de montagne. A la Martinique : Châtaignier coco.
Arbre d'une dizaine de mètres de hauteur, à tronc tortueux, à feuilles alternes it ovales.
Il est originaiie des Antilles. On le trouve à la Martinique et à la Guadeloupe, vers 400"" d'altitude.
Le bois est dur, flexible, d'une densité de 0,889, utilisé en menuiserie.
L'écorce est astringente.
l.es fruits ont la forme et la saveur des chàtaiicnes.
A,N(;i()Sl>KU.MKS IM 1 II 11. II.-.
Quapaiier on Châtaignier de la Martinique.
Slodiu'u sinemariensis (Aubl.).
Arbre de même laiJie que le précédent, à feuilles allt-rries, ovales, arrondies à l'extrémité.
On le trouve à la Martinique dans les endroits humides et ombragés.
Le bois sert à la fabrication des pirogues, des planches
l/écorce est astringcnle.
Les fruits sont alimentaires.
Quapaiier d'Australie.
Sloanea australis (F. Muell,).
Arbre de taille moyenne, à tronc irrégulier, à branches longues et pendantes, avec im bouquet de grandes feuilles à Textréraité des rameaux.
On le trouve dans les forêts du Queensland et de la Nouvelles-Galles du Sud, Le bois est rosé, tendre, compact.
Schoutenia ovata (Korth.),
Aux Indes néerlandaises : W' alikoekoon.
Arbre de dimensions moyennes, qu'on trouve à Java, en montagne, surtout au Nord-Ouest dans les sols marécageux du littoral.
Les feuilles soni ovales, acuniinées au sommet, obliques à la base, sinuéesjK'ntées, trinerviées.
Le bois est rouge bnui, flexible, compact, dune densité de 0,870, à fibres droites «M longues, d'une longue durée, très résistant aux forces de pression et de tension, mais d'un travail assez difïiciie, et se gergant s'il n'est pas sec.
On l'emploie pour les construclionï, le charronnage, la carrosserie. 11 est excellent pour la fabrication des arcs.
Schoutenia hypoleuca (Pierre).
En Kmer : Binh-tchui.
Essence de l' Indo-Chine, fournissant un bois rouge, estimé par les Kmers et employé pour les constructions et les bateaux de mer.
Schoutenia Godejroyarm (B. l'u.).
Petit arbre d'ornement, des mêmes régions, ne dépassant guère à^ de hauteur sur o"\io de diamètre, donnant des fleurs odorantes et un bois rouge utilisé pour la fabrication des mêmes ouvrages.
Belotia grevieefolia (A. Ricli.).
A Cuba : Majugud.
Cet arbre, indigène à Cuba, fournit un bois très estimé, et un liber utilisé poui la fabrication des cordages.
Columbia auriculata (H. Bii.).
Petit arbre décoratif, qu'on trouve dans les forêts de Cooliiuchine. 11 donne un liber très fibreua\ et des fleurs à propriétés émoUientes.
Tt'J-). FLORE KOUESnÈRE I.ÉNKKALE DU GLOBE.
Columbia javanica (Bl.).
Aux Indes néerlandaises : Drovak ou Sampora.
Petit arbre des régions montagneuses de Java, dont le liber sert à la fabrication des cordages,
Echinocarpus sigun (Bl.),
En Malais : Kisigoeng.
Arbre de Malaisie, dont le bois à texture grossière n'est pas attaqué par les termites, et est recherché à ce titre pour les constructions,
Prockia cruels L.
A Cuba : Guacimilla de costa. Au Venezuela : Huesito.
Petit arbre qui habite Cuba, le Venezuela, le Brésil, l'Argentine, et qui fournit nn bois blanc, tendre, à giain assez fin.
Le jute.
Corchorus capsularis L.
Le jute {Corchorus capsularis) n'est pas un arbre. C'est une plante annuelle de rinde et du Bengale, dont les fibres ligneuses sont employées comme celles du chambre.
En quelques mois elle atteint 3"" à 4"^ de hauteur dans les régions à atmosphère chaude et humide, en sols fertiles d'alluvions.
Les fruits sont allongés en forme de capsules,
La filasse des tiges sert à confectionner des sacs de toile et font l'objet d'un commerce considérable.
Une autre espèce {Corchorus olilorius) se distingue par ses fruits glabres et allongés; ses feuilles sont comestibles, et mangées comme celles des épinards.
FAMILLK DES HIXACEES,
Cette famille comprend environ 240 espèces, composées d'arbres et d'arbustes à feuilles isolées et simples, à calice de 5 ou 6 sépales, à corolle de 5 ou 6 pétales, parfois avortés.
Les étamines sont ordinairement libres et nombreuses, à anthères le plus souvent extrorses, munies de 4 sacs polliniques. Le pistil est formé de 2, 3 ou 5 carpelles, La placentation est pariétale.
Le fruit est le plus souvent une baie, rarement une capsule,
Rocouyer d'Amérique.
Bixa orellana L,
Grand arbrisseau à cime touffue, qu'dii trouve aux Antilles, et *\\n peut atteindre 5™ à 7"^ de hauteur.
Il porte de grandes feuilles alternes, ovales, cordiformes à la base, pointues à l'exiréinité, entières, glaliies, à nervures latérales .'oussâtres, inunit^s de stipul^'S lancéolées caduques.
Les grandes fleurs rouges sont disposées en panicules terminales. Elles ont
AN(;lOSPE«MKS OU KIÎIILM S. Syî
un calice formé de 5 folioles colorces, ovales, avec 5 glandes à leur base, une cr>i olle de 5 pétales égaux, ovales, plus courts que les sépales.
Le fruit est mie capsule ovale, comprimée, uniloculaire, bivalve, couverte de jMiintes raides: il contient des graines nombreuses à forme turbinée, recouvertes dune pulpe rouge soluble dans l'eau; Tembryon très petit est renfermé dans 111) périspernie charnu.
(l'est cette pulpe rouge qui, traitée par l'eau en cbullition, fournit la matière colorante rouge appelée rocou.
Ia' bois de cette essence est blanc et mou: il a la propriété de s'enflammer par le frottement.
Le rocouyer est très ornemental par ses belles fleurs qui ressemblent à dis roses.
La transplantation des jeimes plants est difficile; il est préférable de semer en place.
L'écorce peut être utilisée, comme celle des Tiliacées, pour la fabrication des cordages.
FAMILLH DH:s STI^RCl LIACEKS.
Caractères de la famille. - — Les Sterculiacées sont, comme les Tiliacées, très voisines des Malvacées.
La famille se compose de 66o espèces environ, presque toutes arborescentes et tropicales.
Cette famille se différencie de celle des Tiliacées par ses étamines concrescentes en tube au lieu d'être libj-es, et de celle des Malvacées par ses anthères comprenant 4 sacs polliniques au lieu de 9..
Les feuilles sont généralement caduques, alternes, simples ou composées, stipulées, penninerves, ou palmatinerves, munies le plus souvent de lobes correspondant aux nervures.
Les tissus de ces plantes contiennent beaucoup de mucilage et aussi des substances extractives amères et astringentes.
Les graines possèdent des propriétés excitantes.
Le cacaoyer
Theobroma cacao L.
Le cacaoyer est un petit arbre de 4^^' à lo"* de hauteur, originaire de l'Amérique tropicale.
On le trouve à l'état spontané dans les vallées de l'Amazone et de ses affluents, et dans l'île de la Trinité.
Il est cultivé au Mexique, aux Antilles, au Nicaragua, au Guatemala, en Equateur, au Brésil, au Venezuela, en Afrique tropicale dans les Colonies françaises et portuguaises et sur la côte occidentale, aux Philippines, en Asie, aux Indes néerlandaises, à Java, à Bornéo, à Ceylan,
]>e port de cet arbuste est gracieux; il est ramifié et touffu; le tronc est droit, couvert d'une écorce brunâtre.
Les feuilles sont alternes, amples, pendantes, ovales-lancéolées, acuminées au sommet, obtuses à la base, un peu ondulées sur les bords, lisses et coriaces, à nervures inférieures tomenteuses.
KI.ORK FORKSriKRK G !•: N K H \ l,K 1)1 UI.OUK.
Les fleurs sont petites, à pétales jaunâtres; elles croissent généralement à l'aisselle des feuilles tombées.
Le fruit, appelé cabosse, est une grosse baie allongée, jaune, puis rougeâtrc. marcpiée d'une dizaine de côtes longitudinales peu saillantes. Ce fruit contient, au milieu d'une pulpe rosée gélatineuse, 25 à 3o graines, de la grosseur d'unt amande; l'albumen est réduit; l'embryon violacé contient les substances di; réserve constituant le cacao, employé pour la fabrication du chocolat.
Les fruits sont mûrs vers la fin de décembre. On les fait séjourner en stralifioation dans une fosse remplie de sable fin, où on les remue pour les débarrasser de la pulpe; puis on les étend au soleil pour les faire sécher.
On les vend immédiatement; car ils sont exposés à l'attaque d'une larve, celltde la teigne du cacao.
Les graines sont légèrement torréfiées avant d'être mises en vente. Elles contiennent du beurre de cacao pour moitié environ, du sucre, de l'amidon et un alcaloïde, la théobromine, à propriétés tonifiantes.
La composition du cacao est approximativement la suivante, jiour loo :
Malien' gfassc 53, lO
Albumine ! ;, 5o
Amidon h), 90
(romme 7r 75
Matière colorande rouge ',00
Eau hygroscopique ! , 7S
Théobromine ? à 1
Le beurre de cacao est formé surtout de stéarine, puis d'acide oléique et de paimiline.
Le chocolat est fabriqué en ajoulaat au cacao, torréfié et pulvérisé, en^^r(»^. les deux tiers de son poids de sucre et un peu de vanille ou de cannelle pour h parfumer.
Le cacaoyer est une essence délicate qui exige à la fois de la chaleur, de Vomhre et de Veau. Il faut l'abriter contre les vents, afin que le pivot de sa racine ne soit pas ébranlé par les tempêtes, si fré |uentes sous les tropiques. On entoure le» plantations d'autres arbres servant d'abri; ou bien on intercale les plants enlr, des bananiers cultivés.
Le cacaoyer commonce à donner des fruits environ six ans après le sejuis: le rendement est complet vers l'âge de 10 à 12 ans. La floraison se fait on géi\éral deux fois par an, à des moments variables suivant les régions.
D'un arbre en plein rapport on obtient en moyenne annuellement :\o cabosses de 400', qui fournissent i''° à 3 ~^ de graines sèches.
Le bois du cacaoyer est grisâtre, tendant au rouge vers ie centre, mou, lég<'i. peu résistant, d'une densité de o,'i3i. Il n'a aucun emploi si ce n'est celui de combustible médiocre .
Le colatier.
Cola acuminata L.
Au Soudan : N' gourou, Goro, Oro.
Le colatier est un bel arbre pouvant atteindre i5'" à 18'" de hauteur sur o'",5o de diamètre.
Il est spontané dans les forêts de l'Afrique tropicale occidentale, entre io<^ au nord et 5° au sud le l'Equateur, de la Guinée française à l'Angola. On le cul-
VMiiOSl'KKMliS Ol llil ll.l.LS.
tivi! à Liljeria, à Sierra-Leone, à l'île de San-Thomé, sur divers points de la côte africaine, au Sénégal (N^gourou), au Gabon (Omhéné).
On trouve en lorêt plusieurs varier s. Ainsi le cola vera est plus s}»ccialement la variété de Sierra-Leone^ cola Ballatj (Clirv.) relie du Gal>i'U.
Le oolatier a un port analogue à celui du chAlaignier. Le tronc est droit, eylindiique, recouvert d'une écorce grisâtre. Les rameaux sont inclinés vers le sol.
Les feuilles, sont amples, ovales, acuminées au sommet, atténuées à la base.
Les fleurs sont disposées en cymcs paniculaires; les pétales sont d'un jaune blanc ou verdàtre avec des veines rouges; les étamines sont nombreuses.
Les fruits sont à 5 divisions ou gousses volumineuses, ((ui contiennent chacune î à 8 graines rpuges ou d'un blanc jaunâtre, delà grosseur d'une châtaigne, formées par deux ou plusieurs cotylédons épais et charnus : ce sont les noix (le cola, d'un poids di' 3u' environ, très employées comme masticatoire^ depuis des siècles, par 'es indigènes, qui ont constaté leurs propriétés tonifiantes et stimulantes.
Les propriétés des noix de cola sont duos à la caféine (2,3''i pour loo) et à la colanine (i,'-î9 pour loo) qu'elles renferment. Elles contiennent aussi de la théobromine, d \n glucose, ùu tanin, et trois fois plus d'amidon que le cacao s.x(^c une moirtdre quantité de matières grasses. C'est un excellent succédané du café, du thé, du cacao. On en fait un vin essentiellement reconstituant (vin de cola).
Le bois est blanchâtre, léger, poreux, analogue au peuplier, mais plus solide. On l'utilise pour la menuiserie et la charpente.
Colatier à feuilles en cœur.
C(Aa cordijolia (H. Bu.).
En Afrique : Tahackle.
Grand et bel arbre, qu'on trouve en Afriqiu^ dans les forêts de la Casamance, du Cayor, des Sérères, du Rip.
Les feuilles sont alternes, dm'es, coriaces, argent ée s en dessous.
La portion coiuestiblc des graines est Varille, à saveur sucrée.
Le bois possède les mêmes ([ualités que celui du Cola, acuminata.
La variété Maclaudi (A. Chev.) constitue une essence de iD™ à 3.")"^ de Juuiteur «vec un tronc de i5'" à 20"^ sous branches, sur o'",4o à o'",6o de diamètre; on la trouve répandue dans les forêts de la Côte d'Ivoire, à l'état disséminé.
L'écorce est d'un gris cendré, crevassée longitudinalement et se détachant par petites plaques.
Le bois gris blanchâtre, d'une densité moyenne de o,55i, bien maillé, est très -ouvent employé en Afrique occidentale pour tous les ouvrages de menuiserie.
La variété Nivea (A. Chev.) se distingue par ses feuilles blanches à la face inférieure.
Appelée Ntaba au Soudan, elle y est très connue, et souvent utilisée pour ]• constructions.
Petit colatier à grandes feuilles.
Cola mirabilis (A. Ch.),
Petit arbre de la côte occidentale d'Afrique, spécialement des forêts de la Côt«: d" Ivoire.
Il ne dépasse guère 4"^ à 8™ de hauteur sur o'",o5 à o'".i5 de diamètre.
L'écorce est mince et grisâtre.
Les feuilles sont très grandes (o™,4o à o'"..")'» de longueiuV loixguement pétio-
T/<> FLORK KORKSTIKKK GÉNKRAl.K l)V (iLORK.
lées, composées-digitées, formées de 5 à g folioles, disposées par bouquets à l'extré mité des rameaux.
Les fleurs subsessiles sont groupées par fascicules de 3 à 8 fleurs le long du tronc, sur le bois déjà âgé.
Les fleurs mâles ont un calice campanuliforme, long de o'^jOaS, d'un gris roiigeâtre, à 5 lobes. Les fleurs femelles, situées au sommet des rameaux, donnent des fruits très gros formés de 7 à 12 follicules. Chaque follicule, long de o™,io à on\i2 sur o™,o5 à o™,o6 de largeur, est incurvé comme une banane. En chacun d'eux on trouve 20 à 24 graines rangées sur deux lignes.
Le bois est blanc, fibreux, d'une densité de 0,782, de qualité médiocre, mais pouvant être expérimenté pour la fabrication de la pâte à papier.
Nyangon .
Cola proteiformis (A. CIm-v.).
Noms loianx en Alrii|tu- : Nyangon, Banda, Knanda, kekosi.
Arbre disséminé dans les forêts de la Côte d'Ivoire, principalement dans la 1 l'gion d'Alépé, où il peut attcinilre 25°^ à So^" de hauteur, avec i5°i à 20"^ sous l)ra:iclii'S, sur o™.5o à o™.75 de diamètre.
L'écorce est d'un gris roussâtre, épaisse, couverte de petites fentes longitudinales.
Les feuilles sont pétiolées, polymorphes, les unes simples et entières, les autres composées-digitées à 3 ou 5 folioles.
Ces feuilles ou folioles sont ovales-lancéolées, cunéiformes à la base, acuminées et aiguës, longues de o"\i2 à o™,i5 sur o'^jOS à 0^,09 de largeur, glabres et luisantes sur la face supérieure, couvertes d'écaillés ferrugineuses brillantes sur la face inférieure (aspect bronzé).
Les fleurs sont disposées en longues panicules dressées.
Les fruits sont composés de 2 à 5 follicules ferrugineux.
Le bois est rouge, de même couleur que l'acajou, moyennement dur, d'une densité de o,o83, bien maillé. Il ressemble au Cailcédrat du Sénégal, et peut remplacer l'acajou, tout en étant d'un prix bien inférieur. A ce titre, il est précieux. On l'emploie ulileineiit pour la lueuviiserii' el ;es consii nctious.
Cavalam.
Stcrculia fœtida L.
En Annam : Côc. A liornéo : Djangkang. En Cochinchine : Chim-Chim-Rung, A la Guadeloupe : Doux-blanc. Au Soudan : Kepok.
Bel arbre forestier, à tronc droit et sans nœuds, atteignant lo'^^ de longueur sur o°^,45 à o™,5o de diamètre.
Les feuilles sont alternes, longuement pétiolées, digitées-peltées, à segments oblongs, lancéolés, acuminés, glabres, d'un vert glauque.
Il habite l'Inde entière, Ceylan, les îles de la Sonde, les Moluques, Timor, l«s Antilles, la Guyara.
En Cochinchine et à Phu-Qu'C on le trouve sur les bords des fleuves et des arroyos.
Le bois est blanc, ou biuu rougeâtre, veiné de jaune, plus foncé vers le cœur, lourd, d'une densité de o,945, assez dur, compact, solide, d'un beau grain fin et serré, à fibres longues el droites.
AN(;iosi'ER.Mi:s iti; i'kiii.lus. 'iyy
Comparativement au chêne, il a pour coefficient d'élasticité 1,268 et de résistance à la rupture o,653.
A l'état frais, il est caractérisé par son odeur fétide, qui lui a fait donner le nom àr bois puant.
H est susceptible d'un beau poli et presque inaltérable dans la terre et dans Veau; mais il se fendille assez facilement à l'air et résisie mal aux termites.
L'aubier est assez mince et de même couleur que le bois parfait.
Expédié de Cayenne en bûches de diverses dimensions, le bois de Cavalam est utilisé en Europe pour l'ébénisterie, la tabletterie, la menuiserie, le charronnagc.
Dans l'Inde et à la Guadeloupe on en fait des planches, en Guyane des vases. En Malaisie on l'emploie pour les constructions, en Annam pour les piliers de cases et comme combustible, à Phu-Quoc pour les piquets, les palissades, les supports des poi^'Tie^s.
L'écorce est diaphorétique; les feuilles sont apéritives et diurétiques.
ha fruit mucilagineux et astringent est utilisé en décoction contre la blennorrhagie.
Les graines sont comestibles, et fournissent une huile qui sert à la fois à l'alimentation et à l'éclairage.
Stercvilie à feuilles de platane.
Sterculia platanifolia L.
Au Japon : Awo-giri.
Arbre originaire de Chine et du Japon, pouvant atteindre i5™ de hauteur, à tronc droit, recouvert d'une écorce lisse d'un vert clair.
Les feuilles sont amples, palmées-lobées, ressemblant à celles de notre platane.
En forêt on le trouve souvent en mélange avec les ormes et les bouleaux, aux altitudes de 800'" environ.
Il affectionne les sols sablonneux.
Le bois est blanc et à grain grossier; il fournit des planches utilisées en menuiserie.
Les graines grillées sont comestibles.
C'est une essence ornementale magnifique, qui a été acclimatée en Europe. Sous le climat de Paris, elle doit être en serre comme l'oranger. Mais dans le Midi, il faut en essayer la plantation en pleine terre, dans les parcs et jardins.
Sterculie à feuilles d'érable.
Sterculia acerifolia (A. Cunn.).
Arbre à feuilles persistantes, profondément digitées ou palmées.
C'est ime belle essence ornementale, d'une croissance rapide, à planter en a^enues ou en parcs.
Le bois est blanchâtre et léger.
Le tronc laisse exsuder un suc mucilagineux, qui prend l'aspect d'une gomme.
L'écorce fournit des fibres textiles.
t]e sterculia est rustique et mérite d'être introduit en Provence et dans le bassin méditerranéen.
378 KLORI-: kore-;tikkk iii:xi-:KAtK i)i (ii.oBi:.
Sterculie des rocixers
StercuUa l'upestris (BeiiLli.).
Au Queeusland : Binkey.
Arbre du Queeusland, à tronc énorme, en forme de bouteille, à feuilles digitées, croissant dans les sols rocailleux des coteaux.
Le bois, mou et léger, contient une substance mucilagineuse, un peu sucrée et|rafraîchissante.
Le liber contient des fibres textiles utilisées pour la fabrication des filets.
Les racines des jeunes plants sont comestibles.
Sterculie du Malabar.
Stercidia balanghas L.
En Annamite : Vo-hn.
Très grand arbre originaire de (^oohiuchiiie cl de Malabar, à feuilles ovalesîancéolées, entières, glabres.
Les fleurs ont une odeur de vanille.
Les graines, appelées noix de Malabar, sont comestibles et Fournissent une bonne huile à brûler.
Le bois, blanchâtre et léger, est peu employé.
Sterculie de la Nouvelle-Calédonie.
Slerculia bullata (Panch. et Seb,).
Petit arbre de 6"^ à 7™ de hauteur sur o™,3o de diamètre, habitant les plaine? sablonneuses de la Nouvelle-Calédonie.
Les feuilles sont alternes, ovalesj'jcordiformes à la base, vertes sur la face supérieure, roussâtres sur la face inférieure.
Le bois est léger et mou, analogue à celui du tilleul,
L'écorce contient des fibres textiles.
Hamerang.
Stercidia colorata (Roxh.). '
Au Soudan : Hamerang.
Essence qu'on trouve au Soudan, aux Indes néerlandaises où son bois est utilisé comme charpente, en Cochinchine où son bois est sans emploi important.
Les fibres du liber sont trop fragiles pour être e nployées ; mais les 'graines sont comestibles.
Sterculie à feuilles divisées.
Sterculia diversifolia j(G, viDon.).
Arbre de taille moyenne, à tronc pyramidal lisse, à feuilles très profondément divisées ou lobées.
Il habite Victoria, la',:Nouvelle-Galles du Sud, le Queensland.
Le bois, blanc et léger, est peu employé; mais les fibres du liber sont utilisée* pour la fabrication des cordages et des filets.
A\<;ioscKRViKS ov FKi ii.i.ts. J;;)
Sterculie noble.
Sterculia nobilis (Siailli.).
Aux Indes néerlandaises : Hantap-passang,
Grand arbre d'un porl élégant, à feuilles ovales-allongées vt entières. On le trouve dans les parties basses de Sumatra et de la région ouesl de .Ja\a. Le bois, tendre et léger, d'une densité de o,48o, n'est utilisé (|ue poiif 1(î chaulfage.
Sterculie bouteille .
Sterculia Irichosiphon. (Beiilh.).
Au Queensland : Ketey.
Arbre superbe, d'une croissance très rapide, dont le Lronc est élargi vers son milieu en forme de bouteille.
On le trouve dans les sols pauvres du Queensland, eu Australie.
Le bois est blanc et léger.
Les racines des jeunes plants sont comestibles.
Les fleurs, extrêmement nombreuses du mois de mai au mois d'août, rend<Mit cette essence précieuse pour les apiculteurs.
Sterculie de Cochinchiue.
Sterculia cochinchinensis (Pierre).
En Annamite : Dâi-ngàa.
Essence forestière de 20"^ de hauteur environ, qui habile les provinces de Bien-hoa et de Ghanda, le Cambodge, le Siam.
Le bois est blanc et très léger, souvent employé pour la fabrication des canots, recherché pour faire flotter les trains de bois quand le bam})ou est rare.
L'écorce fournit de bonnes fibres.
Sterculie du Mékong.
Sterculia bicolov (Mari.).
En Annamite : Cay-Kîù.
Petit arbre de 10"^ à i5^ de hauteur, (|u'on trouve dans les forêts de Gochinchine, particulièrement dans le delta du Mékong, et dans la péninsule malaise.
Le b )is e~t blanc, léger, de peu de durée; mais le liber fournit des fibres excellentes pour la fabrication des liens.
Les graines sont comestibles.
Tlone.
Sterculia hypochra (PI,'rre).
En Moï et en Ivmer : Tlonc.
Arbre atteignant 20"^ de hauteur sur o'",25 de diamètre, commun dans la province de Bien-iioa.
Le bois est blanc, très léger, de peu de durée.
Le tronc laisse exsuder une gomme aijoudante, brunissant à la Ivimière, employée dans la médecine indigène.
3Sn KLORK FORESTIÈRE GÉNÉRALE DU GLOBE.
Le liber donne d'excellentes fibres, uliJisées pour la fabrication des liens ei des cordages.
Sterculie à canots.
Stercidia Thorelii (Pierre).
En Annamite : Cây-Bây-Thuà.
Essence atteignant 20°^ de hauteur sur o°\4o de diamètre, très commune dans la province de Bien-hoa et les cercles de Tay-uinh et de Baria.
Le bois, blanchâtre et léger, est très employé pour la fabrication des canots; mais les fibres du liber sont peu estimées.
Sterculie liège.
Sterculia lychnophora (Hance).
En Annamite : Cay-lu-ùôi. En Kmer : Dom-somrang.
Arbre de 20'" à 25'" de hauteur, qui croît en massifs vers 200"^ à 3oo'" d'altitude dans la province de Bien-hoa et au Cambodge.
Le bois extrêmement léger est utilisé pour la fabrication des canots, des caisses d'emballage et des jouets.
Les graines, gonflées par l'eau, fournissent une gelée rafraîchissante, recherchée par le commerce chinois.
Sterculie sommifère.
Sterculia alata (Roxb,).
En Annamite : Choc-Moc. En Moï : D'pou. En Indien : Toola.
Grand arbre de 3o™ environ de hauteur, avec un tronc de 10™ à 12™ sous branches, sur 2™ et plus de diamètre.
On le trouve dans les forêts de l'Inde et de Cochinchine, spécialement dans la province de Bien-hoa.
Les feuilles, à long pétiole, sont ovales-acuminées, arrondies ou cordées à la base.
Le bois est blanc, léger, de peu de durée: on peut l'utiliser principalement pour la fabrication des caisses et des jouets.
Les graines sont consommées par les Mois, malgré les phénomènes de somnolence qu'elles provoquent. Leur amande fournit une huile bonne pour l'alimentation et l'éclairage.
Stercvdie textile.
Sterculia villosa.
Arbre habitant l'Inde, et dont l'écorce contient des fibres libériennes pouvant être considérées comme un précieux textile.
Sterculie à gomme.
Sterculia tragacantha (LindI,).
Essence du Congo et de l'Afrique occidentale, remarquable par le fait que ses tissus renferment une gomme analogue à celle des acacias.
C'est un arbre de 20™ à 35™ de hauteur, avec i5™ à 18™ sous branches, sur o"^,5o à 0^,75 de diamètre.
ÀNGIOSPKRMËS OU FEUILLUS. 38l
L'écopce est grise, un peu fendillée, laissant souvent exsuder une gomme blanchâtre {gomme adragante).
Les branches, disposées au sommet, sont étalées horizontalement.
Les feuilles sont caduques, pétiolées, stipulées, coriaces, oblongues, entières, à limbe long de o™,i5 à o°*,20 sur o"*,o8 à o™,i2 de largeur, muni inférieurement de nombreux poils d'un blanc roussâtre, avec 7 à 9 paires de nervures saillantes.
Les fleurs, <|ui paraissent avant les feuilles, sont dispusécs <'n panicules fournies et rameusi's à l'extrémité de raiu -aux s|>éiiaux.
Ces fleurs sont uiiisexuées, les fleurs mâles sm- les rameaux inffiieuis de l'infloreseenee, les fleurs femelles sur les rameaux su|>irieurs.
Les fleurs mâles et femelles sont enveloppées d'un calice campanule, long de o",oo6 à ©""jOCj, à 5 lobes linéaires; elles sont construites sur le type 5.
Le fruit est formé de 3 à 5 follicules groupés en étoile, d'un rouge orangé, longs de o™,o5 à o"^,o8 sur o™,o3 à o'^,o j, oblongs-stipités, contenant 3 à 5 graines munies d'une arille blanchâlre qui enveloppe complètement le tégument.
Ces graines ovoïdes mesm-ent 0^^,012 à o'^jOi^ de longueur sur o°^,oo8 à 0^^,009 de largeur. Elles ont un tégument noir, mince, cartilagineux. L'albumen, blanchâtre et mou, entoure l'embryon et les deux cotylédons aplatis.
Le bois, d'un blanc mat ou jaunâtre, un peu rosé au cœur, est mou, et s'échauffe facilement. Sa densité moyenne est o,35o. On pourrait l'expérimenter pour la fabrication de la pâte à papier.
Sterculie â feuilles oblongues.
Sterculia oblonga (Mart.).
Arbre de ao*" à 35^" de hauteur sur o°\5o à i"^ de diamètre, assez commun dans les forêts de la Côte d'Ivoire, répandu aussi au Cameroun, à Fernando-Pô, au Gabon.
L'écorce est d'un gris blanchâtre, non fendillée, mais se détachant par petites plaques.
Les feuilles sont oblongues, entières, glabres, longues de o'^,oo à o'",i4 sur o™,o3 à o°^,o5 de largeur, portées par un pétiole de o"^,o3 à o™,oo.
Les fleurs nombreuses sont disposées en panicules axillaires ou insérées audessous des feuilles.
Le calice pubescent est formé de 5 lobes obtus, étalés en étoile, jaunes avt-c une tache verte au centre de chaque lobe.
Les fruits sont de gros follicules ellipsoïdes acuminés, longs de 0^,10 environ, contenant de nombreuses graines.
Le bois est blanc jaunâtre, mou, d'une densité de 0,021. II a l'inconvénient de s'échauffer facilement, mais peut être essayé pour la fabrication de la pâte à papier.
Autres espèces du genre Sterculie.
Sterculia dongnaiensis (Pierre).
En Annamite : Gô-chou.
Arbre de 20"^ à 25^ de hauteur, habitant les forêts de Cochinchine, donnant un bois blanc et léger, et de bonnes libres pour liens.
Sterculia Blumei (G. Don.).
Arbre des forêts de Sumatra, Bortiéo, Java, qui i'oiiriiit un bois de construction.
Jî^V FLORE FOKESTIÈRE GÉNÉBAI.H HU^GLOBE.
Sieiculia maingayi (Mart.).
A Malacca : Pa-ru-po. '
Grand arbre de la presqu'île de Malacca, donnant un bois blanc rougeâtre, plus foncé vers le centre de la tige, à grain grossier, tendre, ne se fendant pas à la dessiccation.
Sterculia apetalo (Karst,).
Au Venezuela : Cacaguito.
Arbre dont le bois blanchâtre et assez dur peut être utilisé pour les travaux de tour et d'ébénisterie.
Sterculia mastersii (Pierre).
En Kmer : Xàtn-Ran.
Arbre de 6°* à lo™ de hauteur, habitant le Cambodge, fournissant un bois de peu de densité et de faible durée, mais des fibres libériennes aptes à la fabrication des liens.
Sterculia pexa (Pierre), p^n Annamite : Tom.
Arbre de 6"^ à lo"^ de hauteur, à }>0)s blanc, à graines comestibles.
Sterculia quadrifcla (R. Br.).
Au Queensland : Konvavola.
Arbre de taille moyenne, à feuilles ovales ou cordiformes, habitant le Queensland australien, donnant un fruit rouge à 3 à 6 graines ovoïdes, un bois tendre et spongieux, des fibres libériennes utilisées pour la fabrication des filets de pêche.
Sterculia tavia (H. Br.).
Aibre à feuilles alternes, originaire de Madagascar, fournissant un bois rougeâtre et très dur avec lecpiel on fabrique des pilons pour broyer le riz, et des fibres libériennes excellentes pour la confection des cordages.
Orme des Antilles nnJOrme d'Amérique.
Guazuina ulmifolia L.
Au Brésil : Mutambà.* En Argentine : Mannelero preto ou Cambà-acà. Au Venezuela : Guacimo,
Arbre de lo'" à i5"* de hauteur sur 0*^,50 de diamètre, muni à son sommet de branches nombreuses et divisées, formant une cime élégante.
L'écorce est mince, d'un gris plombé, avec des crevasses nombreuses mais ti("'s peu accentuées.
Les feuilles sont alternes, simples, ovales-oblongues, lancéolées, obliques, inégalement dentées, assez semblables à celles de Vorme champêtre.
Cette essence est originaire des Antilles, où elle constitue des avenues et des parcs. On la trouve aussi au Brésil, au Venezuela, au Paraguay, en Argentine, à la Réunion.
Le bois est blanc rosé ou gris blanchâtre, mou et léger, d'une densité de o,56o, compact, peu élasti(|ue, fragile, d'une durée limitée, mais facile à travailler. Peu estimé en Argentine, il est considéré comme précieux aux Antilles, oîi on l'utilise pour la fabrication des barriques destinées à transporter le sucre brut. Au Paraguay, on l'emploie pour les charpentes, les constructions, l'ébénisterie.
T/écnrcf inlerne est astiingente.
VNCilOSJ'KIlMKS «Il KKni.I.LS. i^i
Les fruits contiennent une substance mucilagineuse sucrée que les Brésiliens apprécient beaucoup.
Guacima.
Guazuma lomentosa (lî. V>. K.).
Aux Indes anglaises : Bastar ccdar. A Cuba : Cuucimu. Eu Malaisie : DjatliyolUinda. Au \'énézuela : Guàcirno-cimarrôn,
Cirand arbre à feuilles inégales, obliques, dentées.
Originaire de rAmérique du Sud, il sest ré]>andu à Java, à lîornéf), aux Indes. Ou :e trouve dans les sols fertiles des environs de Fondichéry.
Son bois n'est ni très dur, ni très résistant; cependant aux liides on Tutilise pour le charronnage.
L'écorce adoucissante cciilienl des fibres liliérienncs employées pour la labrioation des liens.
Le fruit est comestible mais (hpourvu de saveur.
Héritière littorale.
Heritiera littoralis (Dryaud.).
Lu Annam : Cui-Cui. jEn Malaisie: Kajoe-pokken. Aux Moluques: Atoengkfoet. Au Soudan : Dfoengoeng.
Arbre de taille moyenne, à feuilles blanchâtres à la face inférieure, alternes, amples, ovales, entières, cordées à la base, acuminées au sommet, penninerves.
Il est originaire des îles de la Sonde et des Moluques. On le trouve sur les côtes âv l'fnde, aux Pliilippines, en Annam, en Nouvelle-Calédonie.
11 affectionne les bords un peu élevés du littoral maritime, et pousse même sur les sols saumàtres.
Son bois est gris brun, solide, dur, résistant, dense (6? = 0,982), à texture compacte, fine et serrée.
Il est excellent pour les charpentes, les travaux de construction, les disques, les poulies, les mortiers à décortiquer le riz, en général pour tous les ouvrages de menuiserie et d'ébénisterie.
C'est un très bon combustible.
L'écorce, comme celle de toutes les espèces du genre, peut être employée dans l'( teinture.
Le fruit est vui akène ligneux, subéreux, caréné le long de la face dorsale. Il coni ient une amande blanche, orbiculaire, aplatie, formée de cotylédons charnus que recouvre un épisperme brun marron. Cette amande possède des propriétés toniques comme toutes les graines du genre. Elle contient ujie huile employée en frictions contre le rhumatisme.
D'après Heckel. la composition de la graine serait la suivante :
Unile '\ . 365
Tanin et matières roloiatile? 4 .98H
Chlorure de sodium • o,u8S
Cellulose et amidon 35,987
Substances albuminoïdes 1 ^,5^y
Ijii;npu\ 1 > , "tft-
Sels Hx^'-^ >.'>;■)