LES TISSUS VÉGÉTAUX
faisceaux et placées bout à bout, elles constituent le tissu fondamental du bois dit tissu fibreux; c'est suivant la direction de ces fibres que le bois se fend, et ce sont elles qui soutiennent la plante.
D'autres cellules se superposent en files ; les cloisons trans-
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Différents types de vaisseaux. A, vaisseau annelé : a, anneaux d'épaississemenls internes ; p, partie restée mince. — B, vaisseau spirale : s, s' spirales d'épaississcments internes ; p, partie restée mince. — C, vaisseau réticulé: c, réseau d'épaississement interne; ni, partie restée mince. — D, vaisseau scalariforme : i, parties épaissies de la membrane formant comme les barreaux d'une échelle; p, parties minces; a, angles épaissis.
Fig. 9 à 12.
versales ainsi que le protoplasma et le noj^au disparaissent ; il résulte de celle juxtaposition un canal continu oîi peuvent circuler les liquides. On distingue ces petits tubes ou vaisseaux dans le bois, même à l'œil nu ; ils forment le tissu vascnlaire. L'enveloppe des cellules qui le composent peut s'épaissir, mais souvent l'épaississement n'est pas uniforme ; il se fait inégalement sur les différentes parties de la membrane ; il en résulte des sculptures en creux ou en relief que l'on observe sur les parois des vaisseaux (Fig. 9 à 12 ).
CLASSIFICATION DES VEGETAUX
Les parties vivantes des végétaux qui sont en contact avec
Fragment de coupe montrant l'épiderme c, cuticule ; p, paroi latérale des cellules.
Fig. 13.
l'extérieur sont recouvertes d'une couche de cellules aplaties qui forment Vépiderme (Fis. 13). La S^^S^^C Jq^(/' cellulose des cellules épidermiques se transforme vers l'extérieur en une matière spéciale appelée ciitine ; la partie superficielle de la membrane prend le nom de cuticule ; elle protège le corps de la plante.
Dans certains cas, l'enveloppe des cellules se change en une substance jaune et élastique ; Tensenible des
Fragment de tissu subéreux cellules ainsi modifiées forme le tissu
du Chêne-Iièse : Iqd, liège 7 , i--^ /rr- ^ 1 i\
dur : Igm, liège mou. subercux OU liege (Fig. 14), qui a ega-
Yia. u. lement un rôle de protection. Le
grand développement que prend ce
tissu chez le Chêne-liège permet son utilisation industrielle.
CLASSIFICATION. — Les types de plantes sont excessivement nombreux, et il a fallu pour les étudier les réunir en groupes ; c'est le but de la classification.
Tout le monde a la notion de l'espèce (le Chêne-liège, le Chêne zéen sont des espèces différentes), mais cette notion reste souvent assez vague, il importe de la préciser. « Tous les individus animaux ou végétaux qui descendent de mêmes parents présentent des caractères communs. Ce sont les caractères de l'espèce. »
Cuvier, célèbre naturaliste du début du xix"^ siècle, a défini l'espèce : la réunion des cires vivants descendus les uns des autres on de parents communs, et de ceux qui leur ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux.
CLASSIFICATION DES VEGETAUX
Le mot essence est souvent employé pour désigner les espèces forestières .
Les espèces qui se ressemblent sont réunies entre elles pour former un genre, par exemple le genre Chêne.
Les botanistes désignent les plantes par le nom du genre et celui de l'espèce mis à la suite l'un de l'autre. Exemple : le Chêne (nom de genre), Kermès (nom de l'espèce), et afin de se comprendre plus facilement les naturalistes des différents pays ont adopté la langue latine ; c'est ainsi qu'ils appellent le Chêne Kermès Qiierciiscoccifera.
Une même espèce peut avoir été désignée sous des noms différents ; afin d'éviter toute confusion, on fait suivre le nom de l'espèce du nom de son parrain. Ce nom s'écrit par abréviation. La lettre L, qui dans les flores suit les mots Qiierciis coccifera, signifie Linné ^
Les genres voisins forment une famille ; les familles se réunissent en ordres \ ceux-ci en classes ; enfin les classes en embranchements. On peut aussi distinguer des tribus, groupes intermédiaires entre les genres et les familles.
Nous verrons que le genre Chêne appartient à la famille des Cupnlifères, à Vordre des Apétales, à la classe des Dicotylédones, à l'embranchement des Phanérogames.
Certaines considérations, et en particulier l'étude des fossiles, c'est-à-dire des débris animaux ou végétaux très anciens que l'on trouve enfouis dans le sol, nous indiquent que les êtres vivants qui ont habité notre globe n'ont pas toujours présenté les mêmes formes ; ils ont donc varié avec le temps ; et nous constatons encore à notre époque des modifications qui nous amènent à distinguer plusieurs variétés dans une même espèce.
La plupart des savants admettent aujourd'hui que les êtres qui ont apparu les premiers étaient très simples. De proche en proche, ou par variation brusque, des êtres plus compliqués seraient nés les uns des autres. La variété des formes s'est produite sous rinfluence du climat, de la nourriture, etc. Les plus forts ont obligé les plus faibles à émigrer ou à disparaître.
Les espèces actuelles descendraient ainsi toutes d'une même souche.