SOL
marne ; deux parties de sable et une d'argile forment le sable gras, très favorable à la forêt. Le mélange des trois éléments constitue la /(';•/(' franehe.
Le terreau résulte de la décomposition des débris organiques; il corrige les défauts des sols, en conservant la fraîcheur aux uns, en ameublissant les autres ; il les colore en noir et leur fournit d'abondants éléments nutritifs.
Le sous-sol influe également sur la qualité d'un terrain : non seulement il détermine la pente de la couche arable qu'il supporte mais, suivant qu'il est compact ou fissuré, il augmente ou diminue l'humidité de celle-ci.
Selon la quantité d'eau qu'ils renferment, les terrains sont dits marécageux, monillenx , humides, frais et secs.
La forêt est peu exigeante sous le rapport de la composition de la terre minérale et elle se contente des sols les plus pauvres ; c'est de l'abondance du terreau que dépend surtout la qualité d'un sol forestier. L'épaisseur de la couche arable a aussi une grande importance : les sols profonds donnent aux arbres une croissance rapide, des fûts élancés. Un sous-sol fissuré, susceptible d'être pénétré facilement par les racines^ peut suppléer au manque de profondeur de la terre végétale.
La composition chimique du sol influe beaucoup sur la répartition des essences : la chaux est nuisible à certaines plantes quisont localisées sur les terrains siliceux, tandis qu'elle paraît en attirer d'autres. Le Chêne-liége, le Châtaignier, par exemple, sont dits calcifuges, parce qu'ils craignent le calcaire. Le Pin d'Alep au contraire paraît préférer les terrains calcaires : il est dit calcicole '. D'autres espèces, le Chêne vert par exemple, acceptent les sols de toute composition -.
On appelle essences sociales celles qui, vivant en grande masse, sont susceptibles déformer des peuplements d'une seule espèce dits peuplements purs (exemple : les Pins, les Chênes) ;
1. De même certaines plantes dites halophiles sont localisées au bord de la nier où la présence du sel marin s'oppose à la croissance de la plupart des espèces de la flore terrestre.
2. Telle espèce qui ne peut supporter le calcaire en plaine le tolère bien en montagne où il pleut davantage ; les qualités physiques des terrains calcaires, souvent secs et sans profondeur, doivent donc aussi entrer eu ligne de compte.