AIRE - STATION - ASSOCIATIONS
ce groupe, qui est le plus important, comprend tous les résineux. D'autres espèces ne se rencontrent que par pieds isolés ; on les appelle essences disséminées (ex. : TOrme, le Frêne) ; ce sont les plus exigeantes au point de vue du sol et c'est ce qui explique leur isolement ; elles ne peuvent subsister par groupes que dans les terrains très fertiles.
Les espèces sociales sont au contraire frugales, et on' les rencontre en abondance dans les terrains pauvres en éléments nutritifs; non seulement elles y constituent la futaie, mais elles se développent abondamment en sous-bois si le couvert est peu épais (Bruyères, Genêts, etc.). La flore des teri'ains calcaires est beaucoup plus variée comme nombre d'espèces.
ACTION DES ÊTRES VIVANTS. — Nous n en dirons que quelques mots ; nous savons déjà que les différentes espèces ont des exigences variables vis-à-vis du sol et que les jeunes arbres ont un besoin de lumière également très variable avec l'essence ; de plus il est des espèces arbustives ou herbacées qui peuvent vivre et se reproduire sous le couvert de la futaie, tandis que d'autres exigent le plein découvert ; ces dernières sont dites héliopbiles.
La concurrence vitale qui s'exerce entre les ditférents arbres d'un peuplement d'une même essence a déjà été mentionnée ; elle se produit aussi entre les sujets d'espèces différentes. Les m3'Corhizes sont plus utiles à certaines essences qu'à d'autres ; leur abondance peut influer sur l'issue de la lutte pour Toccupation du sol '.
Les animaux contribuent particulièrement à la destruction de certaines espèces végétales ; ils peuvent au contraire favoriser la multiplication des plantes en transportant le pollen ou en disséminant les graines. L'homme joue un rôle considérable sur lequel il est inutile d'insister.
AIRE. — STATION. — ASSOCIATIONS — Aux
confins des régions glacées du pôle, on rencontre les Bouleaux, les Pins, les Mélèzes, etc., occupant des surfaces considérables ; dans la zone tempérée, les essences feuillues dominent
1. D'après Wiener et Slahl. L'utilité des niycouJiizes est contestée par d'autres auteurs.