‹ Flore fossile des gîtes de charbon du TonkinChapitre 20 sur 56 · GÎTES DE YEN-BAÏ. — DONNÉES TOPOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

GÎTES DE YEN-BAÏ. — DONNÉES TOPOGRAPHIQUES

orientées à peu près N./ o°0. et plissées perpendiculairement à leur direction, offrant par suite des plongements tantôt vers le Nord-Est et tantôt vers le Sud-Ouest). Plusieurs couches de charbon ont été découvertes, qui semblent appartenir à deux séries parallèles d'affleurements : lune, sur la rive droite du fleuve, à 4 kilomètres en amont de Yen-Baï; l'autre, située un peu plus au Nord-Est, reconnue d'une part à Yen-Baï mème sur les deux rives du fleuve, d'autre part au-dessus de Baïi-Dzuong, à 6 kilometres environ en amont de Yen-Baï, sur la rive gauche. Les couches de cette deuxième série d'afleurements, explorées à Yen-Baï et à Bai-Dzuong , geant vers le fleuve, c’est-à-dire vers le Sud-Ouest, sous un angle d'environ

ont élé trouvées plon-

h5° (voir la coupe, fig. 3). Toute cette

formation parait être exclusivement d'eau Æeure Rouge

douce, ne renfermant comme fossiles, en

outre des plantes, que des coquilles d'eau LE.

; , a, é sv 0 douce, Paludines et Unios. Les Paludines, y, SNS #0

, . S U de + Qi Y & rencontrées seulement dans les grès, sont x Ÿ" s LS >

surtout très abondantes dans certains bancs, ee dre dO te cet qui en sont absolument pétris : la roche sur le bord du Fleuve Rouge,

: Et OR ; d’après un croquis de M. Beauverie. n'est pour ainsi dire formée que de ces

coquilles, séparées seulement par de minces intercalations gréseuses ; el comme leur test est entièrement spathique, on croirait, au premier coup d'œil, avoir affaire à un calcaire cristallin, tandis qu’en réalité la roche qui les cimente est un grès argileux à éléments granitiques, simplement imprégné d’une quantité relativement faible de carbonate de chaux.

Des travaux d'exploration ont été entrepris sur deux points principaux, d'une part autour de Yen-Baï même par M. Beauverie, d'autre part à Bai- Dzuong, où MM. Marty et d'Abbadie avaient foncé un puits d’une quarantaine de mètres de profondeur et commencé des galeries souterraines; mais ces travaux ont été noyés par suite d'une forte crue du fleuve, et ils n’ont pas été repris.

Les charbons de Yen-Baï sont des charbons légerement bitumineux, tenant de 3 à 7 p. 100 d'eau et de 30 à 36 p. 100 de matières volatiles, cendres déduites, ce qui avait donné à penser qu'ils pourraient être utilement mélangés aux houilles anthraciteuses du bassin du Bas-Tonkin pour constituer des bri-

quettes; mais ils paraissaient être en général très cendreux.

® Sarran, Excursion géologique dans le bassin du Fleuve Rouge.

Travaux

d'exploitation.

Nature

des charbons.

Provenance des échantillons recueillis.

Les empreintes du bassin de Yen-Baï que j'ai eues en mains et dont la descriplion va suivre avaient été recueillies, d’abord par M. Saladin, puis par M. Beauverie, à Yen-Baï même, dans les schistes argileux ou les grès MICaCÉS avoisinant les couches de charbon. J'ai recu également de M. Sarran quelques échantillons de plantes trouvés par lui dans la même région. Enfin, M. Beauverie m'a fait parvenir une empreinte de feuille de Palmier provenant des

travaux de Bai-Dzuong.

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