CHAPITRE PREMIER
DONNÉES TOPOGRAPHIQUES
Des gites de charbon de la Chine méridionale sur lesquels M. Leclère à récolté des empreintes végétales, l’un des plus importants, et en même temps celui qui a fourni les meilleurs échantillons de plantes fossiles comme les plus abondants, est celui de Taï-Pin-Tchang, au Nord du Yun-Nan, au voisinage immédiat de la limite commune de cette province et du Se-Tchouen, sur la rive gauche du Fleuve Bleu à quelques kilomètres en amont de son confluent avec le Kin-Ho (M). On exploite en ce point une couche de 2 mètres d'épaisseur, plongeant d'environ 50° vers l'Ouest; le charbon extrait est une houille grasse à 32 p. 100 de matières volatiles, et une partie en est transformée en coke sur la mine même. Dans toute la région avoisinante, autour de Ma-Chang, existent de nombreuses exploitations, portant sur le même niveau géologique. Ainsi que je lai déjà indiqué plus haut et qu'on va le voir plus en détail par ce qui va être dit, la composition de la flore fossile atteste l'identité de ce niveau avec celui de la formation charbonneuse du Bas-Tonkin.
Outre ce gisement de Tai-Pin-Tchang, je mentionnerai également ici deux autres localités du Sud de la Chine dans lesquelles M. Leclère a aussi recueilli des empreintes qui, bien qu'assez fragmentaires et imparfaitement conservées, paraissent appartenir encore à cette même flore rhétienne : ce sont, d’une part, Kiang-Ti 0), dans le Kouei-Tcheou, au voisinage immédiat de la limite commune de cette province et du Yun-Nan ainsi que du Kouang-Si; les empreintes s'y trouvent sur un grès assez grossier, ce qui rend les déterminations
M A. Leclere, Étude geologique et minière des provinces chinoises voisines du Tonkin (Annales
des Mines, 2° vol. 1901, p. 386: pl. VIT; pl. IX, fig. 2). ® Ibid, p. 406; pl. NT:
IMPRIMERIE NATIONALE
assez malaisées, la nervation étant en général difficilement discernable; d'autre part, Mi-Leu "), dans la région orientale du Yun-Nan, à quelque 100 kilomètres au Sud-Est de Yun-Nan-Sen; ce dernier gisement fournit à l'extraction une houille grasse à 36 p. 100 de matières volatiles; il semble malheureusement peu riche en empreintes végétales, et M. Leclère n’a pu y récolter que de rares lambeaux de frondes de Fougères, lacérés en petits fragments, dont la détermination spécifique, sauf peut-être pour un Dictyophyllum, est demeurée tout à fait incertaine.
® A. Leclere, Etude géologique et minière des provinces chinoises voisines du Tonkin (Annales
des Mines, 2° vol. 1901, p. 355; pl. VII, fig. 3).