CHINE MÉRIDIONALE. — FOUGÈRES
ment les nervures latérales pour en reconnaitre la disposition et les anasto-
moses caractéristiques.
GLOSSOPTERIS ANGUSTIFOLIA BronGnrarr.
PI. LVI, fig. 2.
1830. Glossopteris angustifolia Brongniart, Hist. veget. foss., 1, p. 224, pl. 65, fig. 1. Feistmantel, Journ. Asiat. Soc. Bengal, XLV, pt. 11, p.374, pl. XXI, fig. 2-4. Medlicott et Blanford, Manual Geol. India, p. 117, pl. V, fig. 6. Feistmantel, Foss. F1. Gondwana Syst, UE, pt.rr, p. 105, pl. XXVITA, fig. 6,8, 9, 11-13; pl. XXXIV A, fig. 2, 3: pl. XXXIX A, fig. 2, 2; IV, pt. 2, p.25, pl. V A, fig. 5; Karoo-Formation, p. 43, pl. IV, fig. 5. R. D. Oldham, Manual Geol. India, 2° ed., p. 162. Zeïller, Bull. Soc. Gcol. Fr., 3° sér., XXIV, p. 369; p. 370, fig. 14, 15; pl. XVII, fig. 1-3; Palæont. indica, New Ser., IE, pt. 1, p. 16, pl. IV, fig. 3-5.
1867. Glossopteris Browniana Tate, Quart. Journ. Geol. Soc., XXII, p. 140 (pars), pl. VI, lig. 5a, 5 b.
1869. Glossopteris indica var. anguslifolia Schimper, Trail. de pal. veg., Atlas, p. 19, pl. XXXVIF, fig. 10, 10 b.
1881. Sagenopteris (Dactylopteris) longifolia Feistmantel, foss. FL, Gondwana Syst., W, pt. u, p. 113, pl. XL A, fig. 3.
1897. Glosopteris Browniana var. anqustifola Seward, Quart. Journ. Geol. Soc., LIT, p. 321, pl. XXI, fig. 4a.
rondes simples, à bords parallèles, entiers, à contour général linéaire, effilées au sommet en pointe aiguë ou obtusément aiguë, graduellement rétrécies vers la base, non pétiolées, larges de 8 à 20 millimètres, longues de 5 à 15 centimètres.
Nervure médiane nette, se poursuivant presque jusqu'au sommet de la fronde: nervures secondaires d'ordinaire assez fortement dressées, plus ou moins arquées, au moins à leur base, en général assez rapprochées, s'anastomosant plus ou moins régulièrement en maiïlles polygonales étroites, allongées.
L'échantillon représenté sur les figures 2 et 2 a de la Planche LVT est le seul que Jaie vu de cette espèce des gisements indo-chinois où chinois; l'étroitesse de la fronde, le parallélisme de ses bords, la prolongation de la nervure médiane presque jusqu'au sommet, ne permettent pas d'hésiter sur l'attribution spécifique. La nervation en était, il est vrai, à peu près indiscernable lorsqu'il m'a été remis par M. Leclère; mais, en attaquant légèrement la lame charbonneuse du limbe par lacide azotique et lavant ensuite à l'ammoniaque , Jai réussi à mettre les nervures latérales en évidence, ainsi qu'on le voit sur la figure grossie 2 a. On peut constater, sur cette figure, en
IMPRIMERIE NATIONALE
Description
de l'espece.
Rema rques
paléontologiques,
et différences,
Synonymie.
Provenance.
l'examinant à la loupe, que les nervures latérales s'anastomosent, au moins en partie, en longues aréoles eflilées à leurs extrémités; certaines d’entre elles restent libres, d’ailleurs, sur une portion de leur étendue, sinon même sur tout leur parcours, ainsi que cela a lieu sur l'échantillon type de Brongniart et que Je l'ai constaté également sur certains échantillons de l'Inde N).
Aucun spécimen de cette espèce n'a encore été récolté au Tonkin.
Le Gloss. angustifolia se rapproche surtout, par la forme aiguë où obtusément aiguë de son sommet comme par la direction ascendante de ses nervures, du Gloss. indica, mais il en diffère nettement par la forme de sa fronde, qui est linéaire et non lancéolée, beaucoup plus étroite toujours que les formes même les plus étroites de cette dernière espèce. Il ne me semble pas douteux qu'il faille le considérer comme constituant une forme spécifique autonome,
Je ne puis, pour la question de la synonymie, que renvoyer à ce que J'ai dit dans mon travail de la Palæontologia indica, particulièrement en ce qui regarde le Sagenopterts longifolia Feistmantel, dans lequel il faut certamement
“voir un bouquet de frondes simples groupées à l'extrémité d’un rhizome
commun et non pas une feuille composée.
L'échantillon que je viens de décrire a été récolté par M. Leclère à Tai-
Pin-Tchang.
Genre DICTYOPHYLLUM Lainocey et Hurrox.
DICTYOPHYLLUM NATHORSTI Zerirer.
Pl. LVI, fig. 3.
(Voir supra, P. 109.)
Quelques fragments de pennes de Dictyophyllum, identiques de tout point au Dict. Nathorsti du Tonkin, ont été recueillis par M. Leclère à Tai-Pin- Tchang. L'un des plus nets d'entre eux est reproduit sur la figure 3 de la Planche LV: il paraît, d’après le degré de soudure mutuelle de ses segments latéraux, devoir appartenir à la région mférieure d’une penne primaire.
I faut probablement rapporter encore à cette espèce quelques lambeaux de pennes à nervation aréolée récoltés par M. Leclère à Mi-Leu dans le Yun-Nan.
® Palæontologia indica, New Ser., I, pt. 1, p. 16, pl. IV, fig. 4, 4a.
CHINE MÉRIDIONALE. — ÉQUISETINÉES. 209
Genre CLATHROPTERIS BroxGnrarr.
CLATHROPTERIS PLATYPHYLLA Gorprert (sp.).
PI. LVI, fig. 4.
(Voir supra, page 119.)
Il s'est trouvé, parmi les échantillons rapportés de Tai-Pin-Tchang par M. Leclère, deux ou trois fragments de pennes de cette espèce; celui de la figure 4, PI LVI, ne montre pas les bords du Himbe, mais on \! voil neltement, entre les nervures latérales, les mailles rectangulaires, subdivisées elles-mêmes en aréoles plus petites, qui caractérisent le Clathr. platyphylla.
Cette même espèce parait, en outre, assez abondante à Kiang-Ti, où M. Leclère a recueilli d'assez nombreux fragments de pennes, dont les plus complets montrent sur une faible étendue le bord de leur limbe, distant du rachis de 20 à 45 millimètres, et muni de dents obtusément aiguës, très faiblement saillantes, situées à l'extrémité des nervures latérales; celles-ci sont parallèles les unes aux autres, plus ou moins obliques sur le rachis, mais il est presque impossible, dans les intervalles compris entre elles, de rien discerner des nervures secondaires; cependant, sur un ou deux points, on apercoit quelques-unes de ces dernières, formant des mailles en forme de rectangles ou de parallélogrammes, de sorte qu'en fin de compte l'attribution spécifique ne semble pas douteuse.
Équisétinées.
Les Équisétinées ne se sont trouvées représentées, parmi les échantillons rapportés du Sud de la Chine par M. Leclère, que par de petits fragments de tiges marqués de fines côtes longitudinales, provenant de Kiang-Ti, appar- Lenant peut-être au Schizoneura Carrerei, el par un diaphragme nodal à contour ovale, de 10 millimètres sur 15 millimetres, provenant de TFaiï-Pin-
Fchang, mais dont l'attribution générique ne saurait être précisée,
Cycadinées.
Genre PTILOPHYLLUM Morris.
PTILOPHYLLUM ACUTIFOLIUM Morris.
PI. LVI, fig. 7, 8.
(Voir supra, page 172.)
M. Leclère a recueilli à Tai-Pin-Tchang deux petits fragments de frondes bien reconnaissables de cette espèce : l'un, celui de la figure 7, PL LVI, appartient à la forme normale et montre nettement (fig. 7 a) le mode d’attache des folioles caractéristique du genre Ptilophyllum, avec un léger élargissement à leur base du côté antérieur et une décurrence plus où moins accentuée du côté postérieur; l’autre, à folioles sensiblement plus petites, appartient à la forme que Feistmantel a distinguée sous le nom de tenerrimum;, mais qu'il a finalement, et avec raison, rattachée au Phl. acutifolium comme simple variété.
Genre PTEROPHYLLUM BroxGxraRT.
PTEROPHYLLUM (ANOMOZAMITES) INCONSTANS F. Braux (sp.). PI. LVI, fig. 6.
(Voir supra, page 177.)
L'échantillon de la figure 6, PL LVE, provenant de Tai-Pin-Tchang, montre une fronde à folioles mégales, de taille plus petite que la plupart de celles qui ont été rencontrées dans les gisements du Tonkin, mais tout à fait semblable, ainsi, d’ailleurs, que je l'ai fait remarquer plus haut (page 179), à quelques-uns des échantillons de Pteroph. inconslans des couches rhétiennes ; de Franconie qui ont été figurés par Schenk.
Cet échanullon est, d’ailleurs, le seul de cette espèce qui ait été trouvé en Chine par M. Leclère.
CHINE MÉRIDIONALE. — CYCADINÉES. 301
PTEROPHYLLUM MULTILINEATUM Suirrer.
PI. LVI, fig. 5 ( Pterophyllum sp. ).
1896. Pterophyllum multilineatum Shirley, Proc. Roy. Soc. Queensland, XI, p- 91, pl. VII à; Addit. foss. FT. Queensland, p. 16, pl. XXI
Frondes à contour probablement lancéolé où linéaire-lancéolé, larges de 7 à 9 centimètres, atteignant vraisemblablement une trentaine de centimètres de longueur et peut-être davantage ; rachis large de 3 à 4 millimètres, marqué de stries longitudinales rapprochées.
Folioles alternes ou subopposées, presque exactement normales au rachis, à contour rectangulaire, quatre à cinq fois plus longues que larges, longues de 30 à A5 millimètres, larges vers leur milieu de 8 à 10 millimètres, insenstblement rétrécies vers leur base, puis élargies à leur insertion, se touchant mutuellement par leur portion élargie, mais laissant entre elles un intervalle de 1 à 3 millimètres de largeur, séparées par des sinus oblusément aigus, tronquées au sommet suivant une ligne parallèle au rachis, droite ou légèrement convexe en dehors , avec les angles arrondis, et toutes égales entre elles.
Nervures fines, nombreuses, une ou deux fois bifurquées, parallèles, espacées der so onto!
IL s'est trouvé, parmi les échantillons récoltés à Tai-Pin-Tchang par M. Leclère, deux fragments de frondes de cette espèce; le meilleur d’entre eux est reproduit sur la figure 5, PI. LVT, sous le nom de Pferophyllum sp. Je n'avais pas connaissance, au moment de limpression des légendes de l'Atlas, des travaux de M. Shirley sur la flore fossile du Queensland, et sans pouvoir attribuer à aucune des espèces décrites du genre Pterophyllum ces échantillons de Taï-Pin-Tchang, je ne les avais pas jugés suffisamment complets pour légitimer la création d’un nom spécifique nouveau; depuis lors J'ai constaté qu'ils appartenaient, sans doute possible, au Pteroph. mullilineatum des couches rhétiennes ou liasiques d'Ipswich et de Yeronga, à la figure type duquel l'échantillon fig. HePLEVT est pour ainsi dire identique , à cela près seulement qu'il présente un rachis un peu plus épais, avec des folioles plus longues de 5 ou 6 millimètres et un peu plus brusquement tronquées au sommet; mais ces folioles offrent exactement la même forme, légèrement rétrécies vers le bas sur leur tiers inférieur, puis élargies à leur insertion sur
le rachis, séparées par des sinus obtusément aigus, et laissant entre elles des
Description
de l'espèce.
Remarques paléontologiques.
et différences.
Provenance,
intervalles de 1 à 3 millimètres. La nervation est également identique de part et d'autre, formée de nervures fines, une ou deux fois bifurquées, au nombre de 30 à {o dans chaque foliole.
L'autre échantillon trouvé à Tai-Pin-Tchang ne mesure que 35 millimètres de longueur : il offre, d’un même côté du rachis, quatre folioles, dont les deux extrêmes incomplètes, longues d'environ 30 millimètres, mais qui se raccourcissent assez rapidement, la plus basse mesurant 32 millimètres et la plus élevée 24 millimètres seulement; elles font avec le rachis des angles de 6o° à 70° et sont un peu plus rapprochées que celles du fragment de penne lg. 5, PI LVI, différences qui montrent qu'on à affaire là à un fragment voisin du sommet de la fronde.
J'avais signalé précédemment ces échantillons de Taiï-Pin-Tchang comme’ «affines d'une part au Pteroph. longifolium Brongniart du Keuper, d'autre part à certaines espèces des couches indiennes de Raymahal ». Le Pteroph. multilineatum ressemble, en eflet, par la forme comme par la non-contiguité de ses folioles, à quelques-uns des échantillons de Pteroph. longifolium du Trias supérieur de Suisse figurés par Heer ®); mais aucun d’entre eux n’a les folioles à beaucoup près aussi larges, ni, à ce qu'il semble, les nervures aussi serrées. IH peut, d'autre part, ètre rapproché du Pteroph. rajmahalense Morris des couches liasiques de Raymahal ); mais si les folioles de celui-ci offrent des dimensions analogues, elles sont plus rapprochées les unes des autres , à peine dilatées à la base, parfois même contiguës sur toute leur longueur, et tout à fait arrondies au sommet. M. Shirley compare en outre l'espèce créée par lui au Pleroph. princeps Oldham et Morris # de cette même formation de Raymahal, mais Je ne lui vois aucune ressemblance réelle avec celui-ci, dont les folioles sont souvent très inégales, toujours beaucoup plus larges, mesurant de 1 5 millimètres au minimum jusqu'à 30 millimètres et plus de hauteur, avec une forme différente, plus courtes par rapport à leur largeur, légèrement rétrécies plutôt qu'élargies vers le sommet, et dont les nervures sont infiniment moins serrées.
Cette espèce n'a été, jusqu'ici, observée en Chine qu'à Tai-Pin-Tchang.
(0 R. Zeiller, Comptes rendus Acad. se., CXXX, p. 186.
O. Heer, Flora fossilis Helvetiw, p. So, pl. XXX, fig. 7, 8; pl. XXXIIT (surtout fig. 4); pl. XXXV; pl. XXXVI, fig. 2, 2.
% Fossil Flora of the Gondwana System, V, pt. 1, p.25, pl NUE, fig. 5-5; pl. XIV, fig. 1-5;
pl. XVII, fie. 2
Œ) Jhid., I, PHP 20 pl. X, Der 1-9; pl. XI Ken; pl. XI, fig 1; pl. XIIL,'ho ma; pt 2, p- 112, pl. XLVIL.