‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 14 sur 73 · BETTE · texte numérisé non relu

BETTE

« Aux environs de Paris on est dans l'usage de semer en avril dans les terres chaudes, et en mai dans les froides. Les racines de betterave, au lieu d’avoir besoin d’être buttées, comme celles de beaucoup d’autres plantes, doivent être déchaussées , parce qu’elles grossissent davantage lorsqu'elles s'élèvent un peu au dessus de terre; ce qui a engagé les Allemands à les mêler dans un champ avec des espèces de choux qu’il faut butter : la terre qu’on retire des betteraves est portée au pied des choux. Aussitôt que les racines sont assez fortes, on enlève les feuilles pour les bêtes à cornes, et même pour les moutons. La betterave peut, dans un bon terrain, donner quatre récoltes de feuilles. Si lon compare cette plante avec les navets, les pommes de terre et les choux, on voit qu'aucune ne donne des fanes aussi avantageuses. »

Le suc si doux de la betterave exerce pourtant, ainsi que la poudre, une action errhine très-prononcée sur la membrane muqueuse des fosses nasales. Galien avait déjà fait cette observation , confirmée par les praticiens modernes, et notamment par Borrich, qui signale avec raison le danger de ce sternutatoire.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est un peu plus petite que nature.) — 1. Fleur entière grossie. — 2. Agrégation de plusieurs fruits de grandeur naturelle. — 3. Fruit isolé, grossi, entouré de son calice persistant. — 4. Racine et feuille radicale réduite au quart de sa grandeur naturelle.

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