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a M BISTORTE.
BisrorTA; Bauhin, IsvaË, lib. 5, sect. 6; — Tournefort, clas. 15, fleurs apétales.
Latin. ......... POLYGONUM BISTORTA , caule simplicissimo , monostachyo, foliis ova-
tis, in petiolum decurrentibus ; Linné, clas. 8, octandrie trigynie; — Jussieu, clas. 6, ord. 5, polygonées. .
TÉGUER AS NT eee BISTORTA.
Espagnols + MN. BISTORTA.
Français... ... ... BISTORTE.
So ANR Ne le ele BISTORT ; SNAKE-WEED. :
Allemand... ..... NATTERKNOETERICH, Hagen; NATTERWURZ; SCHLANGENWURZET. Hollandais. . . . ... NATERWORTEL , Pelletier; SLANGENWORTER ; HARSTONGE. Polonais... ...... wesownix, Erndtei.
CE n’est pas seulement sur les hautes montagnes de l’Europe que l’on trouve cette plante vivace; elle se rencontre aussi sur les terrains incultes et dans les prairies de la Suisse, de l’Allemagne, de l'An oleterre et de la France.
La racine, grosse et longue à peu près comme le doigt, dure, fibro-tubérèuse, marquée d’intersections annulaires, jette çà et là des ramuscules nombreux et déliés; elles est contournée deux ou trois fois et torse’, brunâtre en dehors, rougeâtre à l’intérieur. — Les tiges simples, droites, cylindriques, noueuses, striées, fistuleuses, glabres, s'élèvent jusqu’à la hauteur de deux pieds. — Les feuilles sont alternes : les inférieures grandes, ovales-lancéolées, courantes sur un long pétiole, les supérieures plus petites, sessiles, amplexicaules ; toutes sont munies à leur base de stipules jaunâtres et obtuses. — Les fleurs sont disposées en un assez bel épi terminal, serré, cylindroïde , rougeâtre, garni d’écailles luisantes tridentées, situées entre chaque fleur. Celle-ci présente un calice quinquéfide ; neuf étamines; un ovaire trigone, surmonté de trois styles filiformes, terminés chacun par un petit stigmate légèrement capité. — Le fruit consiste en une seule graine nue, triangulaire, pointue , environnée par le calice persistant.
* Chacun voit ici l’origine du mot bstorte, bis torta.
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BISTORTE.
Toutes les parties de la bistorte sont utiles à l’économie domestique et rurale ou à la thérapeutique. Les bestiaux broutent avidement cette plante , que les chevaux seuls négligent. Les feuilles tendres se mangent comme celles des épinards ; la graine peut être employée à la nourriture des oiseaux de basse-cour. Mais c’est principalement la racine dont les usages sont plus importans et plus multipliés. Son action, presque nulle sur l'organe de l'odorat, est trèsmarquée sur celui du goût. Peu de végétaux indigènes possèdent la faculté astringente à un degré plus éminent. Aussi contient-elle une grande proportion de tannin et de l’acide gallique : Scheele y a découvert en outre l'acide oxalique. Le résultat de cette analyse suffirait pour indiquer des propriétés médicinales , qui ont d’ailleurs été confirmées par l'expérience clinique. En effet, la racine de bistorte a souvent produit une constriction salutaire, et rétabli la tonicité de divers appareils. On la prescrit avec succès pour diminuer ou même pour tarir les flux chroniques, tels que la leucorrhée, la diarrhée , la dysenterie entretenue par la débilité profonde de la membrane muqueuse intestinale. Dans ces cas, on administre la bistorte en décoction, ou bien pulvérisée à la dose d’un demi-gros. Mais si, à l'exemple de Cullen, on la donne comme fébrifuge, il faut porter la dose à trois gros par jour. Bouillie dans l’eau, et mieux digérée dans le vin, elle forme un gargarisme qui fortifie les gencives, et s’est montré parfois efficace contre les aphthes et le scorbut.
Au moyen de quelques lotions, la racine de bistorte perd sa stypticité, et fournit une fécule qui, mêlée en proportion assez considérable à la farine de blé, n’altère point la qualité du pain : elle est fréquemment consacrée à cet usage dans plusieurs pays du Nord, et spécialement en Russie
Les tanneurs ont souvent tiré parti de la racine de bistorte, et le patriote Dambourney n'a point oublié de la ranger parmi les substances tinctoriales de notre sol.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur naturelle.) — x. Deux fleurs grossies, à pédoncules inégaux entourés à leur base d’une espèce de calicule. Une seule écaille
tridentée les accompagne. — 2. Pistil composé d’un ovaire trigône surmonté de trois styles filiformes ,. terminés par un petit stigmate capité. — 3. Fruit mür entouré du calice persistant. — 4. Le même mis à nu. — 5. Le même coupé horizontalement pour faire voir que l’embryon
est entouré d’un périsperme farineux, considérable. — 6. Racine.
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BOIS DE BRESIL