‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 27 sur 73 · BUIS · texte numérisé non relu

BUIS

sieurs autres pharmacologistes , de substituer le bois de cet arbrisseau à celui du gaïac, bien que je n’établisse pas, comme lui, une identité parfaite. J'ai lu ce que le Portugais Amatus, Heucher, Welsch , Chomel, Burtin, Gilibert, ont écrit sur les vertus antifébrile, apéritive, antipsorique, vermifuge, et spécialement sur la propriété antisyphilitique de la râpure de buis ; j'ai comparé ces observations avec celles bien plus nombreuses et bien plus authentiques , faites sur le gaïac, et ce dernier m'a paru revendiquer à tous égards la prééminence. Quant à l'huile empyreumatique, celle extraite de l’un ne me semble guère l’emporter sur celle retirée de l’autre : elles ne sont presque plus employées à l’intérieur; on se borne à en appliquer une ou deux gouttes sur les dents cariées.

Gilibert, Macquart, Roques, Bodard, Biett, prescrivent la ràpure du bois ou de la racine de buis, à la dose d’une à deux onces, bouillie dans deux livres d’eau, ou infusée dans la même quantité de vin.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur naturelle.) — 1. Rameau en fleurs. — 2. Rameau chargé de fruits. — 3. Fleur mâle grossie, composée d’un calice triphylle, d’une corolle, de deux pétales bifides, d’un ovaire avorté et de quatre étamines plus longues que la corolle. — 4. Fleur femelle grossie. — 5. Fruit tel qu’il s'ouvre pour faciliter la dispersion de ses graines. — 6. Fruit coupé horizontalement pour faire voir que chacune des trois loges contient deux graines. — 7. Graine isolée grossie.

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