‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 57 sur 73 · ATEN EN ANTON KNOT-GRASS · texte numérisé non relu

ATEN EN ANTON KNOT-GRASS

ATlEmaRAA NAN ME WEGTRIT ; TAUSENDKNOTEN ; BLUTKRAUT.

Hollandais. . ..... DUIZENDEKNOOP.

SULCAOIS ES Re TRAMP-GRAS.

EXTRÊMEMENT commune sur le bord des chemins, des rivières, dans les champs, dans les lieux incultes , la centinode est une plante annuelle qui fleurit aux mois de juillet et d'août.

La racine est longue, dure, tortueuse, fibreuse, rampante. — Les tiges sont vertes, herbacées, glabres, articulées , divisées en nombreux rameaux étalés sur la terre”, longs d'environ un pied et demi, garnis de stipules courtes, vaginales. — Les feuilles sont alternes, presque sessiles, entières, ovales. — Les fleurs axillaires sessiles, entourées d’une bractée à leur base, présentent un calice partagé en cinq découpures concaves ; huit étamines; un ovaire supérieur , trigone, surmonté de trois styles très-courts , terminés par autant de stigmates arrondis. —- Le fruit consiste en graines petites, triangulaires, noires, lisses, recouvertes par le calice persistant qui leur sert d’enveloppe.

Privée d’odeur, la centinode imprime sur la langue un léger sen-

? La plante doit à ses articulations ou nœuds, qui sont très-multipliés, les titres de centinode, renouée , knot-grass, tausendhnoter, et même le nom générique polygonum.

2 Je n’ai pas besoin de dire que telle est la source de la dénomination: vulgaire, tratnasse.

28° Livraison, l 2

CENTINODE.

üment d’astriction. Elle est broutée par tous les bestiaux; et je ne suis point convaincu par les argumens de Bechstein, qui prétend que ce fourrage dispose aux obstructions vésicales. On pourrait, dans certains cas, tirer parti de la faculté nutritive des graines, dont les oiseaux se montrent très-friands , ce qui a valu à la centinode le nom spécifique d’aviculaire.

Les anciens pharmacologistes accordaient à cette plante un rang distingué parmi les astringens. Hermann et Bœcler la regardent comme un excellent vulnéraire; ils la croient propre à dissiper les flux, à modérer, à tarir les hémorrhagies, et spécialement l’hémoptysie’. Plusieurs praticiens modernes prétendent avoir constaté ces vertus. Le docteur Gilibert a quelquefois employé la centinode avec succès dans les diarrhées et sur la fin des dysenteries. Toutefois, le judicieux Linné déclare qu’elle est superflue; les thérapeutistes Cullen , Alibert et Schwilgué ne la mentionnent point dans leurs ouvrages, et M. Biett pense avec raison qu'elle ne mérite pas d’être tirée de l'oubli. Certains vétérinaires la donnent , à titre de spécifique, dans l’hématurie des vaches ?.

1 Cynosura mat. med., tom. 1, pag. 564.

On aperçoit aisément dans cette propriété réelle ou imaginaire l’origine du. mot sanguinaria.

2 Willemet, Phytographie encyclopédique; 1805, tome 1, page 465.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur naturelle.) — x. Fleur

entière grossie. — 2. Calice ouvert dans lequel on voit huit étamines. —#. Pisuil. — 4. Fruit entouré du calice. — 5. Le même dépouillé.

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