NARD
de torpeur |. Jo du système nerveux ; mais l'administrer, sous quelque rapport que ce soit, dans les affections qui tiennent à un excès d'énergie, ou à la concentration des forces vitales sur un organe quelconque serait évidemment commettre une erreur funeste. Il est donc permis de douter de ses suecès dans Les obstructions du foie, de la rate et du mésentère , contre lesquelles les Indiens, au rapport de Bontius, emploient souvent cette graminée. On ne peut admettre avec plus de raison l'efficacité qu'on lui a vaguement attribuée contre la morsure des serpens venimeux, efficacité qu’on a tout aussi hypothétiquement accordée aux fièvres malignes , Dre et autres maladies du caractère le plus grave, à l'époque où l’on, imagina d’attribuer ces affections à un principe vénéneux. Comme topi-. que, Rivière recommandait l'introduction du nard , finement pulvérisé , dans les fosses nasales , pour arrêter l'épistaxis , sorte d’ hémor- His qui doit être donnee à elle-même, ou répriméé p ar des moyens beaucoup plus certains. On rapporte que Galien guérit Marc- Aurèle d’une langueur d'estomac , en lui appliquant sur l’épigastre de l'huile de nard étendue sur de la laine. Mais doit-on conclure de ce seul fait, que l'huile de nard , appliquée à l’épigastre, est un remède souverain , et d’une efficacité démontrée contre ces sortes de maux? Ces faits, et beaucoup d’autres non moins douteux qui ont été cités . à Vappui des merveilleuses propriétés du nard, sont trop vagues et trop peu nombreux pour mériter à cette plante la confiance dont elle a joui autrefois. Aussi son üsage est-il entièrement tombé en désuétude, depuis que l’observation sévère à fait place aux vains produits de limagination, et que les lumières de la physiologie et de la clinique ont commencé à diminuer l'épaisseur des ténèbres qui enveloppent encore la matière médicale.
#. On pourrait administrer le nard à la dose de deux grammes D croi) en substance, et à celle de seize grammes ( demi-once) en infusion. On le faisait entrer jadis dans les collyres , et surtout dans les linimens précieux dont on ne fait presque plus aucun usage. Il fait également partie d'une foule de préparations pharmaceutiques, que les progrès des sciences médicales condamnent pour la plupart à uméternel oubli : tels sont la poudre aromatique de roses, la thériaque , le mithridate, le grand philontum, la bénédicte laxative, l’htera picra , Vera de coloquinte, les trochisques de camphre
"NARD, , | ‘250 et ceux d’hédicroon, les pilules fétides , le sirop de chicorée com posé, l’onguent martial, l'huile de nard et l'huile de’ sco grpiôn dignes monumens de l'ignorance et de la barbarie du moye âge. {
* Les nations de l'Orient faisaient particulièrement usage . pré- Le parations du nard, pour oindre les voyageurs are qe dans les
temps reculés, on accordait une hospitalité si SÉnÉRaUses Ge par
Marthe oïignant les pieds de Jésus-Christ avec de l’huile de 1 arc Certains passages d'Horace nous apprennent que 1 Romains le
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