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fausses, qu’on leur à trop libéralement accordées, ainsi que l'action légèrement toniqueet excitante qu'ils exercentsür l’économie animale.
C'est en effet par cette manière d'agir, qu’ils ont la propriété de produire les effets diurétiques et sudorifiques qu'on leur attribue; qu’ils ont été regardés , par Hippocrate, comme propres à favoriser l'écoulement des menstrues; que Tournefort les croyait susceptibles d'arrêter les flux de ventre invétérés, et à guérir les ulcérations internes des viscères; que certains auteurs ont vanté leur efficacité contre la phthisie pulmonaire; et que leurs succès ont été préconisés contre la goutte , les rhumatismes , les affections néphrétiques et les maladies chroniques de la peau. C’est aussi , sans doute , par suite de leur propriété excitante, qu'ils ont joui d’une si grande réputation contre les plaies et les ulcères, et que la crédulité humaine leur a s; long-temps accordé, avec le titre spécieux de vulnéraires, une puissance illimitée contre ces affections.
On à accordé, en effet, à leurs applications extérieures , sous le rapport de leurs qualités adoucissantes , une grande efficacité contre les douleurs hémorrhoïdales, les gerçures des lèvres et des mains, les ulcérations des mamelles, qui sont ordinairement accompagnées d’une si vive douleur, et autres affections qui réclament essentiellement les médications atoniques. Les linimens préparés avec ces bourgeons ont été particulièrement vantés en onctions sur la peau, contre les douleurs arthritiques , rhumatismales et néphrétiques. Boerhaave en recommandait même l’usage dans la pleurésie. Mais ces effets, en contradiction avec ceux qui sont indiqués précédemment, s'ils sont réels , doivent faire soupconner dans ces bourgeons d’autres principes que la substance résineuse dont ils abondent , et qui est la source de leurs propriétés excitantes ; à moins qu'on ne veuille attribuer leurs effets calmans et relâchans aux substances huileuses ou mucilagineuses , et aux corps gras, auxquels ils sont associés dans les différens topiques qu’on en prépare.
Ces bourgeons sont administrés de huit à seize grammes (deux à quatre gros), en infusion dans cinq hectogrammes (une livre) d’eau, ou en macération dans la même quantité de vin. La dose de leur teinture alcoolique est de deux à quatre grammes (demi à un gros). L'huile ægirinum , que plusieurs médecins anciens employaient avec confiance contre les douleurs locales, se prépare par l’infusion de
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ces boue dans l'huile. Ils sont la base de l’onguent populeum, qui a encore une si grande vogue parmi nous, mais qui doitela las
srande partie de ses propriétés adoucissantes aux corps gras qui entrent dans sa composition. |
Le bois de peuplier est trop léger pour être employé à des constructions solides et durables; mais on s’en sert avec avantage pour des boiseries communes. Les tabletiers s’en servent dans la fabrication des meubles, pour soutenir les pièces de marqueterie; les layetiers en font des caisses , des boîtes, des malles. Ses rameaux servent, dans les campagnes, à faire des haies et des fagots. Ses feuilles , desséchées, sont employées, pendant l'hiver, à la nourriture des chèvres et des brebis. Selon l’expression de Murray, la triste nécessité a appris aux Kamchadales à préparer, avec son écorce, une espèce de pain grossier, qui n’est pas sans utilité dans un pays auquel la nature semble avoir refusé tous ses dons. D’après les, expériences du docteur J. C. Schæffer de Ratisbonne, et de Bruyset c de Lyon, le duvet des aigrettes des semences de ce peuplier est susceptible de fournir, sans aucun mélange de chiffons, un excellent et très-beau papier. On est même parvenu à le filer et à en fabriquer des toiles fines.
Quelques auteurs rapportent au populus balsamifera, L., dont les bourgeons ont absolument les mêmes propriétés que ceux du peuplier noir, la résine éacamahaca, que la plupart des auteurs regardent cependant comme le suc du fagara octandra, L
Cette résine, qui est ordinairement apportée en Europe de l’Amérique Méridionale, et qui paraît découler de l'écorce de l'arbre, est quelquefois renfermée dans des coques de callebasse, et plus souvent elle se présente en masses ou en grains. Sa couleur est tantôt jaune, tantôt verdâtre, et quelquefois parsemée de larmes blanches. Elle est un peu molle, d’une odeur balsamique très-suave, analogue à celle de lambre ou de la lavande. Sa saveur est légèrement amère Elle passe pour résolutive; mais elle est beaucoup plu semployée à la préparation des parfums et des cosmétiques, qu'aux usages médicaux.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.) — x. Fruit entier. — 2. Le même couvert. — 3. Graine chevelue.
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