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” h. LA CEGAXET.
PHELLANDRE.
# CICUTARIA PALUSTRIS TENUIFOLIA ; Bauhin, UiyuË, lib. 4, sect. 5. [rasaaronn popowær ; Tournefort, clas. 7, sect. 1, gen. 5. Pi ins 156 PHELLANDRIUM AQUATICUM, foliorum ramificationibus divaricatis ; | Linné, pentandrie digynie; — Jussieu, clas. 12, ord. 2, famille * des ombellifères.
1 LIT RAIN FELANDRO AQUATICO.
Espagnol... ...... CICUTA AQUATICA.
rames... |... .:. PHELLANDRE ; CICUTAIRE DES MARAIS; ALGUE D'EAU. Anglais.......... FINE LEAVED WATER-HEMLOCR. # Allemand. ....... PFERDESAAMEN. ÿ LL RE STACERA.
Polonais... ...... KRUSZKAMIEN-ZIELE, Ds 12 VIZI KAPOR.
Le phellandrium forme, dans Linné, un genre Len que quelques botanistes RUPREUR d’près M.de Lamarck, ont réuni aux œnanthes , dont en effet il est très-peu distingué. Il en diffère cependant par ses fleurs presque uniformes, toutes fertiles, celles du céntre un peu plus petites; l’ombelle universelle privée d'involucre. Dans les œnanthes, les fleurs de la circonférence sont stériles, leurs pétales plus-grands et irréguliers : les ombelles et ombellules pourvues d’un involucre à plusieurs folioles.. 18
Le phellandre aquatique a des racines épaisses, mia lées chargées aux articulations d’un très-grand nombre de chevelus. — Ses tiges sont épaisses, glabres, fistuleuses, hautes d’un à deux pieds. Lorsqu’elles croïssent dans des eaux un peu profondes , elles s'élèvent quelquefois jusqu’à cinq à six pieds, et sont presque de la grosseur du bras : elles se divisent en rameaux alternes, nombreux, très-ouverts. — Les feuilles sont glabres, deux et trois fois ailées, fort amples, d’un beau vert; les pinnules distantes entre elles ; les folioles petites , laciniées , obtuses ,un peu ovales. —Les fleurs sont blanches, petites, disposées en ombelles terminales, portées sur de courts pédoncules., Il n’y a point d’involucre universel; celui des ombellules est composé d'environ sept folioles aiguës, de la longueur des fleurs.
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à PHELLANDRE.
— Leur calice est pourvu de cinq petites dents aiguës; la corolle composée de cinq pétales en cœur , un peu courbés; cinq étamines; deux styles. — Le fruit est lisse, ovale, composé de deux semences appliquées l’une contre l’autre, couronné par les dents du calice
les deux styles courbés en deners | 2e
L’odeur forte et nauséabonde que cette plante exhale; sa savét
qui est à la fois aromatique, chaude, amère et désagréable , sont autant d'indices certains de ses propriétés vireuses. Elle fournit, sui-
dit 2
vant Peyrilhe, un sixième d’extrait spiritueux, à peu près autant
d'extrait aqueux, et une matière résineuse qui forme un peu plus du, cinquième de son poids.
Quoiqu’elle soit broutée quelquefois, en petite quantité, et sans inconvénient, par les bœufs, cette ombellifère est manifestement suspecte. Presque tous les animaux la repoussent, et les chevaux, quand ils en mangent par accident , tombent, au récit de Peyrilhe, dans une paraplégie mortelle , qu'on a faussement attribuée au cwrculio parapleticus , insecte qui établit sa demeure dans la tige du phellandre. Ce fait semble donc annoncer que cette plante exerce une action délétère très-énergique sur le système nerveux, et peut-être plus particulièrement sur la moelle épinière. Toutefois, le défaut d'expériences et le peu de données positives que nous possédons sur ses effets, soit immédiats, soit secondaires, ne SA à pas de
nd AL mé avec précision sa manière d' agir. Il paraît seulement que : À
son action se rapproche de celle de la grande ciguë, contum mac latum , 1. , laquelle est cependant beaucoup plus active.
Ainsi qu'a cette dernière plante, on a attribué au phellandrium aquaticum des vertus diaphorétique, diurétique, carminative , apéritive, détersive, vulnéraire, etc. A l'extérieur , on a spécialement # vanté ses bons effets contre les contusions, les meurtrissures, les." plaies, les ulcères et les tumeurs : sans déterminer si les avantages qu’on lui suppose dans ces affections sont dus à sa propriété excitante, ou à sa qualité narcotique, facultés qui peuvent également
produire les effets indiqués, selon l'état des forces vitales. ”
Administrée à l’intérieur , on lui attribue de bons effets contre les eur Re ds Q à PAT 4 WT r
flatuosités, l’hystérie et lhypocondrie. Elle a surtout été préconisée
comme fébrifuge; Cramer et Ernstingius lui ont prodighé, sous ee
" rapport, les plus grands éloges. Dans un traité spécial, exclusive-
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mént consacré au phellandre, ce € r auteur à signalé #cette plante comme le remède par excellente contre les fièvres intermittentes. Il ne balance pas à la placer, comme fébrifuge, infinimept “au dessus du quinquina ; il l’administrait dans toutes les fièvres d’ac-
”… eès, quel que fût leur type, à la dose d’un, de deux , et même jusqu'à A Q \ SAN quatre gros, un peu avant l'accès, les jours de fièvre, sans en avorr
jamais vu résulter l’hydropisie, les ‘engorgemens œdémateux, les obstructions, la cachexie, la phthisie et autres accidens qui suivent quelquefois ARR de l'écorce du Pérou. ‘Toutefois, de semblables éloges sont évidemment exagérés. Les doses de phellandrium, que en administrait pendant les jours d’apyrexie,ne prouvent-elles pas , en effet, que les accès n'étaient point arrêtés par les premières doses du médicament? et qui nous dit alors que la disparition de Ja fièvre intermittente, après l'emploi plus ou moins prolongé de cette plante, est plutôt due à son influence qu'aux efforts salutaires de la nature et à la marche spontanée de la maladie ? Je ne veux point nier, sans doute , les qualités actives du phellandre; je pense même qu'on pourrait en obtenir de bons effets dans certaines maladies chroniques : mais lorsqu’onweut rechercher les propriétés d’un médicament, et déterminer ses effets sur l’économie animale, il faut s'appuyer sur un plus grand nombre d'expériences et sur des observations plus exactes et plus précises que celles sur lesquelles ont été" fondées , jusqu’à ce jour, les vertus du phellandrium.
Cette plante a été administrée, par Ernstingius, depuis deux jusqu'à huit grammes (demi à deux gros) et plus : l’on conçoit qu’elle peut être ingérée en poudre, en électuaire ou en pilules. On fait également usage de sa racine, de ses feuilles et de ses semences : mais on y a#arement recours parmi nous; et si l’on voulait en faire l'essai, il faudrait , à cause de son action vénéneusé, commencer par de petites doses qu’on augmenterait successivement.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — 1. Racine. — 2. Fleur entière grossie, — 3, Fruit de grandeur naturelle, — 4. Le même grossi.
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ET AS SR miruc, Dioscorides.
a pINuS syzvesrris; Bauhin, HivaË, lib. 12, sect. 6; — Tournefort, clas. 19, sect. 3, gen. 2.
Latin...,....... PINUS SYLVESTRIS, foliis geminis, primordialibus solitariis glabris ; Linné, monoécie monadelphie ; Jussieu, clas. 15, ord. 5, famille des conifères.
Italien. ...... ... pro.
Espagnol. .. ..... pino.
PortusieE À. . ... PINHEIRO; PINHEIRO BRAVO.
FPaRERS A. |... PIN; PIN SAUVAGE.
M. LR OUISSRES WILD PINE TREE,
Allemand........ KIEFER ; KIENE; KIENBAUM.
Hollandais... ..... WiLpe rvnroo.
Danois" \. +. + FYRRE; FYRRETROE,
SRE... . . .... FURU; TELL.
-... … ÉRNNUS SOSNA BOROWA.