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PO LYGA LA.
he à er an CR RP ne - TOAUVANOV , SRE h. *
# POLYGALA VULGARIS, foliis circa radicem rotundioribus , flore cærtts *
leo, sapore admodum amaro ; Baubin, Tivæ 7 ib. 6 À sec?. 36 —
2 2 .: Tournefort , clas. .3, sect. 3, gen. 7 POLYGALA AMARA ; Jloribus cristatis racemosis, caulibus erectiusculis, | 74 L foliis radicalibus-obévatis majoribus ; Linné, diadelphie octandrie ; s à — Jussieu, clas. 8,.0rd. 2, famille des gétiquiies. Le ré à P-- en ct | FA; <" ds. Esp DU - #4 LIGALA ; LECHER A. ge” 4. " sPgrié sh RER POLIGALA ; LEITERA. FM : # | Fe, . Françaisa. . . + POLYGALA; pa à ani "" MILK-WORT. : ' FA | 'e “Allemand. nus res 2 EREUZSE . MILCHBLUME. & à LE, + 58 ...... KRRUISBLOEM si 1. :
Danois... ......:. KAARSBLOMSTER. s ‘ie | 2 D, % er ca bé ! serment LIN, y, 4e CA ÆBolonais........" g D wrczra ou cu , e « F: D rte à mess le de É * è + Pi.
CETTE jolie nt odie un très-bel effet sur les pelouses des collines, dans les prairies sèches ét incultes, le long des lisières des bois, par ses fleurs d’un bleu azuré, quelquefois blanches, rouges, purpurines , lavées de rose ou panachées. Il n'existe en Europe qu'un petit nombre de polygalas; mais l'Amérique et les Indes en fournissent de belles et nombreuses espèces, dont le caractère essentiel consiste, du moins pour celles de l'Europe, en un calice à cinq divisions, deux beaucoup plus grandes, souvent colorées ; une corolle
; dti écuire presque papilionacée; les Détalééunis en tube à eur base, s’écartant supérieurement en deux lèvres ; la supérieure
bilobée; l’inférieure concave, bifide, souvent terminée par une houppe colorée; huit étamines réunies en deux paquets; un ovaire supérieur ; un style; un stigmate épais, bifide : le fruit est une capsule comprimée, ovale ou en cœur renversé, à deux loges , à deux valves; une semence pendante dans chaque loge. |
Le polygala commun a des racines dures, presque ligneuses, filamenteuses , un peu tracantes, médiocrement ramifiées : elles produi-
72° Livraison, 2»
de
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LÀ POLYGALAN
sent, plusieurs. uiges grêles , étalées, les unes couchées, d’autres re- ‘,.
dressées, simples où rameuses, longues de six à dix pouces. — Les. À feuilles sont glabres; éparses, sessiles, linéaires-lancéolées, aiguës x. très-entières ; les inférieures un peu plus larges que les autres. — Less fleurs neo une grappe terminale, un peu läche, ÉneRe à latérale ; les pédoncules courts, die surtout après la fleuraison, : ordinairement d’un bleustirant sur le violet; la lèvre inférieure de la corolle prolongée par une barbe colorée; les deux grandes divisions du calicewsont ovales-elliptiques, en forme d'ailes, d’abord colorées, puis blanches etréticulées, quelquefois un peu ciliées ; la capsule un peu échancrée au sommet, plus courte que les’ailes.
Le polygala amer ne me paraît être qu’une simple variété de l’espèce précédente, distinguée par ses feuilles radicales, plus grandes que les autres, euendes et non aiguës à Jeux sommet, rétrécies à
Cette plante est sans +. mais Sa saveur est Écpatae une amertume très-tenace et qui persiste long-tem ps dans l na. de la bouche. Ses propriétés actives paraissent’ ‘essentiellement rés | der dans l’écorte de sa racine. Cette dernière, dont la saveur amère’ a quelque chose desbalsamique , est grêle, rameuse ; d’un jaune cendré à l'extérieur, et blanche intérieurement. L'eaw'et l'alcool sont également susceptibles de s'emparer de ses principes actifs ; on en obtient ainsi un extrait aqueux et un extrait résineux amers : mais les chimistes n'ayant point poussé plus loin son analyse chimique, on ne connaît pas sa composition intime.
D'après de semblables qualités physiques, on ne peut s'empêcher de reconnaitre , dans cette plante, les propriétés toniques qui carac- à térisent les amers. En effet, Gesner a expérimenté que son herbe, en infusion alcoolique , + le canal intestinal au point de détermis ner la purgation; et il est bien probable que sa racine, à une assez y" forte dose, produirait le même effet. Cependant, d’après quelques essais tentés vers le milieu du dix-huitième siècle, par Van Swiéten. et Collin, on lui a attribué de grands suceès dans le traitement des phlegmasies aiguës de la poitrine. Cependant, quelle confiance accorder à cetté plante, lorsqu'on réfléchit qu'elle asété constamment associée aulait, aux gommeux et autres substances adoucis-
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POLYGALA.
- santes, et lorsqu'on voit que son usage a été presque toujours pré- * cédé ou accompagné de la saignée? MM. Coste ct Villemet, qui ont administré le polygala dans diverses phthisies, paraissent égale-
ment avoir dû les succès qu’ils en ont quelquefois obtenus, pour calmer la toux seulement, à son mélange avec le lait, qui seul y est chaque jour employé avec avantage. Divers auteurs l'ont recommandé dans le traitement de l’hydropisie et de la leucophlegmasie, où ses qualités toniques et purgatives doivent le rendre utile lorsqu'elles sont primitives et indépendantes de toute lésion organique et de linflammation. Mais il est facile de voir qu'on ne peut en attendre aucun succès dans celles qui tiennent à linflammation des membranes séreuses, comme pourraient fort bien l'avoir été celles dans lesquelles Collin , au récit de Murray, l’a inutilement employé.
Le peu de données positives , et les nombreuses assertions hasardées et contradictoires dont se compose l’histoire. médicale du polygala amer, ne nous autorisent donc point à le ‘regarder comme utile dans les affections: inflammatoires: des poumons. J1 faut par conséquent se borner à le regarder comme un tonique ämmer , suscep-
tible de provoquer la purgation : utile, sous ce rapport, lorsqu’i]
s'agit de réveiller F action de l'intestin, ou de solliciterles sécrétions et l’exhalation dont il est le siège; avantageux par conséquent dans les hydropisies atoniques, mais presque toujours nuisible dans la pleurésie, la péripneumonie et la phthisie.
On donne le polygala amer, en substance, de quatre à huit grammes (un à deux gros), soit en pilules, soit en électuaire, soit sous forme pulvérulente : en décoction ou en infusion, la dose en est de soixante à quatre-vingt-quinze grammes (environ deux à trois onces).
Le polygala de Virginie, Pal seneka , d'un usage beaucoup
D commun que le précédent , n’a pas été moins préconisé. Il présente les mêmes qualités physiques et, à peu de chose près, les mémes propriétés médicinales, et souvent on les emploie l’unpour l’autre dans Îes officines. En vertu de l'excitation que sa racine exerce sur l’économie animale, il produit le vomissement , la purgation; il excite même la sueur lorsqu'on le donne à haute dose. Il y à loin, sans doute, de ces effets immédiats aux succès surprenans que l'Écossais Tennent assure en avoir vu obtenir, en Amérique, contre la morsure des serpens à sonnettes; et plus loin encore, à l'efficacité
M | POLYGAT prétendue que le mème Tennent, et après lui Lemery, Jussienp M A Linné, Duhamel, se sont trop empressés de lui attribuer contre he N aies la péripneumonie, le rhumatisme aigu et autres affectior inflammatoires, dans lesquelles les excitans de toute espèce sont gé ‘ néralement funestes. Aussi doit-on regarder toutes ces assertions comme fort douteuses, et se borner à reconnaître dans cette racine, avec le sage Cullen , une vertu simplement purgative qui l’a rendue quelquefois utile dans le traitement de l’hydropisie, où Bouvard a constaté ses succès.
La racine de sénéka est administrée en poudre, comme purpgative, d’un à deux grammes (vingt à quarante grains). Mais , comme dans cet état elle excite souvent le vomissement, ce qui empêche son effet purgatif, on a-plus souvent recours à sa décoction, et on l’administre, sous cette forme , à la dose de trente-deux grammes (une once) dans un kilogramme d’eau réduite aux deux tiers, et dont =" on donne une cuillerée d'heure en heure. éd
Le polygala vulgaris, qui croît en abondance dans les praimies arides , a beaucoup moins d’amertume que les précédens. Associé au lait ou à diverses substances mucilagineuses, 1l a été PR à et quelquefois employé contre les maladies, soit aiguës, soit chroniques, du poumon. Mais les succès qu'on lui attribue dans ces affections, sont dus, au moins en grande partie, à ces moyens accessoires , et 1l reste par conséquent très-peu de confiance à lui accorder. |
Son infusion théiforme, à cause de son odeur agréable, est quelquefois employée en guise ke thé. "
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — x. Galice. © — 2. Fleur dont on a enlevé les deux grandes parties latérales du calice. — 3. Pistil et ét mines. — 4. Partie inférieure de la corolle. — 5. Fruit entier. — 6. Le même, coupé.de
ongueur, afin de fair 1 ns ue loge est une graine pendante. — 7. Graine isolée. longueur, afin de faire voir que dans chaque 1 st ne pendant 7. Graine | fe … " e > »
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... mexumedion, Dioscorides. v.
POLYPODIUM. VuLGARE ; x Bauhin, Ilives, lib. 10, sect. 2 ;
fort, clas. 16. De :
— Tourne-
ri POLYPODIUM VULGARE , frontibus pinnatifidis, pinnis Non subserratis obtusis, radice squammatd ; Linné, cryptogamie, fougères ; æ — Jussieu , clas. 1, sect. 5, famille des fougères.
“ Espagnol. ni PT
e “Portugais. . ."-
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POLIPODIO om e : POLYPODE DE CHÊNE,
COMMON POLYPODY.
ENGELSUESS ; STEIN WURZEL,
- - A BOOMVAREN; ENGELZOET.
+ Danvis:. Me; À E Mrcauors STEENSOEDE.
Suédois» :.. ...... STENSOETA.
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SLADIC. . a ERDEI PAPRAGY, LL 4 :
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Les espèces de fougeres que Linné avait renfermées dans son genre P lypodium, ont été réduites, d'après les réformes faites dans ce genre, à celles dont les capsules sont réunies en groupes arrondis , épars sur le dos des feuilles, et ne sont recouvertes d’aucun ponnent Fr |
L'espèce dont il est ici question, se trouve très-fréquemment dans les lieux pierreux, sur les vieux murs, les rochers, dans les bois, aux pieds et sur le tronc des vieux arbres. Sa racine est une souche dure, épaisse , ligneuse, horizontale, couverte d’écailles nombreuses, roussâtres, et membraneuse, garnie de fibres noirâtres. — Il s’en élève plusieurs feuilles droites, simples, glabres, lancéolées, d’un vert gris , longues de huit à dix pouces, divisées latéralement en lobes profonds ou en folioles alternes, parallèles, lancéolées, obtuses, quelquefois aiguës , confluentes à leur base, denticulées surtout à leur
extrémité, diminuant de grandeur vers le sommet des feuilles, — La » fr ol
ation consisté en petites capsules réunies en nl D ar" on-
€ Livraison.
| purrortéinent lobées; les lobes dentés, Réhiqueté drveslré
| de us È POLYPODE. k” dis, assez gros, un beau jaune, disposés sur deux lignes da
longueur de chaque foliole, re la principale nervure et le he extérieur. Quelquefois’ ces groupes sont si nômbreux, qu'ils de- ke
viennent confluens.
On en distingue quelques variétés, une; M. autres (pobpodiuns *
cambricum, Lin. ), dont les feuilles sont beaucoup gs
On n’y trouve jamais de fructification, Quelques auteurs en 1 ont une espèce distincte. #
La racine de cette fougère est presque inodore. tu. at st d'abord douceâtre et comme sucrée, devient amère , Hauséeuse “gs. gèrement astringente quand on ue mâche. Elle FPE thin” de l’eau , presque la moitié de son poids d’un extrait muqueux qui CO à la même saveur queda racine elle-même, et au moyen de l’alcool on N en obtient un extrait résineux better moins abondant, moins doux que le précédent, et un peu äcre. Toutefois, Murrä) ete , A. que linfusion spiritueuse de cette racine est beau coup plus oucé ” que son infusion aqueuse. Pour peu qu’on prolonge trop Pébulli- $ tion, cette dernière NE même une amertume repoussante. Gmelin à cherché en vain à y constater la présence du sucre; mais il en a obtenu un mucilage tremblant, comme gélatineux. .
A l'exemple de beaucoup de plantes dont la réputationsest usurpée, le polypode a long-temps joui d’une certaine renommée. Hippocrate, Théophraste, Dioscorides, Celse, Paul d'Égine, lu? ont attribué la faculté d’exciter les évacuations ivitiée , et d’expulser, d’une manière spéciale , la bile et la pituite, conformément aux dogmes erronés de cette doctrine humorale qui à précédé l'étude des lois de la vie. Galien, d’après des vues non moins hypothétiques et bien plus erronées encore, lui accordait au contraire une vertu dessiccative. Dodonée l’a vanté contre la goutte vague; d’autres en ont fait usage contre la colique; mais qu’elle colique? Après avoir vu ouérir quelques maniaques, auxquels ils avaient administré cette racine en lavement, comme purgative, Poissonnier et Malloin Pont préconisée contre la manie.
Il est bien probable que si elle peut avoir eu quelque succès contre cette dernière affection, aussi bien que contre la colique
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goutte vague, ce ne peut être que par son action purgat D'U'est ad
POLYPODE. |
aussi en vertu de cette manière d'agir qu’elle a été recommandée,
mme vermifuge surtout , PA le traitement des ascarides lombricoïdes. À l'égard dès succès qu’on Lui a vaguement attribués dans le rachitis, nous les croyons illusoires , ou au moins fort exagérés. Divers auteurs, avec nil he bornant à reconnaître au polypode une vertu La de nte et lésèrement résolutive, l’ont exclusive-
ment -préconisé contre la se Mais si la décoction douceitre et
amère de cette racine pouvait être utile contre cette dernière affection, lorsqu'elle est produite par un engorgement muqueux des bronches, ou par un léger catarrhe chronique, elle ne serait nullepes ayantageuse dans les cas de vive irritation des bronches ou d inflammation pulmonaire.
Si l’on renonce donc aux idées hypothétiques qui ont trop longtemps présidé à à l'appréciation des vertus des, médicamens, il faut convenir que ses effets directs se bornent à une irritation modérée du canalMatestinal! d’où résulte la purgation lorsqu'on la donne à had dose ; que ses effets consécutifs, dans les maladies, sont fort doüùteux , et mériteraient d’être soumis à de nouvelles expériences cliniques, si la matière médicale ne nous fournissait un très-grand nombre de plantes plus énergiquement purgatives, et très-propres par conséquent à la suppléer.
tance, cette racine a été employée, de quatre à trentemmes (un gros à une once), soit sous forme pulvérulente, soit associée avec le miel sous forme d’électuaire. En infusion , on la donne de trente à quatre-vingt-quinze grammes (une à trois Rs dans quinze hectogrammes d’eau. Elle fait partie du catholicum , de l’électuaire lénitif, du sirop de manne et autres préparations officinales, monument de la crédulité de nos devanciers dans la toute-
puissance de la polypharmacie.
On a cru long-temps que le polypode qui croît sur le chêne , avait beaucoup plus de vertu que celui qui pousse sur la terre ou sur les rochers. Mais au lieu de constater cale prééminence, l'expérience prouve que l’un n’a pas plus d'énergie que l’autre.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. [La plante est réduite aux deux tiers de sa gran-
deur naturelle,) —1. Amas de capsules attachées à nu sur la feuille. — ». Une capeulMier rossie. — %, La même telle qu’elle s'ouvre par élasticité, et laissant échapper ses séminules, 4 6 -
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