CCLXXIX
ni POLYTRIC.
POPEMOTS + :
à | 5 CONPRNPNE EN D Tpixomavs, Dioscorides.
POLYTRICHUM AUREUM MAJUS ; Bauhin, IuvaË, lib. 10, sect. 2. | . V'TRICHOMANES sive POLYTRICHUM OFFICINARUM; Tournefort, clas. 16, a LEE sect. r , gen. 3.
> À Lac D: POLYTRICHUM COMMUNE, caule simplici, antherà pp einen PE À Liuné, cryptogamie , ordre des mousses ; — Jussieu , cl. x , ord. 5, famille des fougères.
Mahon. i. POLITRICO.
Espagnol......... POLITRICO.
di Mpfiagais EU POLITRICO. à Français... ...... POLYTRIC; POLYTRIC DORÉ; PERCE-MOUSSE. ES GOLDEN MAIDEN-HAIR; HAIRMOSS.
Allemand. . ...... HAARMOS ; JUNGFERNHAAR ; GOLDHAAR. Hollandais. ...... HAAIRMOS; GULDEN HAAIR. ' Des. |... JOMFRUEHAAR ; GULDHAAR. k
ee BIOERNM OSSA.
| " Polonais..... WLOSKI P. MARYI ZLOTE.
KOKUSCHNIK LENN,
LE polytric porte le nom vulgaire de perce-mousse, parce qu'il
domine souvent les mousses par son élévation, lorsqu'il croît au
milieu des tapis qu'elles forment sur la terre : il appartient à la
même famille; on le rencontre très-fréquemment dans les forêts,
parmi les bruyères, dans les terrains incultes, froids et humides.
Le polytric a des fleurs dioïques. Les fleurs mäles sont placées
dans des rosettes de feuilles, dans le centre desquelles on a cru dis-
tinguer , à l’aide du microscope, parmi quelques filets stériles et ar-
ticulés, une sorte d’étamine ou d’utricule lançant une liqueur fé-
nl ra 43 — Les fleurs femelles se présentent sous la forme d’ une
urne ou d’une capsule terminale, dont les bords de L'ouvérEnies 4%
du péristome sont simples, it en trente-deux, quarante-huit ou
soixante-quatre dents réunies au sommet par une membrane en opercule qui ferme la capsule, recouverte par une coiffe intérieure, pe-
tite et oblique, et une autre coiffe extérieure, grande et revêtue de
poils ferrugineux et couchés. — Ses racines forment des souches très-
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POLYTRIC. .
longues, étendues sur la terre, garnies de fibres menues. Il s’en,
élève des tiges sos quelquefois divisées à à leur base, droites,
hautes de trois à cinq pouces, garnies à leuribase de petites feuilles en forme d’écailles jaunâtres, lancéolées, cachées dans les gazons; les autres, qui jouissent de l'air libre, sont vertes, un peu rougeitres à leur sommet, linéaires-lancéolées , strès-finement dentées en scie, appliquées contre la tige, recourbées à leur sommet; les
périeures plus longues. — Du centre des feuilles à l'extrémité des
tiges, s'élève un pédoncule rougeâtre, solitaire, terminé par un À #
bourrelet circulaire, sur lequel est placée une capsule quads
oulaire, droite , puis inclinée ; la coiffe extérieure est ovale, aiguë, F
couverte de me poils ep soyeux, d’un jaune d’or ou rougeâtre. Le péristome est pourvu de soixante-quatre dents; l’opercule
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plat, muni au centre d’un bec pyramidal. — Les fleurs mäles sont 9h ‘a
situées à l'extrémité des tiges , sur des individus séparés, renfermées dans de petites rosettes de feuilles très-rapprochées, presque transparentes , très-aigués , Imbriquées de couleur rougeâtre ou purpurine.
Ces rosettes poussent souvent de leur centre un et successivement
plusieurs autres jets, qui donnent à ces plantes l’aspect d'articles emboîtés les uns dans les autres.
Le polytric est inodore et n'offre qu'une saveur très-légèrement astringente. Comme son usage médical est tombé en désuétude, les chimistes ne se sont point occupés de son analyse : il ne paraît guère mériter qu'on en fasse un objet spécial de recherches.
Qui croirait , toutefois, que des qualités physiques aussi faibles et aussi bornées aient pu donner lieu à administrer cetie mousse dans nos maladies, à la décorer de propriétés mérveilleuses et d’une puissance dont les plantes les plus énergiques ne jouissent même pas? Si l’on eût consulté le rapport des sens et le résultat de l’observation’, l’on eût sans doute bientôt reconnu son impuissance complète, et l’on aurait senti la nécessité de la reléguer parmi cette multitude de plantes inertes dont les progrès des lumières ont fait justice, et dont la matière médicale commence enfin à se débarrasser. Mais l'amour du merveilleux d’une part, la crédulité de l’autre, et par dessus tout cette funeste et déplorable pharmacomanie qui a si long-temps asservi et asservit encore tant de têtes médicales toujours prêtes à s’exercer sur des chimères, lui ont fait attribuer des effets miraculeux, dans
| +. POLYÆTRIC.
des maladies où sa PE ande utilité serait de n'être pas nuisible. De à les vertus astringentes, résolutives, incisives, béchiques, sudorifiques, emménagogues, etc., dont elle a été libéralement décorée, quoique aucune observation précise n’en ait constaté l’existence.
Comment croire, enbeffet, d’après l'autorité de divers auteurs de matière médicale, que la décoction de ce polytric dissipe les obstructions, dissolve les calculs urinaires des reins et de la vessie, et guérisse l’inflammation de la plèvre? Peut-on admettre, avec certains auteurs, qu'elle est un puissant sudorifique; avec d’autres, qu’elle provoque la menstruation , et avec quelques-uns, qu'elle diminue et arrête cet écoulement lorsqu'il est trop abondant? Est-il plus rationnel de croire que sa décoction , appliquée en fomentation sur la tête, empêche la chute des cheveux et remédie à Palopécie, en faisant repousser ceux qui sont tombés par les progrès naturels de l’âge ou par accident? Quand on connaït la marche et le caractère des affections que je viens d'indiquer, peut-on s'empêcher de sourire au récit de tant de merveilles et de tous ces effets miraculeux du polytric? et lorsqu'on réfléchit que de semblables assertions ne reposent que sur de pures hypothèses, et qu’elles sont le simple produit de l'imagination , peut-on s empêcher de les reléguer au rang des fables et des absurdités qui ont envahi le domaine de la médecine dans des temps d’ignorance et de barbarie ?
En regardant comme non avenu tout ce qui a été débité sur les prétendues vertus vraies ou fausses du polytric, on doit donc lui appliquer littéralement la judicieuse remarque de M. Decandolle sur la famille des mousses , à laquelle il appartient : « Leurs vertus, dont quelques-unes sont contradictoires, sont certainement très-faibles ou ntièrement illusoires : d’après la saveur presque uniforme de toutes les mousses, on peut y soupconner un léger principe astringent ; mais le parti le plus sûr est de les regarder comme inutiles, ou au moins comme inconnues. »
Cette plante entière, ainsi que la poussière qui est renfermée dans ses opercules, ont été administrées à la dose de quatre grammes (un gros) et plus, en décoction, dans cinq hectogrammes (une livre) d’eau.
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AR sur des pieds différens, des individus stériles ; un autre Eat de + sont contenus les organes mâles, et enfin d’autres présent
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__ EXPLICATION DE LA PLANCHE. /La plante, r RUES EE e grandeur naturelle, offre,
deux rosetteg., dans lesquelles ivers états de l’urne. + 1. Périchet. — 2. Coupe verticale d’une rosette, dans laquel on voit des organes mâles , les uns plus pee et set — 3. jun mâle grossi, lançant liqueur fécondante
recule. — 6. La même, | seen de ses coiffes et de percule, et ss Es" a rh
l FR — 7. La mème, coupée en travers, pour HE voir que la columelle prés
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tre loges. — 8. Séminules.
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Tup inP, Lambert J° seutp ;
POMME DE TERRE
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».. dé . 4 , » é “* ne” PHACEXXX.
5 POMME DE TERRE
SOLANUM TUBEROSUM ESCULENTUM; Bauhin, TivaË, lib. 5, sect. 1 ; — Tournefort, clas. 2, sect. 7, gen. t.
Latin........... SOLANUM TUBEROSUM, caule inermi herbaceo, folüs pinnatis integer-
| rimis, pedunculis subdivisis; Tinné, pentandrie monogynie; — Jussieu, clas. 8, ord. 7, famille des solanées.
Hiakheniles os. LT TARTUFFOLO ; POMO DI TERRA.
Espagnol, Hé PATATA.
Foreuis. : À... . PATATA.
Praaatsss JE, POMME DE TERRE; PARMENTIÈRE.
a POTATOES.
Mlermand.. ....... KARTOFFEL; ERDAPPEL. ” LA
Hollandais. . ..... AARDAPPEL.
7 NAT ITS JORDOEBLE.
LUI TE PNR IE JORDPAERON.
Polonais. ........ ZtEMNE JABLKO.
Russe.........". SEMLENAJA JAGOD.
La pomme de terre signale à notre reconnaissance les noms de Walter Raleigh et celui de Parmentier : le premier, comme auteur de la découverte de cette précieuse racine; le second, comme en ayant propagé la culture et fait connaître les bonnes but par ses expériences et ses écrits.
Cette plante est une des nombreuses espèces du genre morelle (solanum, Lin.), caractérisé par un calice à cinq divisions ; une corolle en roue; le tube court; le limbe ouvert et plissé, divisé en cinq lobes; cinq étamines; les anthères rapprochées, à deux loges, s’ouvrant au.sommet, par deux pores; un ovaire supérieur; le style filiforme; le stigmate aigu. Le fruit est une baie succulente, à deux ou plusieurs loges contenant des semences nombreuses, éparses. — Ses racines sont longues, fibreuses, chargées cà et là de gros tubercules oblongs ou arrondis, qui portent exclusivement le nom de pomme de terre, dont il existe un grand nombre de variétés. =: pe” tiges sont tendres, herbacées, fistuleuses, un peu ramifiées, légère= ment — garmies de feuilles SMbÉSS alternes, irrégulièrement
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POMME DE TERRE. RE pinnatifides ; les lobes ou les folioles ovales, terminées en pointe, um peu velues à leurs bords, de grandeur fort inégale. — Les fl
sont terminales, disposées à lextrémité d’un long pédoncule RL. :
corymbe quelquefois un peu incliné. La corolle est blanche ou un peu violette ; ses lobes obtus. Son fruit est une baie molle, divisée en plusieurs cellules par. des cloisons intermédiaires, renfermant des semences nombreuses.
L'aspect sinistre de cette plante, l’odeur nauséeuse qu’elle présente dans l’état frais, lorsqu'on la froisse, semblent, au premier aperçu, y annoncer des propriétés délétères analogues à celles de la plupart des solanées. Toutefois, cette odeur, qui est surtout trèsdéveloppée dans les fruits lorsqu'on les écrase, et qui se retrouve avec un caractère particulier dans les tubercules, "lorsqu'ils sont accumulés en grande quantité dans le même lieu, devient à peine
sensible dans ces derniers, lorsqu'on les considère isolément , et y
disparaît même presque entièrement par la dessiccation et par la coc-
tion , opérations qui rendent leur saveur purement farineuse. Ces tubercules , désignés sous le nom de pommes de terre, contiennent environ 0,75 d’eau de cristallisation, 0,16 de fécule amïilacée et 0,09 de parenchyme. Ces proportions varient toutefois dans les différentes variétés de pommes de terre. Par l'analyse comparative de quarante-sept de ces variétés, M. Vauquelin a trouvé que onze d’entre elles recèlent depuis un angine jusqu'à un quart de leur poids d’amidon ; deux seulement n’en ont donne qu'un huitième. Onze variétés n’ont diminué que des deux tiers par la dessiccation , , et ce sont justement celles qui ont donné le plus d’amidon. Deux ont perdu les trois quarts, et six près des quatre cinquièmes de leur poids, par la même opération.
Ea quantité des parties solubles contenues dans le suc de la pomme de terre, et qu’on obtient par le lavage, s'élève aux deux ou trois centièmes de la masse, et se compose de sept à huit substances; savoir : T° environ sept millièmes d’albumine colorée; 2° douze millièmes de citrate de chaux; 5° un millième d’asparagine; 4° une très-petite quantité de résine amère, aromatique, cristalline; 5° du phosphate de potasse et du phosphate de chaux ; 6° du citrate de potasse et de l'acide citrique; 7° quatre ou cinq millièmes d’une ma-
tière animale particulière. Cette dernière matière, et la substance
POMME DE TERRE
résineuse, sont les seules parties de la pomme de terre qui soient odorantes; ce sont elles qui donnent à ce tubercule l’odeur et la saveur qui le caractérisent, et 1l serait curieux de déterminer par des expériences cliniques leur mode d’action sur l’économie animale.
La fécule, lorsqu'on l’a obtenue dans l’état de pureté, sous forme d’amidon , est insoluble dans l’eau froide, mais elle est soluble dans une pelite quantité d’eau bouillante, et se prend avec elle en une masse gélatineuse tremblante, transparente et susceptible d’être transformée par la dessiccation en une gomme blanche diaphane, analogue au salep. Enfin le parenchyme des pommes de terre contient encore une certaine quantité de fécule et du sucre, source de l'alcool qu'il est susceptible de fournir par la distillation.
Par suite de son odeur vireuse et de son analogie avec plusieurs autres plantes de la même famille, on avait cru d’abord qu’à l’exemple de la plupart de ses congénères, cette solanée était douée de propriétés narcotiques ou stupéfiantes, et qu’elle était par conséquent anodine , calmante, répercussive ; mais ces vertus, si elle les possède, y sont si faiblement prononcées, que les vaches et plusieurs autres animaux dévorent chaque jour, sous nos yeux, de. plus ou moins grandes quantités de ses feuilles et de ses tubercules sans en éprouver le moindre inconvénient.
Cependant les feuilles et les sommités du solanum tuberosum , comme calmantes et stupéfiantes, ont été recommandées à l’extérieur, soit en décoction, soit sous forme de cataplasmes, contre les contusions, les diastases, les entorses, les luxations et autres lésions locales accompagnées de douleur. On s’en est également servi, dans quelques cas, contre la brûlure, les chancres et les cancers. Mais leurs effets narcotiques ne sont pas assez constatés , ni leurs succès dans les affections que nous venons d'indiquer, appuyés par un assez grand nombre d'observations , pour qu'on puisse y avoir recours avec confiance, et pour ne pas leur préférer la morelle, la belladone et autres solanées, dont la puissance narcotique n’est pas douteuse. Je ne parle pas de la prétendue vertu lithontriptique qu’on a attribuée à cette plaute, parce qu’elle ne repose sur aucune expérience clinique.
Si les propriétés médicamenteuses de la pomme de terre sont douteuses et fort incertaines, il n’en est pas de même des qualités nu-
POMME DE TERRE
tritives de ses tubércules. Ces précieuses productions, qu’on peut considérer comme des excroissances ou exostoses farineuses de a racine, très-anciennement connues en Amérique, et introduites”en Europe vers le commencement du seizième siècle, occupent un des premiers rangs parmi les substances alimentaires. C’est surtout aux savans travaux etaux philanthropiques efforts de lillustre Parmentier, que nous sommes redevables de l’heureuse extension de sa sulture et de son emploi parmi nous. C’est donc à juste titre qu’on a proposé de substituer le nom de parmentière à la plante qui les produit, pour consacrer la mémoire de ce bienfaiteur de l’humanité, associé à jamais à une des plus précieuses et des plus utiles conquêtes que l’homme ait faites sur la nature. Après le froment et le riz, aucune production végétale n’est en effet aussi précieuse, ni aussi universellement utile. La grande quantité de fécule qu’elle renferme en fait un aliment très-nourrissant, d’une digestion facile et d’un emploi très-salutaire. Toutes les objections faites contre son usage, ainsi que l’observe M. Decandolle, sont oubliées : « Lors même qu’on parviendrait, ce qui n’a pas encore été fait, à en extraire quelque peu d’extractif narcotique, il ne faut pas perdre de vue que tous nos alimens renferment une petite dose d’un principe excitant , qui, s’il y était en plus grande quantité, pourrait être mortel, mais qui y est nécessaire pour leur servir de condiment naturel. » Les personnes dont les forces digestives sont épuisées par la vie sédentaire, des maladies ou des excès, en feraient difficilement, à la vérité, leur nourriture exclusive, ou s’en trouveraient moins bien que les personnes robustes. Mais alors, en leur faisant subir différentes préparations , en les associant à différens condimens et à d’autres substances alimentaires, elles peuvent devenir très-avantageuses aux estomacs les plus délicats et même aux malades.
Cuites sous la cendre, au four , dans l’eau ou à la vapeur, les pommes de terre sont directement employées , comme base de l’alimentation, par toutes les nations de l'Europe. Les pauvres y trouvent, à peu de frais, un aliment très-nourrissant, qui leste bien l'estomac et qui est leur unique ressource dans les temps de disette, et les riches un moyen de varier leurs mets et de multiplier leurs jouissances. On les associe avec avantage aux viandes et aux jus qu’on en retire, aux graisses, au beure, au lait, aux œufs, au sucre, et
POMME DE TERRE
autres substances végétales. On les transforme ainsi en une variété snnombrable de mets plus ou moins délicats, toujours fort nourrissans, presque toujours salutaires, et qui figurent avec le même succès sur les tables les plus modestes comme sur celles qui sont le plus somptueusement servies. On en fait des soupes , des pâtes, des salades, des bouillies, des purées , des ragoûts , des fritures, des beignets et des gâteaux. Coupées en tranches et séchées au four , on peut les conserver très-long-temps, sans altération, avec toutes leurs qualités nutritives , les transporter à de grandes distances, et s'en servir ainsi dans les voyages de long cours. Cuites à la vapeur, dépouillées de leur épiderme, séchées et réduites en farine, on peut également les conserver très-long-temps pour les usages alimentaires. On en fait du vermicel , du sagou , et même de très-bon pain, si on a le soin d'y ajouter un peu de farine de froment. L’amidon qu’on retire de la pomme de terre crue, en la räpant sur un tamis, dans de l’eau , au fond de laquelle il se précipite, a toutes les qualités de celui que l’on retire du froment, et sert aux mêmes usages économiques. On en compose des crêmes légères, qui, convenablement édulcorées et aromatisées, fournissent aux convalescens et aux malades un aliment analeptique très-agréable. Les parfumeurs en font diverses poudres cosmétiques. Il sert aux blanchisseuses et à différens fabricans d’étoffes , à la préparation de l’empois avec lequel on donne de la consistance et du lustre au linge blanc et à plusieurs tissus. La gomme transparente, qu’on obtient par la dessiccation de la gelée que l’amidon forme avec l’eau bouillante, offre toutes les propriétés de la gomme arabique , et peut être employée aux mêmes usages économiques , médicaux et pharmaceutiques. Enfin, la substance parenchymateuse de ses tubercules , long-temps dépréciée et rejetée comme inutile, contient encore beaucoup de matière nutritive; desséchée et réduite en farine, elle a plus de saveur que le gruau de froment ; mêlée avec la farine des céréales, elle éprouve la fermentation panaire, et donne de fort bon pain. On sait qu'après la congélation, les pommes de terre se ramollissent, et sont alors rejetées comme impropres à aucun usage. Il ne faut cependant pas croire qu'elles aient entièrement perdu leurs qualités nutritives; des expériences récentes ont prouvé quon peut encore, dans cet état, en retirer une certaine quantité de fécule amilacée, qui a les mêmes qualités
POMME DE TERRE. que celle qu’elles fournissent avant cette altération de leur parenchyme. À
Quoique les vaches et quelques autres herbivores mangent quelquefois les feuilles de cette solanée, soit dans l’état frais, soit dans l’état sec, les animaux , en général , préfèrent les tubercules , qu’on leur donne crus, coupés, hachés, ou cuits à l’eau. Dans ce dernier état, on s'en sert surtout avec avantage pour engraisser les bœufs, les veaux, les cochons et la volaille de toute espèce.
Deux autres espèces de solanum originaires de l'Amérique, le solanum montanum et le solanum Valenzuela , cette dernière nouvellement découverte par le botaniste de ce nom, produisent aussi des tubercüles farineux et nourrissans comme notre pomme de
terre.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. [La plante est de grandeur naturelle.) — x. Corolle
ouverte, à la base de laquelle on aperçoit l’insertion des cinq étamines. — 2. Étamines gros-
sies, afin de faire voir que l’anthère biloculaire laisse échapper le pollen par les deux trous qui
la terminent. — 3. Calice et pistul. — 4. Fruit entier de grosseur naturelle, — 5. Graine isolée. a —— — £
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STE eng PS ven,
à Lambert N° serlp ‘
EE Panchoucke del
POMMIER
# POMMIER
.L1: AE NET ++ panne , Dioscorides. .
MALUS FLORE PLENO; Bauhin, Tivæf, Mb. 11, sect. 6; — Tournefort, Zatintates. 22 Mie) -dclas. 27, seck; 84 Sens ré PYRUS MALUS, folis serratis umbellis sessilibus ; Tinné, icosandrie pentagynie; Jussieu, clas. 14, ord. 10, famille des rosacées. Malbuiiioy . .1iE MELO ; POMO.
Espagnol. . ...... Manzano. FA Portugais... ..... MACEIRA. n Français... ..... POMMIER. 3 RE dons à APPLE-TREE.
Allemand. ....... APFELBAUM, Hollandais. ...... APPELBOOM.
Dada.) . ABRLETROEE, LITTLE Sen APPELTR AED,
PONOARES 19. - .. . .‘ sAsON.
DE Ji 2005. JABLON.
-… JABUKA.
Finlandais... ..... OMENA.
Cale. ). ..... ALEMA.
At . : TYFFAH TU 1:. SIR.
ss. PIM-PC
LE pommier est un arbre indigène de l'Europe, enlevé depuis
long-temps à nos forêts et livré. à l’industrie des agriculteurs. Ses fruits , adoucis par leurs soins, ont produit un grand nombre de variétés, distinguées par leur saveur acide ou douce, par leur consistance ferme, tendre ou cassante, par leur grosseur , leur forme , leur couleur , etc.
Linné n'avait formé qu'un seul genre du pommier et du poirier.
Dans l’usage habituel , on les a toujours tenus séparés ; ils sont en effet constamment distincts par la saveur et la forme de leurs fruits. Les autres caractères leur sont communs : ils consistent dans un calice à cinq divisions; cinq pétales insérés sur les bords du calice, ainsi que les étamines en grand nombre; un ovaire inférieur , surmonté de cinq styles velus réunis par leur base; autant de stigmates. Le fruit est une pomme charnue, glabre, ombiliquée , tañt en des-